Une chaire de recherche pour le programme NEXT, occupée par Erik Gustafsson

Chaire recherche Next Erik GustafssonErik Gustafsson a rejoint le 1er septembre l’équipe de recherche « NEXT – Numérique Educatif : eXpérimenter pour Transformer les apprentissages » dans le cadre d’une chaire de maître de conférences. Cette chaire en numérique éducatif est cofinancée par l’université de Franche-Comté et le Territoire Numérique Educatif du Doubs (TNE25) – un programme d’investissement d’avenir (PIA) lancé par l’État qui vise à tester, à une large échelle, l’accélération de la transformation numérique de l’école.

Dans ses travaux les plus récents, Erik Gustafsson s’est particulièrement intéressé au développement de la curiosité, de la créativité et de la mémoire notamment dans le cadre scolaire, et à la contribution possible des outils numériques dans ce contexte. « Ces études – explique-t-il – font échos au programme NEXT, dans lequel par exemple des travaux en cours testent l’efficacité de flashcards numériques pour faciliter l’apprentissage explicite chez les enseignants et la mémorisation chez les élèves ». Très impliqué dans des actions de médiation scientifique, Erik est aussi le créateur du blog sciencepourparents.fr, qui recense et résume l’état des connaissances scientifiques sur les principales inquiétudes liées à la parentalité (les écrans, le sommeil, les vaccins, la discipline, l’éducation, les jeux-vidéos etc…). En 2020, il publie la science au-dessus du berceau aux éditions Max Milo.

Margaux Martin, doctorante, au colloque PIAGET-RIPSYDEVE

2023 Margaux Martin RIPSYDEV23Margaux Martin a présenté ses travaux de thèse au colloque international PIAGET-RIPSYDEVE consacré à la psychologie du développement et de l’éducation (1) qui s’est tenu les 26 et 27 juin 2023 à Genève. Sa recherche « Evaluer les inégalités sociales d’apprentissage à la lumière de la menace du stéréotype » a commencé en novembre dernier et s’inscrit dans le projet « Déterminants sociaux de l’apprentissage » porté par Marie Mazerolle. Sous la forme d’un poster, la doctorante a exposé les résultats des expérimentations qu’elle a menées cette année, et dont l’objectif est de mesurer finement l’impact de la menace du stéréotype sur les performances en mémoire de travail des enfants.


SIDARTA un outil d’infogéographie pour l’archéologie

2023 SIDARTALa plateforme web SIDARTA (Système Infogéographique des Données ARchéologiques des Territoires Antiques) associe des bases de données qualitatives de vestiges à un fond cartographique en ligne, offrant ainsi un accès à des corpus d’informations archéologiques sur un territoire donné.
L’initiative du projet revient à l’ISTA (1), qui a sollicité l’expertise en géomatique, base de données et informatique de la MSHE pour mettre à la disposition de la communauté scientifique cet outil, permettant la visualisation, l’analyse et le croisement des données. Pour l’heure, SIDARTA recense les sites de prospections menées par les chercheurs et chercheuses de l’ISTA sur le territoire de la colonie romaine de Philippes située en Macédoine orientale en Grèce. Mais la plateforme est amenée à s’enrichir progressivement des données d’autres territoires antiques.

SIDARTA, consultable à l’adresse sidarta.univ-fcomte.fr, a été développé avec l’infrastructure logicielle Symfony par Yuji Kato géomaticien à la MSHE et Jade Gurnaud étudiante en informatique (2), en collaboration avec Georges Tirologos, ingénieur à l’ISTA et deux doctorantes : Anthi Xanthopoulou et Ana-Marija Krnic. Ensemble ils ont conçu l’architecture SIDARTA.


De l’utilité d’évaluer le bien-être sur un territoire

Lise Bourdeau-Lepage, professeur de géographie à l’université Jean Moulin Lyon 3, a donné une conférence le 12 juin sur l’utilité d’évaluer le bien-être sur un territoire. 2023 Lise Bourdeau Lepage Bien etre territorial

La conférence s'inscrit dans les évènements d'animation scientifique du thème de recherche « Transitions : agir collectif dans des écosystèmes territoriaux en mouvement » et dans le projet « ORTEP-Bonheur territorial » auquel plusieurs chercheurs et chercheuses de la MSHE participent en partenariat avec le service Prospective de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Tombeaux. Autobiographie de ma famille

2023 Annette Wieviorka Tombeaux Autobiographie de ma familleAnnette Wieviorka, directrice de recherche honoraire au CNRS, a donné une conférence le 24 mai autour de son dernier ouvrage Tombeaux. Autobiographie de ma famille (éd. Seuil), prix Femina essai 2022.

La conférence était organisée par Maxime Kaci et Vincent Bourdeau, dans le cadre de l’animation scientifique du thème de recherche Transferts et circulations.

Sur le terrain : Nunalleq 2023 (côte sud-ouest de l’Alaska)

Sur le terrain mission yupik 2023La mission française Yup­’ik 2022­-­2025 (1), du nom des habitants de la côté sud-ouest de l'Alaska, bénéficie du soutien logistique et technique du parc instrumental GéoBFC de la MSHE (équipements topographiques).


Retour de fouille Bibracte 2023

Retour fouille Bibracte 2023L’équipe d’archéologues (1) qui fouille chaque année la terrasse « PC14 » à Bibracte, centre archéologie européen en Bourgogne, bénéficie du soutien logistique et technique de la plateforme SHERPA, notamment du parc instrumental GéoBFC (équipements
topographiques, photographiques, photogrammétrie par drone, véhicule).

La France de Louis XIV, l'Europe et le monde : souvenirs douloureux et questions sensibles

Lucien Bély, professeur d'histoire moderne à Sorbonne université, a donné une conférence grand public le 1er juin dans Les Jeudis de la MSHE.

Retrouvez la conférence



Compte rendu sur Les sociétés de chasseurs de rennes du Paléolithique récent en France

Compte rendu sur Les sociétés de chasseurs de rennes du Paléolithique récent en France

Le site Hominidés.com publie un compte rendu de l'ouvrage de Laure Fontana Les sociétés de chasseurs de rennes du Paléolithique récent en France, paru dans la collection des Cahiers de la MSHE.

Lire le compte rendu

Plus d'information sur l'ouvrage

Ouvrons la science ensemble

La MSHE est engagée depuis plusieurs années dans une stratégie d’ouverture de la science, qu’elle entend renforcer dans une double ambition d’innovation scientifique et de partage avec la société. L’archive ouverte HAL, et son portail dédié aux sciences humaines et de la société, prend place dans cette stratégie en offrant un accès gratuit à tous et toutes aux travaux scientifiques. HAL propose en effet en libre accès soit des références bibliographiques seules, soit des références accompagnées du dépôt d’un texte intégral d’articles scientifiques, publiés ou non, rédigés par des chercheurs et chercheuses d’établissements d’enseignement et de recherche. HAL constitue ainsi un environnement dans lequel tout chercheur peut à la fois se nourrir, partager avec d’autres scientifiques autant que le grand public, et rendre visible sa recherche individuelle et collective.


Le projet SIAMOIS lauréat du programme d’investissement France 2030

2023 06 MSHE partenaire SIAMOISLa MSHE est partenaire du projet SIAMOIS, Système d’Information Archéologique Mutualisé et Ouvert, porté par le centre archéologique européen de Bibracte. SIAMOIS, qui s’appuie sur consortium d’acteurs de l’archéologie (1), est lauréat du programme d’investissement France 2030, dans le cadre de l’appel à projets « Numérisation du patrimoine et de l’architecture » de la Caisse des Dépôts.

Le projet, reposant sur l’intelligence sémantique, a pour objectif de développer un véritable écosystème d’information archéologique couvrant tout le cycle de vie de la donnée, de la découverte des vestiges à la diffusion des résultats aux publics. SIAMOIS permettra aux différents métiers et acteurs de l’archéologie d’enregistrer les données de terrain, de les gérer, les sauvegarder et les partager tant à la communauté scientifique qu’au grand public.
L’un des outils clé de cet écosystème est le thésaurus Openthéso dédié aux métiers de l’archéologie, développé et actuellement hébergé par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM). La MSHE est chargée avec la MOM (2) de concevoir et mettre en œuvre l’architecture informatique et réseau permettant d’assurer dans un premier temps, la sécurité et la sauvegarde en temps réel de la base de données Openthéso, puis à terme du Système d’Information Archéologique complet, lui octroyant ainsi la solidité nécessaire à un outil de référence nationale.


Un haut lieu de la sidérurgie ancienne entre Besançon et Dole : le district de Berthelange

Retrouvez en vidéo la conférence de Hervé Laurent (DRAC Bourgogne-Franche-Comté, service régional de l'archéologie) dans le cadre de L'instant archéo

Un haut lieu de la sidérurgie ancienne entre Besançon et Dole : le district de Berthelange.


Élire nos représentants, peut-on mieux faire ?

Retrouvez la conférence de Mostapha Diss dans les Jeudis de la MSHE Élire nos représentants, peut-on mieux faire ?


Une histoire de la fabrique du lait

2023 05 Une histoire fabrique laitRencontre avec Fabien Knittel, qui publie La fabrique du lait Europe occidentale, Moyen-Âge – XXe siècle aux éditions du CNRS, dans le cadre de son projet de recherche « HYSAM - Hygiénisme, santé alimentaire et études médicales ».

Comment La fabrique du lait s’inscrit dans le projet HYSAM que vous coordonnez à la MSHE ?

Fabien Knittel :
Je me suis intéressé au lait et aux techniques laitières dès 2013. Et à partir de mes recherches sur les textes agronomiques du XIXe siècle qui abordent les techniques laitières, j’ai examiné la dimension hygiéniste du sujet, point de départ, en 2019, du projet interdisciplinaire HYSAM.
Le projet HYSAM est construit autour d’une interdisciplinarité beaucoup plus large : histoire contemporaine, sociologie, médecine principalement. Mon ouvrage sur le lait est davantage resserré sur un dialogue entre histoire et agronomie, même si certains passages ont été rédigés grâce aux apports de la philosophie et de la sociologie des sciences. L’ouvrage s’est donc nourri de l’interdisciplinarité d’HYSAM autant qu’il a nourri en retour le développement du projet.


«Craquer le code» de nos expressions faciales et vocales grâce... aux sciences de l'automatique!

Retrouvez en vidéo la conférence de Jean Julien Aucouturier dans le cadre des Jeudis de la MSHE « Craquer le code » de nos expressions faciales et vocales grâce... aux sciences de l'automatique !

Voir, écouter la conférence

Un printemps bourgeonnant à la MSHE: les évènements d’animation scientifique

20230411 animation des themesLa MSHE propose une nouvelle architecture de ses activités scientifiques depuis janvier, dans le cadre du projet quinquennal 2024-2028 (1) porté par Boris Vannière et Vincent Bourdeau.
Quatre thèmes ouverts et pluralistes sont mis en avant pour les prochaines années :

- Mettre en œuvre, donner forme : genèse, création mémoire, sous la responsabilité de Laetitia Ogorzelec (LASA) et Pascal Lécroart (ELLIADD)
- Transferts et circulations, sous la responsabilité de Maxime Kaci (Centre Lucien Febvre)
- L’individu dans son milieu : puissances et vulnérabilités, sous la responsabilité de Sarah Carvallo (Logiques de l’agir) et Mathieu Lesourd (LINC)
- Transitions : agir collectif dans des écosystèmes territoriaux en mouvement, sous la responsabilité de Nathalie Kroichvili (RECITS-FEMTO) et de Cyril Masselot (CIMEOS)

Pour permettre à la communauté scientifique de découvrir ces thèmes, leurs responsables et d’échanger ensemble, la MSHE met en place des évènements d’animation scientifique, dès ce printemps et qui seront reconduits ensuite : ils prennent la forme d’un atelier de réflexions exploratoires entre chercheurs et chercheuses, et d’une conférence, plus large, ouverte au public.

Les évènements de ce printemps à la MSHE :

Lauréat.e.s du prix de thèse 2023: des recherches passionnantes, des chercheurs et chercheuses passionné.e.s

La Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté a décerné quatre prix de thèse en février 2023 à Claire Breniaux, Irène Leroy-Ladurie, Lucas Profillet et Nastasya Winckel, pour la qualité de leur recherche, porteuse d’interdisciplinarité.

Rencontre avec nos lauréates et notre lauréat qui témoignent d'un goût communicatif pour la recherche interdisciplinaire ouverte sur la société.

Parler de la mort avec les personnes âgées

2023 03 Parler de la mort avec les personnes ageesAurélie Chopard-Dit-Jean, psychologue clinicienne, a mené une thèse (1) labellisée par la MSHE, sur le désir de mort chez les personnes âgées dépendantes vivant en établissement. Pour mieux cerner l’expérience du grand âge, les études ont été réalisées parallèlement en France (en EHPAD) et en Suisse (en EMS, établissement médico-sociaux).
Rencontre avec la chercheuse.

Lors de la soutenance de votre thèse, le jury a souligné un travail plein d’humanité. Comment avez-vous abordé avec les résidents cette question éminemment difficile du désir de mort ?
Aurélie Chopard-dit-Jean : Lorsque j’ai eu l’accord des directions des établissements pour y mener ma recherche, et après avoir présenté mon étude aux professionnels, ces derniers proposaient aux résidents correspondant aux critères d’inclusion (2) de la recherche de me rencontrer. Sept ont refusé, parce qu’ils ne souhaitaient pas se remémorer des souvenirs en lien avec leur histoire de vie ou leur entrée en établissement, ou parce qu’ils n’avaient rien à dire, ou parce que leurs proches ne désiraient pas qu’ils « remuent » le passé. Pour tous les autres résidents qui acceptaient de me rencontrer, je leur présentais mon étude. Je leur expliquais que j’étudiais le désir de mourir qu’ils pouvaient éventuellement être amenés à ressentir. Là-dessus, bon nombre d’entre eux ont réagi en disant que oui, ils avaient envie de mourir. A ce moment-là, mon dictaphone était éteint, pourtant je ne les interrompais pas car ils livraient des éléments précieux spontanément. Ensuite, une fois qu’ils avaient donné leur accord pour participer, je les enregistrais et là je revenais sur leurs premières confidences. Leur réaction spontanée à l’évocation du thème de la recherche montrait que le sujet faisait écho à ce qu’ils vivaient. C’était déjà un résultat de recherche ! Finalement, aborder le désir de mort s’est fait de manière plutôt naturelle, comme si les résidents étaient contents, voire soulagés, de pouvoir parler de la mort.