Le jeu de rôle peut-il favoriser l’inclusion ?

Le parc instrumental ESCCo, dédié aux sciences du comportement et de la cognition, apporte un soutien au projet CRIT (Collective Role Play as Inclusive Territory), fruit d'une collaboration entre l'Université Marie et Louis Pasteur, l'Université de Lille, l'Université Paris 8 et la Northumbria University, en Angleterre (1). Cette recherche en psychologie sociale explore le potentiel que peut renfermer le jeu de rôle pour devenir un véritable outil de transformation sociale, en étudiant comment l'imaginaire peut favoriser l'inclusion.

L'objectif est de tester si le fait de se glisser dans la peau d'un personnage différent de soi - par son genre ou son orientation sexuelle - permet de réduire les stéréotypes.

Pour cela, la méthodologie combine une vaste enquête en ligne sur les expériences des joueurs, et des expérimentations menées dans une salle du parc ESCCo, équipée d’un miroir sans tain. Les participants sont invités à une session du jeu Donjons & Dragons, où ils jouent des scénarios standardisés sous l'œil des chercheurs. Ces derniers les observent sans être vus et enregistrent la scène à l’aide d’appareils photos numériques de la MSHE.

À terme, le projet vise à fournir des guides pratiques pour rendre les communautés de joueurs plus accueillantes et inclusives pour toutes et tous.

(1) La recherche est financée par Game in Lab. Elle est portée à l’UMLP par Benjamin Le Henaff, maitre de conférences en psychologie sociale et de l’éducation au laboratoire de psychologie.