Tourner un robinet, installer une boule de noël ou se brosser les cheveux sont des gestes simples de la vie quotidienne. Ils mettent néanmoins en jeu des mécanismes neurocognitifs, que Mathieu Lesourd, maître de conférences en neuropsychologie et psychologie cognitive (1), explore dans ses recherches. L’action REPRESACT (2) qu’il développe à la MSHE s’intéresse notamment aux représentations mentales qui sont activées lors de l’utilisation d’objets familiers. Pour comprendre la nature des processus qui sous-tendent les deux composants de l’action, que sont la saisie et la manipulation, le chercheur a développé une expérience comportementale à l’aide des outils de l’unité ESCCo (3) (Expérimentations pour les Sciences du Comportement et de la Cognition). La tâche, contrôlée par ordinateur, consiste pour les sujets à déterminer si les deux objets qu’ils voient à l’écran se saisissent de la même manière ou non et se manipulent de la même manière ou non. Le dispositif enregistre le temps de réponse et son exactitude. L’objectif ? Mesurer si le sujet accède plus rapidement aux représentations de la saisie qu’à celle de la manipulation ou inversement. Autrement dit, évaluer si les représentations de la saisie et de la manipulation sont distinctes ou encore si une hiérarchie entre elles est observable.
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Tourner un robinet, installer une boule de noël ou se brosser les cheveux sont des gestes simples de la vie quotidienne. Ils mettent néanmoins en jeu des mécanismes neurocognitifs, que Mathieu Lesourd, maître de conférences en neuropsychologie et psychologie cognitive (1), explore dans ses recherches. L’action REPRESACT (2) qu’il développe à la MSHE s’intéresse notamment aux représentations mentales qui sont activées lors de l’utilisation d’objets familiers. Pour comprendre la nature des processus qui sous-tendent les deux composants de l’action, que sont la saisie et la manipulation, le chercheur a développé une expérience comportementale à l’aide des outils de l’unité ESCCo (3) (Expérimentations pour les Sciences du Comportement et de la Cognition). La tâche, contrôlée par ordinateur, consiste pour les sujets à déterminer si les deux objets qu’ils voient à l’écran se saisissent de la même manière ou non et se manipulent de la même manière ou non. Le dispositif enregistre le temps de réponse et son exactitude. L’objectif ? Mesurer si le sujet accède plus rapidement aux représentations de la saisie qu’à celle de la manipulation ou inversement. Autrement dit, évaluer si les représentations de la saisie et de la manipulation sont distinctes ou encore si une hiérarchie entre elles est observable.
Océane Gusching commence une thèse en philosophie, labellisée par la MSHE, intitulée « La fabrique du temps. Réalisme pragmatique et pluralisme scientifique ». Encadrée par Sarah Carvallo, professeure de philosophie des sciences (Logiques de l'agir) et par François Vernotte, professeur en astrophysique et en astronomie (FEMTO-ST), Océane Gusching bénéficie d'un co-financement de la Région Bourgogne-Franche-Comté et du réseau First-TF,pour trois ans à compter du 1er octobre 2021.
Sa recherche s’inscrit dans l’action « FabTemps - La fabrique du temps. Réalisme pragmatique et pluralisme scientifique » conduite sous la responsabilité scientifique de Sarah Carvallo dans le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs » de la MSHE.
La série « Normes et pratiques foncières et agricoles dans le monde » est la dernière-née de la collection des Cahiers de la MSHE. Elle est consacrée à l’édition d’ouvrages inédits sur les questions foncières, agricoles et environnementales. A l’occasion de la parution ces derniers mois de deux volumes sur les trois que compte la série à ce jour, Gérard Chouquer (1) son responsable, présente le projet qui préside aux publications.
« Je n’ai besoin, ni de prouver l’importance de mon sujet, ni d’en indiquer la division. Quand une question émane d’une société aussi savante on a rien à craindre des futilités : on peut sans hésiter se mettre au travail. » C’est ainsi qu’un compétiteur introduit la réflexion qu’il présente au concours de 1847 de l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Besançon. Sa réponse fait partie d’un ensemble actuellement numérisé à la MSHE dans le cadre de la recherche « POLIAMOUR – Politiques de l’amour : théories et pratiques de l’attachement (XVIIIe-XIXe siècles) », portée par Sophie Audidière, maitresse de conférences en philosophie (1). L’action, à laquelle contribue une quinzaine de chercheurs en philosophie, histoire, sciences du langage, a pour objet les représentations et pratiques de l’attachement dans ses différentes formes : liens familiaux, amicaux, d’amour, de solidarité professionnelle ou communautaire… Il s’agit d’appréhender les transformations des mœurs, ce que les XVIIIe et XIXe siècles appelaient les « affections sociales », avec cette question centrale : la Révolution Française crée-t-elle une rupture ? Pour cela, les chercheurs prennent appui sur les concours de l’Académie de Besançon en comparant les réponses à des sujets voisins avant et après la Révolution Française.
Fabien Gaveau, chercheur associé au laboratoire ARTEHIS (1), est l’auteur de Propriété, cadastre et usages locaux dans les campagnes françaises (1789-1960), qui vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté, dans le cadre de l’action « Norme et pratiques foncières et agricoles dans le monde » portée par Gérard Chouquer à la MSHE Ledoux. Dans cet ouvrage, Fabien Gaveau aborde en historien le droit de la propriété foncière rurale, dont il retrace les fondements et évolutions de la Révolution française jusqu’aux années 60. Ce faisant, il montre les écarts entre norme et pratiques effectives dans les campagnes, écarts qui participent de la fabrique même du droit.
Pierre Pétrequin, directeur de recherche émérite au CNRS, et Anne-Marie Pétrequin, tous deux rattachés à la MSHE Ledoux, publient La Préhistoire du Jura et l’Europe néolithique en 100 mots-clés aux Presses universitaires de Franche-Comté, dans la collection des Cahiers de la MSHE. Dans cet ouvrage en trois volumes richement illustrés – que les PUFC ont choisi pour être la 1500e parution de l’éditeur – les chercheurs reviennent sur quarante-cinq années de recherche archéologique dans le Jura, notamment sur les sites de Clairvaux et de Chalain. A travers une documentation abondante, dix chapitres et cent mots-clés du vocabulaire archéologique, ils retracent l’histoire des premiers agriculteurs, entre 5300 et 2100 av. J.C., et dévoilent des sociétés complexes ouvertes sur l’Europe occidentale.
La MSHE Ledoux, avec sa plateforme technologique SHERPA, propose aux laboratoires fédérés un accès simplifié à des images de haute et très haute résolution spatiale via le dispositif DINAMIS (1). Ce dernier prend la suite de dispositifs existants, tel GEOSUD, et offre un accès unifié à différents jeux d’imageries satellitaires : imageries commerciales optiques (Pléiades, Spot 6-7) et un bouquet d’images gratuites (Sentinel 2, archives Spot 1-5 du programme Spot World Heritage, archives du projet Kalidéos…).
DINAMIS propose en outre un service de programmation des satellites Pléiades ou Spot 6-7 et une application web permettant de transmettre les besoins d’imageries.
Penser et dire la ruse de guerre de l'Antiquité à la Renaissance vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté sous la direction de Michel Pretalli (1) dans le cadre de l’action de recherche « Ruse » qu’il développe à la MSHE depuis trois ans. L’ouvrage fait suite à un colloque pluridisciplinaire éponyme qui s’est tenu en 2018 consacré à la ruse militaire analysée à travers les discours.Rencontre avec Michel Pretalli.
Fabien Knittel, chercheur en histoire contemporaine au Centre Lucien Febvre, vient de publier Agronomie et techniques laitières. Le cas des fruitières de l'Arc jurassien (1790-1914) aux éditions Classiques Garnier. Cet ouvrage, qui s’inscrit dans l’action « Hysam » (1) développée dans le pôle 3 de la MSHE, retrace le fonctionnement original des fruitières franc-comtoises et suisses, leurs transformations durant « un long XIXe siècle » et l’émergence de l’agronomie comme discipline scientifique.Aglaé Navarre, doctorante en psychologie cognitive à la MSHE Ledoux, a reçu le premier prix du jury lors de la finale régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes », le 23 mars 2021. Sa thèse s'inscrit dans l'action « Étude des biais cognitifs dans la prise de décision judiciaire », portée par André Didierjean dans le pôle 5 « Comportements, risques, santé ».
Voir la finale Bourgogne Franche Comté
Et pourtant elles étaient là est le titre d’un documentaire réalisé sous la houlette de Marta Alvarez (1) par un collectif d’étudiants (2) de l’UFR SLHS et de cinéastes (Carolina Astudillo Muñoz, Jairo Boisier et Lucien Petitjean). La MSHE Ledoux, qui a prêté du matériel pour filmer et enregistrer, en est partenaire (3). Et pourtant elles étaient là interroge la mémoire des groupes Medvedkine et la place des femmes dans ce cinéma militant et dans la société des années 1960-1970. Son origine est à rechercher dans des collaborations antérieures entre Marta Alvarez et Carolina Astudillo mais aussi dans un constat : « bien qu’ils soient un référent pour les cinéphiles, les groupes Medvedkine ne sont pas connus de nos étudiantes et nos étudiants » note Marta Alvarez. Pour partir sur leur trace, le collectif rencontre trois femmes qui ont participé aux groupes : Dominique Bourgon, Suzanne Zedet et Annette Paléo. A travers elles, il s’agit de « mieux connaitre l’aventure Medvedkine et les expériences des femmes de cette époque » dit la voix off sur des images d’archive.
Le colloque « Pif Gadget et compagnie : approches pluridisciplinaires » s’est déroulé les 4 et 5 février 2021 en distanciel (1). Il s’inscrit dans un projet de recherche, porté par Sébastien Laffage-Cosnier et Christian Vivier du laboratoire C3S (2), lauréat de l’appel à projets 2020 « transmission, travail, pouvoirs » de la Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté.
Marie-Claude Maurel, géographe et directrice d’études à l’EHESS, publie Terre et propriété à l’est de l’Europe depuis 1990. Faisceau de droits, relations de pouvoir aux PUFC dans la collection des Cahiers de la MSHE (1). Dans cet ouvrage, l’auteure analyse, d’un point de vue à la fois historique, juridique, économique et politique, la transformation des régimes de propriété foncière dans l’Europe de l’Est après la chute des systèmes communistes.
Valentin Chevassu, doctorant à la MSHE Ledoux rattaché au laboratoire Chrono-environnement, a soutenu sa thèse en archéologie le 7 janvier 2021. Conduite sous la direction d’Émilie Gauthier et de Pierre Nouvel (1) la recherche s’intitule « Peuplement, paysages et pouvoirs médiévaux en contexte de moyenne montagne : les cas du sud Morvan et du Jura central ».
La Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 22 octobre 2020 la seconde édition d’un prix de thèse destiné à soutenir la publication des travaux de jeunes chercheurs dont la thèse promeut l’interdisciplinarité au sein des sciences humaines et sociales (SHS) ou entre les SHS et les autres domaines scientifiques. 29 dossiers de candidature ont été soumis et classés par un jury composé des membres du Comité d’orientations scientifiques (COS) de la Fédération et des directeurs des trois écoles doctorales DGEP, LECLA, SEPT (1). Le jury, réuni le 12 janvier 2021, a attribué le prix de thèse à Pierre Deffontaines et Inès Pactat. Ils bénéficient chacun d'une gratification de 1 000 € maximum.
La Fédération des Maisons des sciences de l’homme de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 22 octobre 2020 son sixième appel à projets dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Les cinq projets déposés ont fait l’objet d’une évaluation par le Comité d’orientations scientifiques (COS) de la Fédération et par des experts des deux MSH. Le COS de la Fédération, réuni le 12 janvier 2021, a doté chaque projet de crédits « starter » d’un montant de 2 000 €.
Les révolutions du commerce. France, XVIIIe-XXIe siècle vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté dans la collection des Cahiers de la MSHE, sous la direction de Jean-Claude Daumas, professeur émérite d’histoire économique et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Jean-Claude Daumas a dirigé depuis 2015 le programme de recherche « Métamorphoses du commerce et régimes de consommation (France, XVIIIe-XXIe siècle) » dans le pôle 3 « Nomes, pratiques et savoirs » de la MSHE, qui a réuni les principaux spécialistes français de l’histoire du commerce.
La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSHE C. N. Ledoux et la MSH de Dijon, a pour ambition la mise en place d’actions de coopération scientifique portant sur des thématiques partagées par les deux MSH. Dans cette perspective, elle a décidé en 2019 d’instituer un prix de thèse, reconduit en 2020.
La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSHE C. N. Ledoux et la MSH de Dijon, a lancé le 22 octobre 2020 son sixième appel à projets (AAP) « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Ces trois termes constituent un axe thématique commun et structurant développé au sein de la Fédération des MSH et recouvrent des champs de recherche ayant une forte dimension sociétale, déjà présents dans les programmations scientifiques des deux MSH et des laboratoires qui leur sont associés.
Le 3 septembre 2020, Inès Pactat a soutenu sa thèse en archéologie et archéométrie intitulée « L’activité verrière en France du VIIIe au XIe siècle. Résilience et mutations d’une production artisanale » (1). La recherche, qui a bénéficié d’un financement de la Région Franche-Comté de 2012 à 2015, a été conduite sous la direction de François Favory puis de Philippe Barral et la co-direction de Danièle Foy. Elle s’inscrit dans l’action « ArchaeDyn » au sein du pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE.
Le verre du VIIIe au XVIe siècle en Europe occidentale vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté dans la collection des Cahiers de la MSHE sous la direction d’Inès Pactat et de Claudine Munier. Il s’agit des actes du 8e colloque international de l’Association française pour l’archéologie du verre (AFAV), qui s’est tenu à Besançon en décembre 2016 (1). Le colloque avait réuni des spécialistes de verre médiéval - archéologues, historiens, archéomètres, mais aussi verriers et restaurateurs-conservateurs – venus de dix pays.
Le projet « Bibracte ville ouverte », déposé par la MSHE Ledoux en partenariat avec Bibracte, le réseau Frantiq (1) et la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM) (2), a été retenu par l’infrastructure de recherche en information scientifique et technique CollEX-Persée dans son appel à projets (AAP) 2019-2020. Cet AAP a pour objectif de soutenir des projets collaboratifs de numérisation et de développement de services documentaires à la recherche. « Bibracte ville ouverte », porté par Véronique Humbert, documentaliste et directrice du GDS Frantiq et Philippe Barral, archéologue et directeur de la MSHE, répond à cet objectif en contribuant à partager, rendre accessibles et interopérables les archives, les données archéologiques et le fonds documentaire de Bibracte, site emblématique de la fin de l’âge du Fer.Vincent Bourdeau présente ces travaux.
La transition socioécologique implique nombre de changements individuels et collectifs. Y sommes-nous prêts ? Sommes-nous prêts à modifier nos modes de vie et d’activité ? Quelles actions et politiques publiques sont nécessaires ? C’est l’objet de l’étude actuellement menée en Bourgogne-Franche-Comté sous la conduite scientifique de Cyril Masselot, responsable de l’Observatoire de la transition socioécologique (OTSE) (1) - étude financée par la Région Bourgogne-Franche-Comté.L’OTSE a été officiellement lancé à la MSHE Ledoux le 21 septembre 2017 (2). Son objectif est de produire un diagnostic de résilience des territoires et d’évaluer les capacités, notamment, des populations à s’adapter aux mutations environnementales, économiques, culturelles, sociales. Il se veut en outre un outil d’accompagnement des changements et d’aide à la décision pour les territoires, qu’il s’agisse de la région, des communautés d’agglomération ou des communes. À la fois observateur et acteur de la transition, l’OTSE œuvre en prenant appui sur des enquêtes de terrain, des cartes thématiques et des ateliers.
Les incendies de végétation font partie intégrante de la dynamique naturelle des écosystèmes terrestres. Depuis des millénaires le feu contribue à façonner les environnements. Les groupes humains l’utilisent depuis la Préhistoire par exemple pour défricher des espaces ou entretenir des pâtures. Étudier l’histoire du feu permet de documenter ses impacts sur les écosystèmes. Et c’est à cet objectif que concourt la base de données Global Paleofire Database qui est désormais hébergée à la MSHE Ledoux, après plusieurs années chez un prestataire privé.
La MSHE Ledoux héberge dans ses locaux l’équipe opérationnelle de la Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie. Composée de la directrice, Elodie Cretin, et deux chargées de mission, Sophie Aupet et Delphine Gosset (1) l’équipe s’est installée à la MSHE à l’automne 2019. Elle assure l’animation de la plateforme créée en 2018 et dont le portage a été confié à Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC) par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) (2).
La Fédération des Maisons des sciences de l’homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSH de Dijon et la MSHE C. N. Ledoux, lance un appel à projets (AAP) annuel dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, Travail, Pouvoirs » (TTP), mis en place en 2016. Les projets lauréats font par la suite l’objet d’une session de restitution, alternativement à Besançon et à Dijon, ouverte à l’ensemble des chercheurs associés aux deux MSH. Les bilans des six projets retenus en 2019 ont ainsi été présentés le 4 mars 2020 à Dijon. Parmi eux, quatre étaient dotés de crédits « développement » allant de 3 000 à 4 000 euros et deux de crédits « starter » de 1 800 et 2 000 euros.
Un canif gallo-romain a été numérisé à la plateforme technologique SHERPA de la MSHE dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Besançon et le musée des beaux-arts et d’archéologie (MBAA). Cet objet exceptionnel a été mis au jour lors de la fouille archéologique aux Passages Pasteur à Besançon (1) et sera l’une des pièces maîtresses d’une exposition en préparation au musée des beaux-arts et d’archéologie. La Direction du patrimoine historique de la ville de Besançon et le MBAA, tous deux organisateurs de l’exposition, se sont attachés les compétences de la plateforme SHERPA pour modéliser le couteau en 3D. Cela dans un double objectif : d’une part permettre au public de manipuler virtuellement le couteau à partir d’une borne interactive ou de tablettes tactiles et d’autre part exécuter des moulages et impressions 3D. La numérisation permettra en outre l’étude et la documentation de l'objet sans avoir à le manipuler. « SHERPA intervient sur la numérisation et la réalisation du modèle 3D – explique Matthieu Thivet, ingénieur de recherche au laboratoire Chrono-environnement et référent de l’unité GeoBFC (2), en charge du projet – nous avons le matériel et les compétences pour de tels objets, de petites tailles et très complexes ». Petit : le couteau mesure 8,5 centimètres. Complexe : son manche en ivoire est sculpté en rond de bosse à l’effigie d’un gladiateur, sa lame en fer est pliée et repose sur une mitre en argent. « Il appartenait probablement à un riche citoyen qui s’est offert un canif sculpté par un artiste » poursuit Matthieu Thivet.
Tous les belfortains connaissent Techn’hom, ce parc d’activité économique de plus de 100 hectares installé à proximité du centre de la ville. Mais connaissent-ils son histoire et l’histoire des sites industriels qui l’ont précédé ? Retracer les évolutions urbanistique, architecturale, technique, démographique et sociale de ce quartier est l’objectif de l’action « Techn’hom time machine » (TTM) portée par Marina Gasnier (1) à la MSHE Ledoux. Il s’agit de les retracer et d’en rendre compte à travers une reconstitution numérique spatio-temporelle en 3D. L’action TTM se situe résolument dans le domaine des humanités numériques.
La plateforme technologique SHERPA (1) de la MSHE se dote de nouveaux matériels d’électrophysiologie humaine, grâce à un financement de la Région Bourgogne-Franche-Comté (2). Destiné à l’unité fonctionnelle ESCCo, dédiée aux sciences du comportement et de la cognition, le système Biosemi ActiveTwo de Neurospec permet l’enregistrement de signaux électriques cérébraux et musculaires.
Laureano Montero, Karolina Katsika, Lise Canto et Marta Álvarez (1) ont récemment publié Espaces de la crise – crise de l’espace aux éditions Orbis Tertius. Dans cet ouvrage, les auteurs restituent les recherches qu’ils ont mené à la MSHE Ledoux dans le cadre de l’action « ECCE GLOCUS » (2) portée depuis 2016 par Marta Alvarez. Rencontre avec la chercheuse. Quel a été l’objet de vos recherches ?
Marta Álvarez : Nous nous sommes attachés à l’étude des transformations spatiales en Espagne et en Grèce pendant la crise économique de 2008 à 2017, et cela à partir de l’analyse de la production culturelle.
Qu’entendez-vous par transformations spatiales ?
Les conséquences de la crise économique se sont manifestées très vite dans les espaces de ces deux pays. Il ne faut pas comprendre le terme « espace » dans un sens métaphorique mais au contraire dans son sens concret : ce sont les lieux qui se sont transformés. En Espagne, la crise est directement en rapport avec l’éclatement d’une bulle immobilière : les immeubles en construction et les grues ont commencé à faire partie du paysage, mais à un moment donné ces immeubles n’ont pas pu être occupés, parfois les travaux ont été abandonnés. On retrouve aujourd’hui un peu partout dans le pays des immeubles fantômes, des ruines encore récentes, parfois des quartiers et des villes entières pour lesquels il faut trouver de nouvelles fonctions. Dans ces deux États méditerranéens, les rues ont été transformées par la fermeture de magasins et par la mise en vente massive des biens immobiliers. Les espaces, ce sont aussi les personnes qui les occupent : celles qui sont expulsées de leur logement, ou celles qui se concentrent sur les places pour exprimer leur mécontentement. Au niveau du continent, cette crise est également venue redéfinir les rapports de pouvoirs entre les pays qui font partie de l’Union Européenne, ce qui, une fois de plus, a des conséquences sur les populations.
Boris Vannière, directeur de recherche CNRS au laboratoire Chrono-environnement, est à la tête d’un groupe de recherche international et responsable de l’action « ENVILEG » (1) à la MSHE portant sur l’héritage environnemental des grandes transitions socioécologiques en Europe. Le groupe a bénéficié entre autres d’un financement de la Région Franche-Comté de 2016 à 2019. Rencontre avec le chercheur.
Le colloque « Fins de vie plurielles, identités, conscience de la mort et démocratie » s’est tenu les 4 et 5 novembre 2019 à la MSHE. Il était organisé par Sarah Carvallo, professeur de philosophie au laboratoire Logiques de l’Agir, en partenariat avec la Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie. Le colloque s’inscrit dans l’action de recherche « Humanités médicales » que porte Sarah Carvallo dans le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs » de la MSHE Ledoux. Il visait à comprendre comment faire droit à des logiques de fin de vie plurielles. Cette perspective permet de revisiter le modèle dominant de l’agent rationnel ou de l’individu autonome et performant en interrogeant ce que cette période de la vie peut enseigner aux autres générations pour les moments de vie en santé, en éducation ou au travail. Elle permet également d’interroger le rôle de la médecine et de l’État en ce qu’ils transmettent à travers leur offre de soin ou plans d’action une vision de la personne qui risque d’être partiale et normative. Les interventions et discussions des deux journées ont ainsi examiné différentes questions : quelle est la spécificité de l’expérience de fin de vie et comment en comprendre la valeur ? En quoi la conscience de la mort et la pluralité des postures permettent-elles de mieux analyser les enjeux de cette expérience de vie et de revisiter le statut de la personne vivante qui la sous-tend dans le cadre de la démocratie ? Comment garantir l’impartialité du cadre épistémique, théorique et pratique où se déploient les fins de vie ?
SIPS – pour Système d’Information en Philosophie des Sciences – est une plate-forme originale, en libre accès sur internet et entièrement gratuite, qui présente des bibliographies analytiques en philosophie des sciences. Elle offre des notices rendant compte précisément du contenu de la ressource documentaire et permet de générer automatiquement des bibliographies à partir de mots-clés ou des métadonnées (nom d’auteur, éditeur, collection…). La première version de la plate-forme a été mise en ligne par le laboratoire Logiques de l’Agir de l’UFC en 2011, dans le cadre du pôle 3 « Normes, pratiques, savoirs » de la MSHE Ledoux (1). Elle vient de faire peau neuve, avec une nouvelle interface utilisateur, une nouvelle gouvernance et une définition élargie de la philosophie des sciences.
Laurence Picard et Marie Mazerolle, enseignantes-chercheuses au Laboratoire de psychologie, ont organisé une rencontre scientifique le 2 octobre 2019, dans le cadre de l’action de recherche « Déterminants sociaux de l’apprentissage », portée par Marie Mazerolle dans le pôle 5 « Comportements, risques, santé » de la MSHE Ledoux. La rencontre était consacrée aux effets du vieillissement normal et pathologique, dans une perspective théorique et appliquée. Des spécialistes nationaux et internationaux, chercheurs en psychologie cognitive et en neuropsychologie, sont venus présenter leurs travaux : Pascale Piolino, professeure à l’université Paris Descartes, Hanna Chainay, professeure à l’université Lyon Lumière, Laurence Taconnat, professeure à l’université de Poitiers, Mathieu Lesourd, maître de conférences à l’université de Franche-Comté et Ayanna Thomas, professeure à l’université de Tufts aux États-Unis, accueillie pendant un mois en séjour de professeure invitée à l’université de Franche-Comté. Les conférences ont offert une vision plurielle et documentée du vieillissement à un public composé d’étudiants, de chercheurs, cliniciens, professionnels de santé et grand public.
Tristan Millot, professeur de psychologie à l’université du Quebec, a été invité par le Laboratoire de psychologie à donner une conférence sur ses travaux de recherche autour des traumas psychologiques (1). La conférence, qui s’est tenue le 19 septembre 2019, s’inscrit dans l’action « Vulnérabilités des familles et des enfants en protection de l’enfance » portée par Michel Boutanquoi dans le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs » de la MSHE. Elle a réuni des chercheurs, des étudiants et nombre de professionnels travaillant dans des institutions éducatives.
Les recherches sur le rôle des émotions dans la réussite scolaire des élèves sont en plein essor. Elles montrent notamment que savoir réguler ses émotions est une compétence clé, qui intervient aussi bien dans la réalisation de tâches scolaires et d’apprentissage – par exemple pour faire face à une situation nouvelle possiblement déstabilisante – que dans les comportements attendus à l’école de la part des élèves : coopération, écoute, gestion non violente des conflits… Le projet de Violaine Kubiszewski (1) et Damien Gabriel (2), « Étude de la régulation émotionnelle en milieu scolaire par un dispositif de neurofeedback : première évaluation de faisabilité », lauréat de l’appel à projets MSHE 2019 (3), se situe dans ce champ. Il consiste à explorer l’utilisation d’une technologie de neurofeedback pour aider les élèves à prendre conscience de leurs capacités de régulation émotionnelle et les développer. Cette technologie repose sur un électroencéphalographe portatif, qui capte des ondes cérébrales caractéristiques de certaines émotions et qui permet en temps réel de restituer ces émotions sous une forme « artistique et visuelle », explique Violaine Kubiszewski. Concrètement, le sujet est équipé d’un casque permettant de recueillir les ondes cérébrales et il visualise à l’aide de billes sur un écran d’ordinateur sa capacité à contrôler ses émotions : les billes évoluent par exemple de manière anarchique dans le cercle, et à mesure que le sujet parvient à se mettre dans l’état émotionnel visé, les billes s’agglomèrent au centre du cercle.
Maxime Kaci, maître de conférences en histoire contemporaine actuellement en délégation CNRS à la MSHE Ledoux, a organisé les 6 et 7 juin 2019 les journées d’étude « Frontières en mutation : vivre et utiliser les transformations territoriales (XIV-XXIe siècle) », avec le soutien de la MSHE dans le cadre de son appel à projets 2019 « Soutien aux SHS » et du Centre Lucien Febvre. Ces journées s’inscrivent dans l’action de recherche « Frontières » portée par Maxime Kaci au sein du pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE Ledoux. Depuis 2015 Maxime Kaci conduit des travaux sur le changement de nature des délimitations territoriales et ses implications culturelles et sociales en Europe du XIVe siècle à nos jours. Une première phase a permis de réunir un collectif de chercheurs en histoire, géographie, sociologie et sciences politiques pour comparer les effets induits par les évolutions de deux délimitations territoriales contiguës qui épousent des trajectoires opposées : celle entre Bourgogne et Franche-Comté qui disparaît progressivement et celle entre France et Suisse où s’affirme l’une des dernières frontières entre la France et un État non adhérent de l’Union européenne. Ce travail vient de déboucher sur la publication d’un ouvrage dans la collection des Cahiers de la MSHE : Deux frontières aux destins croisés ? Étude interdisciplinaire et comparative des délimitations territoriales entre la France et la Suisse, entre la Bourgogne et la Franche-Comté (XIVe-XXIe siècle) sous la direction de Benjamin Castets Fontaine, Maxime Kaci, Jérôme Loiseau et Alexandre Moine.
110 heures d’enregistrement audio, 2 100 pages d’entretiens retranscrits, un tapuscrit en 2 tomes, plusieurs centaines de feuillets manuscrits, des dossiers de presse, des courriers, des carnets, des photos… Ce sont les archives de l’ouvrage de Jean-Paul Goux Mémoires de l’enclave paru aux éditions Mazarine en 1986. Une partie d’entre elles est actuellement numérisée à la MSHE Ledoux, dans le cadre du programme « AME » porté par Andrée Chauvin en réponse à l’appel à projets « Transmission, travail, pouvoirs » 2019 (1).
Michel Pretalli, maître de conférences en études italiennes à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité (ISTA) a organisé les 11 et 12 avril 2019 un colloque international où l’attention était portée sur les liens que la ruse entretient avec la magie depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Ce colloque représente la seconde initiative (1) de l’action « Ruse » portée par Michel Pretalli à la MSHE Ledoux, un projet qui vise à éclairer étape par étape les multiples facettes de cet objet d’étude aussi fascinant que complexe. En effet, la ruse se manifeste dans presque toutes les activités humaines : elle peut être définie comme une forme d’intelligence permettant de résoudre une situation problématique ou – comme l’a montré le colloque précédent sur les ruses militaires – de prendre un avantage sur un adversaire sans miser sur la force.
Mobilités dans l’espace migratoire Algérie France Canada (1) vient de paraître sous la direction de Nathalie Thamin, Mohammed Zakaria Ali-Bencherif, Anne-Sophie Calinon, Azzeddine Mahieddine et Katja Ploog. Ces chercheuses françaises et chercheurs algériens, spécialistes de sociolinguistique, collaborent de longue date. Depuis 2014 notamment, l'équipe conduit une recherche, portée à la MSHE Ledoux par Anne-Sophie Calinon, sur les dynamiques spatiales et langagières à l’œuvre dans les migrations des étudiants magrébins vers la France ou le Canada (2). La parution de l’ouvrage, qui fait suite à un colloque organisé par les cinq chercheurs en 2016 (3), est l’occasion de revenir sur ce travail de recherche toujours en cours.
Le séminaire « Revitalisation et mutations territoriales », qui s’est tenu le 4 février 2019, s’inscrit dans l’action ORTEP Revitalisation dans le pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE Ledoux. Il était organisé par Nathalie Kroichvili, économiste et responsable de l’opération « Dynamique territoriale et schéma de revitalisation du bassin d’emploi de Belfort » dans l’action ORTEP, Nastasya Winckel, doctorante en économie (1) et Laure Nuninger, archéologue et coordinatrice du pôle 1.
Nicolas Gutehrlé, titulaire d’un master en traitement automatique des langues, a rejoint la MSHE Ledoux comme ingénieur pour six mois dans le cadre de l’action ORTEP Revitalisation. Son travail, qui a débuté en septembre 2018, s’inscrit plus particulièrement dans l’opération transversale de l’ORTEP « Observer et accompagner la revitalisation : une approche par le patrimoine numérique ». Cette dernière vise à développer des méthodes, protocoles et outils adaptés à la sauvegarde, l’exploitation et la valorisation du patrimoine numérique régional. La mission confiée à Nicolas Gutehrlé, menée en collaboration avec Virginie Lethier du laboratoire ELLIADD (1), est d’explorer des méthodes automatisées permettant de projeter sur une carte les toponymes d’un texte, c’est-à-dire les noms de lieux qui y sont cités. Par « lieu », il faut entendre les commune, quartier, rue… mais aussi les lieux naturels (telle une colline) ou les monuments (fontaine, église…) pour peu qu’ils soient identifiés par un nom propre. Cela suppose donc, dans la masse d’informations que contient un texte, de repérer les toponymes, de les extraire pour ensuite les associer à des données géolocalisées – le tout de manière automatique.
Depuis la Préhistoire, les groupes humains agissent sur les espaces dans lesquels ils vivent. Le feu a été l’un des principaux outils permettant d’adapter l’environnement à leurs besoins. Depuis quand les régimes de feux sont-ils conduits par l'homme et quelles en sont les conséquences ? Les pratiques agropastorales modifient la biodiversité des écosystèmes. Comment activités humaines et biodiversité interagissent-elles sur le très long terme ? Depuis l'invention de l'agriculture au Néolithique, l’homme utilisateur du feu dégrade-t-il la biodiversité ?
Maxime Kaci, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Bourgogne-Franche-Comté, est accueilli à la MSHE Ledoux en délégation CNRS depuis le 1er septembre 2018. Pendant un an, il pourra se consacrer aux travaux de recherche qu’il a engagés à la MSHE avec l’action « Frontière – les changements de nature des délimitations territoriales et leurs effets sur l’organisation des sociétés en Europe (XIV-XXIe siècle) ». Spécialiste de la Révolution française et de l’Empire, périodes qui voient les frontières se redessiner en Europe, Maxime Kaci saisit l’intérêt d’une approche interdisciplinaire de la thématique lors de son parcours doctoral à Lille. Depuis, il n’a de cesse de faire dialoguer les disciplines – géographie, histoire, sociologie, sciences politiques… – pour mieux appréhender ce qui se joue aux frontières, les évolutions qu’elles connaissent et les effets qu’elles induisent. En effet, Maxime Kaci s’intéresse particulièrement aux transformations des délimitations territoriales et à leurs effets sur les sociétés, les populations transfrontalières, leurs comportements, leurs sentiments d’appartenance…