Un traceur pour la communication

actu20210719 TraceurLa plateforme SHERPA de la MSHE a fait l’acquisition d’un traceur à encre Latex sans solvant, grâce à un financement de la Région Bourgogne-Franche-Comté.
Le traceur HP Latex 335 vient compléter le traceur HP DesignJet Z6200, en permettant une impression sur une multitude de supports : bâche, micro-perforé, textile, vinyle, adhésifs... L’encre Latex ne reste pas en surface mais pénètre les supports. Doté d’un système de chauffe, assurant l’évaporation de l’eau, ce traceur rend l’impression insensible aux rayures (anti-scratch). La largeur du document peut aller jusqu’à 1,6 m.

Les laboratoires fédérés à la MSHE pourront recourir à ce nouveau traceur pour leurs actions de valorisation de la recherche, dans le milieu académique mais aussi à destination du grand public.
Contact :

 

Représentations et pratiques des liens humains: la transformation des mœurs vue par les concours académiques

actu20210705 POLIAMOUR« Je n’ai besoin, ni de prouver l’importance de mon sujet, ni d’en indiquer la division. Quand une question émane d’une société aussi savante on a rien à craindre des futilités : on peut sans hésiter se mettre au travail. » C’est ainsi qu’un compétiteur introduit la réflexion qu’il présente au concours de 1847 de l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Besançon. Sa réponse fait partie d’un ensemble actuellement numérisé à la MSHE dans le cadre de la recherche « POLIAMOUR – Politiques de l’amour : théories et pratiques de l’attachement (XVIIIe-XIXe siècles) », portée par Sophie Audidière, maitresse de conférences en philosophie (1). L’action, à laquelle contribue une quinzaine de chercheurs en philosophie, histoire, sciences du langage, a pour objet les représentations et pratiques de l’attachement dans ses différentes formes : liens familiaux, amicaux, d’amour, de solidarité professionnelle ou communautaire… Il s’agit d’appréhender les transformations des mœurs, ce que les XVIIIe et XIXe siècles appelaient les « affections sociales », avec cette question centrale : la Révolution Française crée-t-elle une rupture ? Pour cela, les chercheurs prennent appui sur les concours de l’Académie de Besançon en comparant les réponses à des sujets voisins avant et après la Révolution Française.

Quand les usages liés aux propriétés expliquent le comté

actu20210616 Publication Fabien Gaveau entretienFabien Gaveau, chercheur associé au laboratoire ARTEHIS (1), est l’auteur de Propriété, cadastre et usages locaux dans les campagnes françaises (1789-1960), qui vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté, dans le cadre de l’action « Norme et pratiques foncières et agricoles dans le monde » portée par Gérard Chouquer à la MSHE Ledoux. Dans cet ouvrage, Fabien Gaveau aborde en historien le droit de la propriété foncière rurale, dont il retrace les fondements et évolutions de la Révolution française jusqu’aux années 60. Ce faisant, il montre les écarts entre norme et pratiques effectives dans les campagnes, écarts qui participent de la fabrique même du droit.
Rencontre avec le chercheur.

Vous faites l’histoire de la propriété foncière rurale de la Révolution aux années 60. Pourquoi avez-vous retenu cette période précisément ?
Fabien Gaveau : La longue période retenue est celle durant laquelle la propriété du sol a bénéficié d’une force remarquable en France. La Révolution correspond à un bouleversement social, économique et culturel considérable. Ce qui fondait la France d’avant 1789 a été balayé et remplacé par l’affirmation de la liberté et de l’égalité de chacun face au droit. Autrement dit, la situation d’avant 1789, qui reposait sur l’idée qu’aucune terre n’était sans seigneur, est effacée. Chacun peut être pleinement propriétaire du sol. Mieux, c’est d’après la qualité de propriétaire, et selon le niveau de la contribution foncière payée par un propriétaire que la participation aux élections est définie, jusqu’en 1848.

Du Jura à l’Europe: une autre lecture du Néolithique

actu20210610 Publication Prehistoire Jura PAN PetrequinPierre Pétrequin, directeur de recherche émérite au CNRS, et Anne-Marie Pétrequin, tous deux rattachés à la MSHE Ledoux, publient La Préhistoire du Jura et l’Europe néolithique en 100 mots-clés aux Presses universitaires de Franche-Comté, dans la collection des Cahiers de la MSHE. Dans cet ouvrage en trois volumes richement illustrés – que les PUFC ont choisi pour être la 1500e parution de l’éditeur – les chercheurs reviennent sur quarante-cinq années de recherche archéologique dans le Jura, notamment sur les sites de Clairvaux et de Chalain. A travers une documentation abondante, dix chapitres et cent mots-clés du vocabulaire archéologique, ils retracent l’histoire des premiers agriculteurs, entre 5300 et 2100 av. J.C., et dévoilent des sociétés complexes ouvertes sur l’Europe occidentale.

Rencontre avec les chercheurs.

Rendre visible la production scientifique avec HAL-SHS

actu20210528 HALL’archive ouverte en sciences de l’homme et de la société, HAL-SHS, participe à la visibilité des recherches en offrant un accès gratuit et à tous aux travaux scientifiques. Ce portail du CNRS propose en effet en libre accès soit des références bibliographiques seules, soit des références accompagnées du dépôt d’un texte intégral d’articles scientifiques, publiés ou non, rédigés par des chercheurs d'établissements d’enseignement et de recherche.

La MSHE Ledoux s’associe à l’initiative du Réseau national des Maisons des sciences de l’homme (RnMSH) d’aider les chercheurs à se saisir de cette vitrine de la production scientifique. Plusieurs actions sont menées en parallèle, avec l’appui de Marie Gillet, référente HAL pour la MSHE et gestionnaire des collections HAL de la MSHE et des Cahiers de la MSHE.

Accès aux images satellites haute résolution du dispositif DINAMIS

actu20210518 DINAMISLa MSHE Ledoux, avec sa plateforme technologique SHERPA, propose aux laboratoires fédérés un accès simplifié à des images de haute et très haute résolution spatiale via le dispositif DINAMIS (1).

Ce dernier prend la suite de dispositifs existants, tel GEOSUD, et offre un accès unifié à différents jeux d’imageries satellitaires : imageries commerciales optiques (Pléiades, Spot 6-7) et un bouquet d’images gratuites (Sentinel 2, archives Spot 1-5 du programme Spot World Heritage, archives du projet Kalidéos…).

DINAMIS propose en outre un service de programmation des satellites Pléiades ou Spot 6-7 et une application web permettant de transmettre les besoins d’imageries.

La navigation dans le catalogue DINAMIS et la visualisation des données sur le site sont en accès libre. Leur téléchargement et les demandes d’acquisition nécessitent en revanche la création de comptes (par la structure et le chercheur).

Parution: La Préhistoire du Jura et l'Europe néolithique en 100 mots-clés

actu20210510 parution Cahiers Préhistoire JuraLa Préhistoire du Jura et l'Europe néolithique en 100 mots-clés
Pierre Pétrequin et Anne-Marie Pétrequin

Formés à l’ethnoarchéologie en Nouvelle-Guinée, les auteurs proposent une lecture originale de la trajectoire historique des premières communautés d’agriculteurs entre 5300 et 2400 av. J.-C., où les microrégions – ici le Jura et les plaines de Saône – étaient profondément intégrées à des réseaux complexes de circulation d’objets-signes et d’idées. À l’échelle de l’Europe occidentale, ces transferts à longue distance étaient soutenus par la compétition sociale, l’affichage des inégalités et l’imaginaire religieux. 100 mots-clés du vocabulaire archéologique permettent d’explorer différentes interprétations sociales cachées derrière les objets et les comportements des populations néolithiques.

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Parution: Propriété, cadastre et usages locaux dans les campagnes françaises (1789-1960)

actu20210507 parution Cahiers Propriete cadastrePropriété, cadastre et usages locaux dans les campagnes françaises (1789-1960) - Histoire d'une tension légale
Fabien Gaveau
Préface de Nadine Vivier
Les Cahiers de la MSHE

La Révolution entreprend de rationaliser le droit de propriété en l’inscrivant dans la possession du sol. Pourtant, la situation du pays oblige à tolérer des usages qui fondent le rapport aux terres. La définition d’une nouvelle fiscalité, avec pour référence le cadastre fiscal, pousse à valoriser le propriétaire du sol, que le suffrage censitaire avantage jusqu’en 1848. Or, de la Corse au Nord, de la Bretagne à l’Alsace, des Pyrénées aux Ardennes, les cadres de vie présentent des spécificités difficiles à plier aux désirs des promoteurs d’un droit foncier privatif. Jusque dans les années 1960, cette relation conflictuelle est la matrice de la définition de l’exploitation agricole.

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Nouvelles actions de recherche

actu20210426 Nouvelles actionsLa programmation scientifique de la MSHE Ledoux s’enrichit de quatre nouvelles actions, dans le pôle 2 « Interactions homme - environnement », le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs », le pôle 4 « Archive, bases, corpus » et le pôle 5 « Comportements, risques, santé ».

Présentation des actions.

RIFTS - Habiter des environnements aux RIsques de Fissures Territoriales et Sociales
Responsable : Sophie Némoz, LASA (EA 3189)

Si les fissures ne sont pas rares dans les constructions des cadres de vie et des paysages, l’action RIFTS tente de comprendre comment elles réinterrogent les manières d’habiter dans des rapports dynamiques et fragmentés aux mondes que l’environnement incarne. Visant à s’approprier collectivement les termes et les enjeux, c’est une liminarité qui guide le dialogue entre les sciences humaines et sociales, les sciences de la Terre, ainsi que l’aménagement, l’architecture et l’ingénierie.
Il s’agit de mettre au jour la façon dont les risques sont envisagés par les acteurs pour les prévenir et mieux les accompagner.
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La ruse de guerre par le prisme du discours

actu20210415 Publication RUSEPenser et dire la ruse de guerre de l'Antiquité à la Renaissance vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté sous la direction de Michel Pretalli (1) dans le cadre de l’action de recherche « Ruse » qu’il développe à la MSHE depuis trois ans. L’ouvrage fait suite à un colloque pluridisciplinaire éponyme qui s’est tenu en 2018 consacré à la ruse militaire analysée à travers les discours.
Rencontre avec Michel Pretalli.

Vous êtes responsable d’une action de recherche dont l’objet est la ruse. Comment s’est construit votre intérêt de chercheur pour la ruse ?
De façon assez naturelle, en fait : mon objet de recherche principal est la littérature militaire du XVIe siècle et l’on y rencontre de très nombreux stratagèmes, qui sont souvent ceux hérités d’auteurs grecs ou romains, tels que Frontin ou Polyen. La Renaissance, comme on le sait, est fondée sur une réappropriation de la culture antique, mais ce qui est peut-être un peu moins connu, c’est que le phénomène n’a pas concerné que les arts et les lettres, et la guerre fait justement partie des disciplines qui furent renouvelés – en partie – sous l’influence des modèles anciens. J’ai donc commencé à m’intéresser de plus près à la ruse et, au fil de mes lectures, il m’est très vite apparu qu’elle représentait un sujet absolument captivant et bien plus vaste que je ne l’avais pensé dans un premier temps, lorsque je la considérais uniquement par la lorgnette militaire.

Agronomie et fruitières au XIXe siècle

actu20210324 parution agronomie et techniques laitieres hysamFabien Knittel, chercheur en histoire contemporaine au Centre Lucien Febvre, vient de publier Agronomie et techniques laitières. Le cas des fruitières de l'Arc jurassien (1790-1914) aux éditions Classiques Garnier. Cet ouvrage, qui s’inscrit dans l’action « Hysam » (1) développée dans le pôle 3 de la MSHE, retrace le fonctionnement original des fruitières franc-comtoises et suisses, leurs transformations durant « un long XIXe siècle » et l’émergence de l’agronomie comme discipline scientifique.
Rencontre avec Fabien Knittel
 
Le XIXe siècle voit se transformer les fruitières, la place et le rôle du fruitier. Comment cela se passe-t-il ?
Fabien Knittel : Concernant les fruitières franc-comtoises et suisses il est indéniable que le XIXe siècle est marqué par une réelle dynamique, à la fois technique et économique. Les fruitières sont des « associations de prêt mutuel du lait » qui permettent aux paysans associés de fabriquer du fromage pour la vente. Il faut savoir que les fruitières correspondent à une organisation originale de la production fromagère fondée sur un modèle coopératif. Ces fruitières jurassiennes suscitent l’intérêt de certains membres de l’école sociétaire – disciples de Fourier que l’on appelle souvent « socialistes utopiques », expression qu’ils réfutent d’ailleurs – comme Max Buchon ou Wladimir Gagneur. Elles intéressent aussi certains agronomes − l’agronome genevois Charles Lullin par exemple − qui y voient des manières de faire, des techniques de fabrication et des pratiques agricoles et d’élevage qui les questionnent, qu’ils décrivent minutieusement et qu’ils cherchent aussi, parfois, à améliorer.

Et pourtant elles étaient là

actu20210316 Et pourtant elles etaient laEt pourtant elles étaient là est le titre d’un documentaire réalisé sous la houlette de Marta Alvarez (1) par un collectif d’étudiants (2) de l’UFR SLHS et de cinéastes (Carolina Astudillo Muñoz, Jairo Boisier et Lucien Petitjean). La MSHE Ledoux, qui a prêté du matériel pour filmer et enregistrer, en est partenaire (3). Et pourtant elles étaient là interroge la mémoire des groupes Medvedkine et la place des femmes dans ce cinéma militant et dans la société des années 1960-1970. Son origine est à rechercher dans des collaborations antérieures entre Marta Alvarez et Carolina Astudillo mais aussi dans un constat : « bien qu’ils soient un référent pour les cinéphiles, les groupes Medvedkine ne sont pas connus de nos étudiantes et nos étudiants » note Marta Alvarez. Pour partir sur leur trace, le collectif rencontre trois femmes qui ont participé aux groupes : Dominique Bourgon, Suzanne Zedet et Annette Paléo. A travers elles, il s’agit de « mieux connaitre l’aventure Medvedkine et les expériences des femmes de cette époque » dit la voix off sur des images d’archive.

Retour sur le colloque «Pif Gadget et compagnie: approches pluridisciplinaires»

actu20210302 retour colloque Pif compagnieLe colloque « Pif Gadget et compagnie : approches pluridisciplinaires » s’est déroulé les 4 et 5 février 2021 en distanciel (1). Il s’inscrit dans un projet de recherche, porté par Sébastien Laffage-Cosnier et Christian Vivier du laboratoire C3S (2), lauréat de l’appel à projets 2020 « transmission, travail, pouvoirs » de la Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté.
Les succès des ouvrages de Richard Medioni et de Christophe Quillien (3) relatifs à l’histoire de Pif Gadget témoignent de l’intérêt porté par un lectorat nostalgique de ce magazine. Pour autant, cette publication jeunesse et son inscription dans la mémoire collective a suscité peu de travaux au sein de l’université, jusqu'à une période récente. Un précédent programme de recherche intitulé « PIFERAI - Pif, dans tous ses états : recherches, archives, interdisciplinarité » orchestré par Henri Garric et Jean Vigreux (4) en 2018, également soutenu par la Fédération des MSH, a comblé un manque certain sur les origines et la genèse de Pif Gadget. Le présent colloque souhaitait questionner les décennies suivantes. La longévité de Pif Gadget et son lien avec le PCF interrogent évidemment quant à la bolchévisation éventuelle des jeunes d’une génération très hétéroclite. Cependant, cette « politisation ouvrière » et communiste via Pif Gadget est-elle aussi durable et puissante qu’on pourrait le penser ? Résiste-t-elle à l’uniformisation des imaginaires par la culture de masse ? Telles étaient les questions qui avaient été posées à la douzaine de chercheur.e.s ayant répondu à l’appel à communication. Afin d’aider les chercheur.e.s participant au projet dans leurs investigations, Sébastien Laffage-Cosnier et Christian Vivier avaient mis à leur disposition, dès le mois de mai 2020, la collection de Pif Gadget quasi-complète et numérisée, à savoir plus de 1000 numéros de 1969 à 1993 ainsi que les 50 numéros de 2004 à 2008.

Nouveau tachéomètre robotisé à la plateforme technologique SHERPA

actu20210223 tacheo robotiseLa plateforme technologique SHERPA (1) de la MSHE a fait l’acquisition d’un nouveau tachéomètre robotisé, grâce à un financement de la Région Bourgogne-Franche-Comté. Le tachéomètre Zoom90 A10 5'' de la société GeoMax permet les relevés topographiques d’une grande précision (+/- 2,5mm à 100 m) par une seule personne. Il est compatible avec les GPS Trimble Geo7X et la station de base GNSS RTK Septentrio, dont est déjà dotée SHERPA.
Cet ensemble d’équipements permet l'acquisition de points parfaitement géoréférencés et corrigés, directement sur le terrain. Il est utile à tout type de relevés, y compris sur terrain de grande surface, en archéologie, géographie, étude de l’environnement…

Le tachéomètre est empruntable sous certaines conditions. Une formation préalable est en particulier indispensable (prendre contact avec la plateforme SHERPA).

La propriété de la terre après le collectivisme

actu20210209 entretien MC MaurelMarie-Claude Maurel, géographe et directrice d’études à l’EHESS, publie Terre et propriété à l’est de l’Europe depuis 1990. Faisceau de droits, relations de pouvoir aux PUFC dans la collection des Cahiers de la MSHE (1). Dans cet ouvrage, l’auteure analyse, d’un point de vue à la fois historique, juridique, économique et politique, la transformation des régimes de propriété foncière dans l’Europe de l’Est après la chute des systèmes communistes.
Rencontre avec Marie-Claude Maurel.

Au tournant des années 1990, l’Europe de l’Est se tourne vers l’économie de marché et rétablit la propriété privée. Que se passe-t-il alors pour la propriété foncière et les structures agraires ?
Marie-Claude Maurel : Pour les campagnes, c’est un nouveau tournant dans une histoire marquée par les réformes agraires de la première moitié du XXe siècle, puis la collectivisation de l’agriculture dans les années 1950. Le passage à l’économie de marché et le rétablissement de la propriété privée impliquent le démantèlement du modèle collectiviste fondé sur l’appropriation collective de la terre et des moyens de production, et leur gestion administrée dans le cadre de très grandes exploitations agricoles, fermes d’État et coopératives de production. Engagé sous la forme d’un mouvement de privatisation de la terre, le démontage du modèle collectiviste ouvre un temps de transformation des régimes de propriété foncière et de recomposition des formes d’exploitation de la terre, étendu sur trois décennies.

Valentin Chevassu, nouveau docteur à la MSHE

actu20210128 Soutenance Valentin ChevassuValentin Chevassu, doctorant à la MSHE Ledoux rattaché au laboratoire Chrono-environnement, a soutenu sa thèse en archéologie le 7 janvier 2021. Conduite sous la direction d’Émilie Gauthier et de Pierre Nouvel (1) la recherche s’intitule « Peuplement, paysages et pouvoirs médiévaux en contexte de moyenne montagne : les cas du sud Morvan et du Jura central ».
Rencontre avec Valentin Chevassu.

On imagine souvent que les zones de montagne sont récemment peuplées. Dans votre thèse, vous montrez que ce n’est pas le cas des massifs du Morvan et du Jura.
Valentin Chevassu : Ce travail de thèse part en effet d’une opposition entre les travaux historiques anciens, qui mettent en valeur des structures de peuplement d’origine essentiellement médiévale et moderne, et les acquisitions récentes des archéologues et des paléoenvironnementalistes, qui, elles, soulignent une fréquentation humaine ancienne, dès la Préhistoire. Il est certain que les deux massifs du Movan et du Jura sont fréquentés de longue date et ne constituent pas réellement des « déserts forestiers » colonisés durant la période médiévale, même si c’est à partir de cette époque que la présence humaine nous apparaît plus nettement en altitude, sans doute parce qu’elle se renforce mais aussi grâce aux améliorations de la documentation écrite.
De manière générale, l’idée qui domine dans de nombreux ouvrages comme chez le grand public est souvent une vision de montagnes peu fertiles et dotées d’un climat hostile, ce qui en ferait des zones repoussantes pour les sociétés anciennes. Ma thèse permet à l’inverse de souligner les ressources des massifs étudiés, notamment l’importance des ressources forestières, pastorales, minières ou autres, qui selon les périodes attirent des populations et peuvent acquérir une grande valeur économique.

Lauréats du prix de thèse 2020

actu20210113 laureats AAC prix these 2020La Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 22 octobre 2020 la seconde édition d’un prix de thèse destiné à soutenir la publication des travaux de jeunes chercheurs dont la thèse promeut l’interdisciplinarité au sein des sciences humaines et sociales (SHS) ou entre les SHS et les autres domaines scientifiques. 29 dossiers de candidature ont été soumis et classés par un jury composé des membres du Comité d’orientations scientifiques (COS) de la Fédération et des directeurs des trois écoles doctorales DGEP, LECLA, SEPT (1). Le COS, réuni le 12 janvier 2021, a attribué le prix de thèse à Pierre Deffontaines et Inès Pactat. Ils bénéficient chacun d'une gratification de 1 000 € maximum.

Les lauréat.e.s :

Lauréats de l'AAP «Transmission, travail, pouvoirs» 2021

Actu20210113 Laureats AAPTTP2021La Fédération des Maisons des sciences de l’homme de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 22 octobre 2020 son sixième appel à projets dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Les cinq projets déposés ont fait l’objet d’une évaluation par le Comité d’orientations scientifiques (COS) de la Fédération et par des experts des deux MSH. Le COS de la Fédération, réuni le 12 janvier 2021, a doté chaque projet de crédits « starter » d’un montant de 2 000 €.

Les projets lauréats 2021 :

Parution: Terre et propriété à l'est de l'Europe depuis 1990

actu20210104 parution Cahiers terre proprieteTerre et propriété à l'est de l'Europe depuis 1990 - Faisceau de droits, relation de pouvoir
Marie-Claude Maurel
Les cahiers de la MSHE

L’ouvrage retrace les conditions de restauration de la propriété privée de la terre, avant d’analyser la recomposition des relations de propriété et des modes d’exploitation de la terre, au lendemain de la chute des systèmes communistes. La concentration des structures agricoles est portée par une vive compétition sociale pour recouvrer, capter, puis rassembler le « faisceau de droits » de propriété sur la terre ainsi que sur le capital d’exploitation. Saisie dans ses multiples dimensions historique, juridique, économique et politique, la mutation des régimes de propriété accompagne une reconfiguration des relations de pouvoir qui témoigne de l’émergence d’un nouveau capitalisme agraire.

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Histoire du commerce et de la distribution

Actu20201119 revolutions commerceLes révolutions du commerce. France, XVIIIe-XXIe siècle vient de paraître aux Presses universitaires de Franche-Comté dans la collection des Cahiers de la MSHE, sous la direction de Jean-Claude Daumas, professeur émérite d’histoire économique et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Jean-Claude Daumas a dirigé depuis 2015 le programme de recherche « Métamorphoses du commerce et régimes de consommation (France, XVIIIe-XXIe siècle) » dans le pôle 3 « Nomes, pratiques et savoirs » de la MSHE, qui a réuni les principaux spécialistes français de l’histoire du commerce.
Rencontre avec Jean-Claude Daumas.

Quelles sont les grandes innovations qui ont marqué l’histoire du commerce ?
Jean-Claude Dumas : L’histoire du commerce est marquée par d’innombrables innovations mais rares sont celles qui ont bouleversé le paysage commercial. Seuls les grands magasins sous le Second Empire et les grandes surfaces durant les Trente Glorieuses ont marqué des étapes décisives dans le processus de modernisation du commerce. Si, dans les deux cas, on peut parler de révolution commerciale, c’est parce que, en abaissant les prix, ces nouveaux formats commerciaux ont permis d’élargir la consommation à de nouvelles clientèles. Les grands magasins ont transformé en marchandises tout l’art de vivre bourgeois en étendant progressivement leur clientèle des classes supérieures aux classes moyennes. Quant aux grandes surfaces, elles ont constitué le volet social du fordisme en vendant en masse ce que l’on produisait en masse.

SHERPA se dote d’un nouveau drone

actu20201105 drone DJI matrice 600 1La plateforme technologique SHERPA de la MSHE a fait l’acquisition, grâce à un financement de la Région Bourgogne-Franche-Comté, d’un nouveau drone muni de la technologie LiDAR. Le DJI Matrice 600 Pro vient enrichir les équipements d’acquisition aéroportée dont SHERPA est déjà dotée. Il est destiné à remplacer le drone OnyStar dans la catégorie des matériels à forte capacité d’emport.
Le DJI Matrice Pro dispose d’une autonomie accrue en vol, d’un système de navigation plus sophistiqué et de contrôleurs de vol redondants, garantissant une fiabilité et une précision plus importantes. La durée de chargement des batteries étant réduite, il permettra un gain de temps lors des acquisitions sur le terrain.

La plateforme SHERPA a fait embarquer sur ce nouveau drone, le POD LiDAR Lynx 16 développé par la société Helicéo. Le LiDAR (Light Detection and Ranging) est une technologie de télédétection par laser qui permet de générer des modèles altimétriques du sol (appelés Modèles Numériques de Terrain). Le Lynx 16 peut capter jusqu’à 600 000 points par seconde, offrant des modèles très complets et très précis.

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