Etude de l’enceinte urbaine de Salins-les-Bains

Hortense derrière le tachéomètre

La MSHE apporte un soutien à Hortense Bernard, étudiante en 2e année de master archéologie à l’UMLP. Hortense réalise un mémoire de recherche portant sur l’enceinte médiévale et moderne de la ville de Salins-les-Bains. Pour en étudier les vestiges, elle a emprunté du matériel topographique à la plateforme d’appui à la recherche SHERPA.

Présentation par Hortense Bernard

Dans le cadre de mon mémoire de recherche en archéologie, j’étudie l’enceinte urbaine médiévale et moderne de Salins-les-Bains sous la direction de Morana Čaušević-Bully et le tutorat scientifique d’Amélie Berger (1). Mon travail se base sur une étude documentaire de l’enceinte, à travers le recensement de documents archivistiques, planimétriques, iconographiques et photographiques. A cette étude s’ajoute celle des vestiges subsistants, à travers des prospections sur place et l’enregistrement des données observées.

L’enceinte urbaine de la ville se compose de 3 portes principales, 7 poternes, et 28 tours réparties sur 2 999 mètres d’enceinte dans différentes parcelles. Parmi ces éléments, on compte une porte, 15 tours et environ 822 mètres de courtine encore conservés. L’étude du bâti des vestiges archéologiques se restreint donc à 158 mètres de l’enceinte, situés dans la partie nord-est de la ville, au niveau du quartier Saint-Maurice.

Cette étude passe par le relevé précis des vestiges sur le terrain, à la fois en plan et en élévation, ainsi qu’une étude du bâti, afin de restituer et analyser précisément leur évolution et la place qu’ils ont au sein de l’enceinte. Les relevés sur le terrain nécessitent du matériel très spécifique de topographie, et ne peuvent se mener sans le soutien de la MSHE. Le relevé des vestiges archéologiques passe par l’utilisation d’un tachéomètre robotisé GeoMax Zoom90 et un GPS Trimble Geo7x, avec positionnement satellite GNSS. L’utilisation du GPS pour la mise en station du tachéomètre, est nécessaire pour replacer les relevés dans l’espace, à cause de l’emplacement des vestiges dans des parcelles difficiles d’accès. La topographie permet de reprendre le plan, la position et la hauteur exacte des vestiges de l’enceinte et d’observer ainsi la concordance avec la restitution faite à partir des plans anciens, tout en ajustant cette restitution avec ces informations. Cela apporte aussi une base à l’étude du bâti effectuée sur la zone, alliée à la photogrammétrie, permettant d’enregistrer les données avec une grande précision.

Ces relevés sont donc une base à l’étude, qui permet d’explorer en profondeur l’enceinte urbaine de Salins-les-Bains.

Hortense utilise le GPS Timble

 la tour d'Andelot et le tachéomètre

(1) Morana Čaušević-Bully est maitresse de conférences en archéologie au laboratoire Chrono-environnement. Amélie Berger est ingénieure d’étude au Service régional de l’archéologie, DRAC Bourgogne-Franche-Comté.

Photos : 
à la une : Utilisation du tachéomètre GeoMax Zoom90 © H. Bernard
en bas à gauche : Utilisation du GPS Trimble geo7x © H. Bernard
en bas à droite : Tour d'Andelot & tachéomètre GeoMax Zoom90 © H. Bernard