Valérie Pichot, archéométallurgiste et responsable de la plateforme SHERPA, a apporté son expertise au documentaire Le phare d’Alexandrie : les derniers secrets, qui sera diffusé le 5 novembre à 21h sur France 5 Science grand format.
Actualité GeoBFC

Avec l’objectif réaffirmé de soutenir la formation à la recherche, la MSHE poursuit sa collaboration avec le master ASA (archéologie, sciences de l’archéologie) de l’UMLP, en accueillant dans ses locaux des étudiants : cette année, Jeanne Maitte, Raphaël Rodmacq et Julie Sibellas. Tous trois partageront bureau où travailler sereinement sur leur mémoire de recherche. Ils bénéficieront également des ressources - notamment une station de calcul et du matériel informatique – et de l’accompagnement de la plateforme SHERPA.
Les étudiants présentent leur objet de recherche

Mise en ligne cet été, SIDEROS est une base de données spatialisée dont l’objectif est de rassembler la documentation archéologique liée à l’exploitation sidérurgique ancienne. Répondant aux principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable), elle est pensée comme un outil d’archivage et de travail pour les scientifiques, en même temps que de valorisation et de publication des données collectées sur le terrain et en laboratoire.

La MSHE soutient les travaux de Richard Hanisch, étudiant en 2e année de master archéologie. Son mémoire de recherche porte sur les techniques de fabrication des fibules de l’âge du Bronze (1).
Dans ce cadre, une fibule conservée au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon a suscité son intérêt. Issue de fouilles anciennes elle méritait d’être réexaminée grâce à des outils adaptés à l’observation fine des détails, afin de mieux comprendre les techniques de fabrication employées.

La MSHE apporte un soutien à Hortense Bernard, étudiante en 2e année de master archéologie à l’UMLP. Hortense réalise un mémoire de recherche portant sur l’enceinte médiévale et moderne de la ville de Salins-les-Bains. Pour en étudier les vestiges, elle a emprunté du matériel topographique à la plateforme d’appui à la recherche SHERPA.
Présentation par Hortense Bernard

La MSHE soutient le travail de recherche de Louise Le Bourdonnec, étudiante en 1ère année de master archéologie à l’UMLP. Louise est partie en Croatie en février 2026, sur l’ile de KrK au nord de la mer Adriatique, pour y étudier le bâti de l’église paléochrétienne de Cickini. Elle avait emprunté du matériel topographique de la MSHE - tachéomètre, GPS solution GNSS, lasermètre, lot de mires et panneau lettreur - qui finalement n’a été que partiellement utilisé pour cause d’imprévus.
Présentation de sa mission par Louise Le Bourdonnec

La MSHE apporte un soutien logistique au projet « Forêts suspendues », porté par Julien Azuara, maitre de conférences au laboratoire Chrono-environnement, et mené en collaboration avec le laboratoire ThéMA et du Conservatoire Botanique National de Franche Comté (CBNF-ORI).
Le projet porte sur les écosystèmes de falaises comme zones refuges. Son objectif est de démontrer que les falaises pourraient servir d’aire refuge aux pins de Salzmann, une espèce endémique des Cévennes, lors de perturbations majeures comme les feux.

La MSHE apporte un soutien logistique à Coline Pillay, étudiante en archéologie à l’UMLP, dans la réalisation de son mémoire de 2e année de master portant sur le bâti de l’église de Sézéria à Orgelet dans le Jura. Coline a emprunté à la plateforme SHERPA un tachéomètre robotisé, un GPS et un appareil photo.
Présentation de sa recherche par Coline Pillay

Valérie Pichot, archéologue et archéo-métallurgiste à la MSHE, a organisé un stage d'archéologie expérimentale pour des étudiants de licence et de master, dans le cadre de la plateforme expérimentale PlaeTEX dédiée aux arts du feu anciens.
Pendant deux jours, encadrés par David Barbier, forgeron, et Valérie Pichot, les étudiants ont été initiés au travail de la forge - forge antique et forge moderne.

Emmanuel Hamon, doctorant en archéologie (1), a dirigé la sixième campagne de fouilles consécutive du site de Verdun-sur-le Doubs en Saône-et-Loire – dernière étape du projet triennal visant à explorer la frange méridionale de l’agglomération gauloise. Ces recherches s’inscrivent dans le Projet Collectif de Recherche (PCR) « La confluence Saône-Doubs à l’âge du Fer », coordonné par Matthieu Thivet, ingénieur de recherche au laboratoire Chrono-environnement, et dans l’action « Confluence Saône-Doubs-Dheune » portée à la MSHE par Matthieu Thivet et Emmanuel Hamon.

Objet exceptionnel, cette lorica segmentata ou armure romaine a été découverte en 2017 à Sainte-Colombe dans le Rhône, lors d’une opération d’archéologie préventive. Elle se trouvait dans un coffre avec un glaive, un poignard et une lance, appartenant certainement à un légionnaire sous les règnes d’Auguste et de Tibère.
Un incendie survenu en l’an 69 de notre ère a permis de la préserver, mais elle reste extrêmement fragile. C’est l’une des raisons pour lesquelles, le musée de Saint-Romain-en-Gal, où elle est conservée, a souhaité disposer d’un modèle 3D des vestiges.

Restituer les graffitis des caves de l’hôpital Saint Jacques à Besançon grâce à la photogrammétrie et la modélisation 3D. Tel était l’objet du travail exploratoire conduit par Baptiste Haria, étudiant en master histoire, civilisation, patrimoine, au cours d’un stage de deux mois à la MSHE (1).

La MSHE apporte un soutien au projet de recherche européen EDAPHOS, qui vise à développer des solutions innovantes pour restaurer les sols pollués. Julien Parelle, écophysiologiste au laboratoire Chrono-environnement et Solofoniaina Andriamihajason (ONERA/UMLP), doctorant dans le cadre du projet EDAPHOS, empruntent régulièrement le GPS GNSS Stonex S850A de la MSHE pour cartographier la végétation au sol.

La MSHE entre au bureau du consortium 3DHN, porté par l’infrastructure de recherche (IR*) Huma-Num. Elle y sera représentée par son référent 3D, Matthieu Thivet.
Le consortium, qui réunit des institutions en sciences humaines et sociales, de l'informatique graphique et de l'optique, œuvre aux usages, à la préservation et à la diffusion des données 3D. Devenir membre du bureau est une belle reconnaissance de l’expertise acquise ces dernières années par la MSHE sur l’ensemble de la chaîne de traitement des données 3D, depuis leur acquisition jusqu'à leur valorisation, en passant par leur analyse et leur gestion.

Le site antique de Mandeure dans le Doubs, est une place majeure de la Séquanie. Fouillé dès le XIXe siècle, il a livré une quantité exceptionnelle d’objets, notamment en métal et en verre : outils, statuettes, parures, clochettes… Tout ce petit mobilier est aujourd’hui dispersé dans différents musées, dont les trois principaux sont le musée d’Art et d’Histoire de Montbéliard, le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie à Besançon et le Musée d’Archéologie Nationale (MAN) à Saint-Germain-en-Laye. Les études qui lui ont été consacrées - inventaires de musées et travaux scientifiques - ne couvrent pas l’ensemble et sont, elles aussi, éparses. Autant de raisons qui rendaient nécessaire un inventaire systématique.
Des ingénieures de la MSHE ont réalisé les acquisitions 3D du plan-relief du château de Joux daté du XIXe siècle, dans le cadre d’un projet « Joux, une forteresse numérique » (1).
Construit en 1826, restauré en 1868, le plan-relief appartient à la collection du musée des Plans-Reliefs situé à l’hôtel des Invalides à Paris, et est conservé dans ses réserves externalisées au Bourget. C’est là qu’Amandine Angeli et Valérie Pichot ont numérisé durant quatre jours les deux tables, de 3 mètres 48 par 1 mètre 76, qui composent la maquette : la plus grande représente le château de Joux dominant le plateau de la Rochette, et la plus petite le fort Malher du Larmont logé sur un promontoire rocheux en regard du château.
Rebecca Perruche, archéologue spécialiste du petit mobilier protohistorique et antique, a rejoint l’équipe du parc instrumental GéoBFC (1) pour 6 mois dans le cadre du projet PlaeTEx, une plateforme expérimentale dédiée aux arts du feu anciens.
Sa mission principale consiste en une étude chrono-typologique et fonctionnelle du mobilier non céramique découvert sur plusieurs chantiers de fouilles, à Mandeure (Doubs), Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire) et Couan/Saint-Aubin-des-Chaumes (Nièvre). Il s’agit d’établir, pour une famille d’objets, les différences et similitudes par comparaison des formes, dimensions, techniques de fabrication, avec une attention portée aux périodes et espaces culturels de fabrication et d’usage du mobilier.
Léo Legeron, Simon Lepan, Lucy Perrier et Aliona Troubnikoff sont étudiant·es en première ou deuxième année du master « archéologie, sciences pour l’archéologie » (ASA) à l’université de Franche-Comté, dans le cadre duquel ils réalisent un mémoire de recherche en deux ans. Leurs travaux, par leur objet et/ou leur méthodologie, mobilisant des compétences développées au sein de la plateforme SHERPA (1), ils bénéficieront tout au long de l’année de l’accompagnement d’ingénieur·es de la MSHE.
L’action de recherche Terrifer, portée par Marion Berranger, Matthieu Thivet et Pierre Nouvel (1), vise à restituer l’ampleur de l’exploitation sidérurgique en Bourgogne-Franche-Comté des âges du Fer jusqu’au Moyen âge, en déterminant la localisation des ateliers, les volumes, les qualités des matériaux exploités, les flux régionaux et extra-régionaux d'échanges.
C’est dans ce cadre qu’ont été réalisés des relevés LiDAR par trois ingénieurs – Quentin Verriez, Yuji Kato et Matthieu Thivet – sur une dizaine de sites de production métallurgique de l’âge du Fer, aujourd’hui situés en forêt. L’objectif était de topographier précisément les sites archéologiques, déjà connus grâce à des prospections antérieures.
La MSHE apporte un soutien logistique à l’Observatoire des forêts sentinelles de Franche-Comté, mis en place après plusieurs années de sécheresse. Le projet de recherche, qui associe les laboratoires Chrono-environnement et ThéMA (1), prend en compte l’écosystème forêt pour mieux analyser les phénomènes de dépérissement. Pour cela, les chercheur·es délimitent des « placettes permanentes » qui nécessitent une géolocalisation extrêmement précise. Les premiers essais de géolocalisation réalisés avec des GPS classiques n’avaient pas donné les résultats escomptés. En juillet, Loïc Angonin et Sébastien Nageleisen (2) ont utilisé le récepteur GPS différentiels par satellite Stonex de la MSHE en forêts de Chaux et de Chailluz, « ce qui a permis d’améliorer de manière significative l’acquisition des données, au point désormais de pouvoir travailler à l’échelle de l’arbre ce qui offre de nouvelles perspectives de recherche » explique Loïc Angonin.
Dans le cadre de la plateforme technologique expérimentale PlaeTEx, dédiée aux artisanats anciens des arts du feu, les premières expérimentations débutées sur le site du théâtre antique de Mandeure (Doubs) en avril et en mai 2024 (1), se sont poursuivies sur quatre autres sessions de juillet à septembre, permettant de mettre au point et d'éprouver le protocole d’acquisition des données : températures, action sur le four en cours de chauffe, combustible utilisé, mesures géophysiques après chaque session de chauffe et après chaque session de réparation des fours.
La MSHE apporte un soutien logistique aux fouilles archéologiques du sanctuaire antique de Couan à Saint-Aubin-des-Chaumes dans la Nièvre, avec le prêt de matériel topographique (tachéomètre robotisé, GPS avec positionnement satellite GNSS) et de drones pour la réalisation des acquisitions photogrammétriques.
Retour sur la campagne de juin-juillet par Rebecca Perruche, Pierre Nouvel, Quentin Verriez et Matthieu Thivet, archéologues responsables de la fouille
La sixième campagne de fouilles archéologiques du sanctuaire antique de Couan, à Saint-Aubin-des-Chaumes a eu lieu du lundi 10 juin au vendredi 5 juillet 2024.
Dans le cadre de la plateforme technologique expérimentale PlaeTEx, dédiée aux artisanats anciens des arts du feu, les premières expérimentations débutées sur le site du théâtre antique de Mandeure (Doubs) au début du mois d’avril 2024 (lire article ci-dessous), se sont poursuivies du 29 avril au 3 mai 2024.
Dans le cadre de la plateforme technologique expérimentale PlaeTEx, dédiée aux artisanats anciens des arts du feu – plateforme portée et coordonnée par Valérie Pichot, ingénieure de recherche CNRS à la MSHE – les premières expérimentations se sont déroulées sur le site du théâtre antique de Mandeure (Doubs) du 1er au 12 avril 2024, en collaboration avec le Syndicat Intercommunal à Vocation Archéologique de Mandeure-Mathay (avec Pierre Mougin), Evéha international, LabCom Geo-heritage (avec Christelle Sanchez) et l’association Togirix (1), ainsi que la participation d’étudiants en 3e année de licence et master archéologie des universités de Franche-Comté, Bourgogne, Aix-Marseille et Strasbourg.
Dans le cadre des travaux d’aménagement du théâtre antique de Mandeure dans le Doubs, programmés par Pays de Montbéliard Agglomération et le cabinet d’architecture MULTIPLE (1) pour la mise en valeur du site et l’accès au public, la MSHE Ledoux a conduit une intervention archéologique de sondage dans le secteur sud du théâtre.
Depuis plusieurs années, la MSHE a développé une expertise dans l’acquisition, le traitement et l’analyse des données tridimensionnelles qu’elle partage désormais à travers un site web dédié : https://3d-mshe.univ-fcomte.fr/
Une cinquantaine de modèles 3D, accessibles en ligne, sont d’ores et déjà présentés, selon deux entrées : l’une correspond à l’échelle de télédétection et l’autre à la technologie utilisée.