
Quentin Verriez est archéologue, chercheur associé au laboratoire Chrono-environnement, et co-responsable à la MSHE du projet de recherche ECHO – empreinte des communautés humaines sur les environnements isolés. Il a reçu le premier décembre 2025 le prix science ouverte de la thèse dans la catégorie SHS, décerné par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, pour sa thèse préparée au laboratoire ARTEHIS (1) et soutenue en 2023.
Sa recherche, intitulée Rationaliser les pratiques numériques en archéologie : l'exemple des chantiers de fouilles de Bibracte, explore la transition vers une archéologie numérique et ouverte, c’est-à-dire la faisabilité d'une fouille archéologique basée sur des logiciels libres, produisant des données transparentes, structurées et aux formats ouverts. Dans son approche, Quentin considère la science ouverte comme la solution adéquate pour assurer la qualité, la réutilisation et la conservation des données produites par les dispositifs numériques de plus en plus présents en archéologie.
Ce prix est une belle reconnaissance de l’apport de son travail de recherche. C’est aussi une fierté pour la MSHE, qui a accueilli dans ses locaux et soutenu le doctorant dès le début de sa thèse (2). « Lorsque j’ai commencé – explique Quentin Verriez – la MSHE était à l’avant-garde en matière de dispositifs numériques. Elle était en train de développer une expertise autour de matériel innovant pour l’archéologie, comme la photogrammétrie aéroportée par drone, la numérisation d’objet en 3D, etc. On a avancé ensemble, la plateforme SHERPA et moi. Ca a été un contexte très porteur ».
Quentin a ainsi pu prendre appui sur l’expérience et le matériel de la plateforme SHERPA pour développer sa recherche. Il a également pu compter sur la MSHE pour valoriser son travail lors de l’Open Access Week 2024 en Bourgogne-Franche-Comté – un évènement national décliné régionalement dont la MSHE est partenaire et qui vise à promouvoir les pratiques de science ouverte. En effet, à la demande de la MSHE, Quentin Verriez et Margot Gautron (3) ont fait une présentation intitulée « Archéologie et science ouverte, de la théorie à la mise en œuvre de protocoles de gestion des informations archéologiques », à retrouver sur l’archive ouverte HAL (https://hal.science/hal-04974779v1). La prochaine étape sera la publication dans la collection des Cahiers de la MSHE de la partie méthodologique de la thèse, au format nativement numérique et en Full Open Access sur la plateforme OpenEdition Books.
Plus d’information sur la cérémonie : https://www.ouvrirlascience.fr/remise-de-prix-science-ouverte-de-la-these-edition-2025/
(1) Laboratoire ARTHIS - Archéologie, Terre, Histoire et Sociétés (UMR 6298), Université de Bourgogne. La thèse a été réaliser dans le cadre d’une convention CIFRE avec le Centre archéologique européen Bibracte. Elle a été encadrée par Pierre Nouvel et Matthieu Thivet
(2) Le Centre Bibracte et la MSHE ont établi une convention de partenariat permettant l’accueil de Quentin à la MSHE, dans le cadre du projet Bibracte ville ouverte https://www.collexpersee.eu/projet/bibracte-ville-ouverte/
(3) En 2024, Margot Gautron était masterante en archéologie à l’UMLP. Son travail de recherche, portant sur l’analyse spatiale de photographies aériennes, a consisté à mettre à l'épreuve les préconisations issues de la thèse de Quentin Verriez.
Photo : Les lauréats, en présence de Sylvie Pommier (coordinatrice de la stratégie nationale sur le doctorat, ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace), Nathalie Carrasco (présidente de l'ENS Paris-Saclay), Raphaël Porcher (professeur à Université Paris Cité, président du jury) © Christophe Peus, Université Paris-Saclay