Retour sur les conférences d’Éric Ruthruff autour du contrôle cognitif

actu20190326 Retour ERuthruffEric Ruthruff a été chercheur à la NASA (1) dans le laboratoire Cognition et action pendant plus de dix ans. Aujourd’hui, il enseigne à l’université du Nouveau-Mexique aux États-Unis, dans la ville d’Albuquerque. Grâce à un financement de professeur invité de l’UFC, il a effectué un premier séjour à la MSHE Ledoux en mars 2019 et sera de retour en juin. Durant son séjour, il a travaillé avec sur le projet FOCAL – focalisation et allocation de l’attention dans un monde de distractions (2) – en collaboration avec Mahé Arexis, ingénieur de recherche et docteur en psychologie cognitive, Morgan Lyphout-Spitz, étudiante en deuxième année de master, et François Maquestiaux, porteur du projet. Ce premier séjour a également été l’occasion de donner un cours magistral aux étudiants de licence de psychologie (3) ainsi que deux conférences à la MSHE Ledoux.

La première conférence, qui a eu lieu le 6 mars 2019, était intitulée « Pourquoi la plupart des choses que nous savons sur la capture de l’attention sont fausses ». La capture de l’attention ou capture attentionnelle désigne le fait que, lors de l’exécution d’une tâche, notre attention est involontairement attirée par des stimuli visuels ou auditifs. Eric Ruthruff a rappelé que cette distraction peut être positive, comme dans le cas d’une alarme, mais qu’elle est plus souvent négative, par exemple lorsqu’une publicité sur le bord de la route attire l’attention du conducteur.


La langue sous influence

actu20190312 ASCalinonMobilités dans l’espace migratoire Algérie France Canada (1) vient de paraître sous la direction de Nathalie Thamin, Mohammed Zakaria Ali-Bencherif, Anne-Sophie Calinon, Azzeddine Mahieddine et Katja Ploog. Cette équipe de chercheuses françaises et de chercheurs algériens, spécialistes de sociolinguistique, collaborent de longue date. Depuis 2014 notamment, elle conduit une recherche, portée à la MSHE Ledoux par Anne-Sophie Calinon, sur les dynamiques spatiales et langagières à l’œuvre dans les migrations des étudiants magrébins vers la France ou le Canada (2). La parution de l’ouvrage, qui fait suite à un colloque organisé par les cinq chercheurs en 2016 (3), est l’occasion de revenir sur ce travail de recherche toujours en cours.
L’ambition des chercheurs est de saisir la mobilité étudiante sous ses différentes facettes, sociale, individuelle, avec une attention particulière accordée à la langue. Comment se construisent les choix et les trajectoires de mobilité ? Quelles influences ces migrations ont-elles sur la langue parlée par les étudiants ? L’espace étudié – principalement constitué du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc), de la France et du Canada – présente l’intérêt d’avoir une langue partagée et une histoire commune. Comment le français est-il utilisé, par exemple au regard des variétés du français du Maghreb ?

Nouveaux matériels à la PFT: GPS centimétriques

actu20190313 GPSLa plateforme technologique de la MSHE vient de faire l’acquisition de deux nouveaux GPS Trimble GEO7X, grâce à un financement de la Région Franche-Comté (1).

Ils sont équipés d’antenne zephyr 3, destinée à la réception des signaux satellites venant des constellations américaines, européennes, chinoises et russes. Les corrections apportées aux relevés de terrain peuvent se faire ou bien en temps réel (connexion au système VRS ou SBAS) ou bien en post-traitement, avec récupération de fichiers de corrections de la station GNSS la plus proche.

Ces récepteurs GPS offrent une précision centimétrique, qui reste bonne même sous couvert forestier. Sur les terrains difficiles, ils peuvent être utilisés de manière couplée : l’un rendu fixe fait office de station et enregistre en continu les signaux utiles à la correction en post-traitement, tandis que l’autre, mobile, opère les relevés.

Restitution des projets 2018 soutenus par la Fédération des MSH

actu20190306 Restitution Projets2018 AAP TTPLa Fédération des Maisons des sciences de l’homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSH de Dijon et la MSHE C. N. Ledoux, lance un appel à projets annuel dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, Travail, Pouvoirs » (TTP), mis en place en 2016. Le 4 mars 2019, à Besançon, les six projets de recherche lauréats en 2018 ont fait l’objet d’une session de restitution par les chercheurs porteurs ou participants aux recherches - session ouverte à l’ensemble des chercheurs associés aux deux MSH. Les projets sélectionnés doivent associer des chercheurs bourguignons et francs-comtois, dans l’objectif d’une part de renforcer les coopérations entre équipes de recherche et d’autre part de favoriser la structuration des sciences humaines et sociales à l’échelle régionale. En 2018, chaque projet lauréat avait été doté de crédits « starter » de 2 000 euros.
Lors de la restitution, les chercheurs ont présenté un bilan du projet financé par l’AAP TTP 2018, des difficultés parfois rencontrées et ont esquissé les perspectives qui se dessinent à présent. Les crédits octroyés ont ainsi permis l’organisation de séminaires et journées d’étude, la réalisation d’enquêtes, la constitution de corpus, ou encore de faire appel à des traducteurs spécialisés… Les présentations et la discussion qui s’en est suivie ont souligné l’intérêt de l’AAP TTP entre autres pour renforcer des réseaux scientifiques embryonnaires ou développer de nouveaux partenariats, scientifiques et/ou culturels. Les échanges ont été structurés autour de trois questions : celle de la valorisation des recherches, celle de l’articulation des projets avec les plates-formes technologiques des MSH et enfin celle du passage de projets « strater » à des projets plus ambitieux en réponse à des AAP nationaux ou internationaux.

Rappel des projets 2018

Parution: Les mutations récentes du foncier et des agricultures en Europe

actu20190220 Parution CahierMSHE n35Les mutations récentes du foncier et des agricultures en Europe
Gérard CHOUQUER et Marie-Claude MAUREL (dir.)
n°35 - Les cahiers de la MSHE

L’ouvrage propose un tour d’horizon des évolutions les plus récentes du foncier et de l’agriculture en Europe. Une première partie caractérise les évolutions et les révolutions des politiques agricoles, étudiées du point de vue du droit, de la science politique, de l’agronomie et de la géographie, en mettant l’accent sur la fin d’une phase protectionniste, et avec deux éclairages régionaux, en Méditerranée et dans l’Europe médiane. Une seconde partie interroge les modèles agricoles et fonciers : l’agriculture familiale, l’agriculture de firme, le travail saisonnier, les mutations de la propriété et l’évolution vers le portage foncier.

L'ouvrage a été rédigé par un collectif d’auteurs issus de l’Académie d’agriculture de France, du CNRS, de Sciences Po, d’Agroparistech, de l’EHESS, de l’ENSAT, de l’École supérieure d’agricultures, et des universités de Nice, Montpellier, Dijon, Lorraine, Perpignan. Il est publié avec le concours des Presses universitaires Sun Yat-sen de Guangzhou (Chine).

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Retour sur le séminaire «Revitalisation et mutations territoriales»

actu20190219 Retour seminaire revitalisationLe séminaire « Revitalisation et mutations territoriales », qui s’est tenu le 4 février 2019, s’inscrit dans l’action ORTEP Revitalisation dans le pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE Ledoux. Il était organisé par Nathalie Kroichvili, économiste et responsable de l’opération « Dynamique territoriale et schéma de revitalisation du bassin d’emploi de Belfort » dans l’action ORTEP, Nastasya Winckel, doctorante en économie (1) et Laure Nuninger, archéologue et coordinatrice du pôle 1.
C’est sous la forme originale d’une lecture collective et pluridisciplinaire de quatre articles scientifiques que s’est organisé ce séminaire, dans la continuité d’une première édition sur le concept de « path-dependency » (dépendance au sentier) qui a eu lieu le 6 février 2018. Ces deux séminaires s’intègrent dans une dynamique plus large de réflexion théorique sur les territoires et visent à renforcer les discussions interdisciplinaires entre chercheurs sur les questions de mutations territoriales, au sein de la MSHE et des laboratoires fédérés. Le séminaire « Revitalisation et mutations territoriales » a rassemblé des participants (chargés de recherche, maître de conférences, professeurs et une doctorante) venant de disciplines variées (archéologie, économie, géographie, sociologie, philosophie, histoire). Tous avaient au préalable reçu les quatre articles (2) publiés par des auteurs extérieurs aux participants. Ces derniers s’étaient engagés à les lire avant le séminaire, afin de rendre fructueux les échanges.

Les lauréats de l’appel à projets «Transmission, travail, pouvoirs» 2019

actu20190211 Laureats AAP TTP2019La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 23 novembre 2018 son quatrième appel à projets dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Dix projets ont été déposés au total, sept pour la MSHE Ledoux et trois pour la MSH de Dijon. Ils ont fait l’objet d’une évaluation externe par des experts des Conseils scientifiques des deux MSH. Puis, le Comité d’Orientations Scientifiques de la Fédération s’est réuni le 8 février 2019 à Dijon et a retenu six projets, parmi lesquels quatre sont dotés de crédits « développement » allant de 3 000 à 4 000 euros et deux projets bénéficient de crédits « starter » de 1 800 et 2 000 euros.

Les projets lauréats :

Besançon et ses espaces forestiers: la MSHE contribue à la vie locale

actu20190205 CFruchart BNFLa Ville de Besançon, propriétaire d’environ 2 000 ha de forêts communales, inscrit sa politique forestière dans un plan d’aménagement permettant de programmer la gestion de la forêt sur une période de 20 ans. Fin 2017 dans le cadre de la révision de ce plan d’aménagement forestier, la Ville a initié une démarche participative « Besançon naturellement forestière » (BNF) qui s’est poursuivie jusque fin 2018. Catherine Fruchart, chercheuse associée à la MSHE, a contribué à la réflexion.
Rencontre.

Catherine Fruchart, vous avez participé à la démarche « Besançon naturellement forestière » au nom de la MSHE. Comment expliquer la présence de la MSHE dans cette démarche citoyenne ?
Pour le projet BNF, la Ville de Besançon a voulu solliciter chaque acteur du milieu forestier, en tenant compte de la dimension multifonctionnelle de la forêt. L’objectif était de faire émerger des actions novatrices en lien avec le changement climatique et l’évolution de la gestion forestière. Pour la MSHE, participer à cette démarche s’imposait ! Cela s’inscrit dans la continuité d’actions de recherche menées au cours des dix dernières années, avec plusieurs programmes financés par la Ville de Besançon, la région Franche-Comté, l’État et l’Europe (1).Dans le cadre de ces programmes, nous avions déjà mis en place des collaborations avec la Ville et l’Office National des Forêts (ONF). Participer à BNF c’était aussi l’occasion de contribuer à la vie locale et de partager les connaissances et résultats acquis sur les forêts bisontines avec un public non initié à la recherche scientifique, en s’appuyant sur différents champs disciplinaires : archéologie, histoire, géographie et sciences de l’environnement.

Albane Rossi, nouvelle docteure à la MSHE

actu20190130 These AlbaneRossi 1Albane Rossi a soutenu une thèse en archéologie le 19 décembre 2018 intitulée « Un espace rural en pays d’openfield : appropriation et occupation du sol à Blandy-les-Tours (Seine-et-Marne) du XVIe au XIXe siècle ». La recherche, menée sous la direction de François Favory, s’est inscrite dans l’action « ArchaeDyn » (1) dans le pôle de recherche « Dynamiques territoriales » de la MSHE.
Dans sa thèse, Albane Rossi a analysé l’organisation des terres du XVIe au XIXe siècle sur un territoire donné, comprenant notamment une seigneurie importante. Ce territoire correspond en grande partie à l’actuelle commune de Blandy-les-Tours, située en Seine-et-Marne dans le plateau agricole de la Brie, à une quinzaine de kilomètres de Melun et une cinquantaine de kilomètres de Paris. Comment durant trois siècles a-t-il évolué ? Comment se sont modifiés les limites et les caractéristiques de la seigneurie, le paysage et l’habitat ? Comment s’est transformée la distribution spatiale de la propriété foncière ? Telles sont quelques-unes des questions que s’est posées Albane Rossi. L’analyse approfondie d’un territoire – la chercheuse parle de micro-analyse – sur la très longue durée jette un regard nouveau sur l’histoire : elle confirme certaines études, mais également bat en brèche d’autres recherches réalisées à une échelle plus grande ou sur une durée plus courte. Par exemple, elle montre que le cens en argent – cette charge payée par le paysan au seigneur – réputé immuable par nombre d’historiens, a en réalité été simplifié entre le XVIe et le XVIIIe siècle. En effet, les taux de prélèvements des parcelles agricoles variaient fortement au début du XVIe siècle, y compris pour des parcelles de même nature et de même superficie. Les critères à l’origine des taux étaient impossibles à identifier. Au milieu du XVIIIe siècle, le système a changé, il s’est rationalisé et simplifié sans qu’il y ait pour autant un remodelage de l’ensemble des parcelles.

Amandine Picard, nouvelle docteure à la MSHE

actu20190115 These AmandinePicardAmandine Picard a soutenu une thèse en droit privé le 12 décembre 2018, intitulée « Les influences sur la pratique et les sources du droit médical et biomédical ». Menée sous la direction de Jean-René Binet, la recherche s’est inscrite dans l’action « Impact des avis du CCN éthique sur le droit positif français » du pôle 3 de la MSHE Ledoux.
Dans sa thèse, Amandine Picard s’est intéressée à l’ensemble des règles qui encadrent l’activité médicale. Plus particulièrement, elle a analysé les influences qu’exercent les acteurs du système de santé sur les sources de ces règles mais aussi, plus directement, sur l’exercice de la médecine. La jeune chercheuse a ainsi travaillé sur les conflits d’intérêts auxquels peuvent être exposés les médecins à l’égard de l’industrie pharmaceutique notamment. Les scandales très médiatisés du sang contaminé ou plus récemment du Médiator rappellent que les relations nouées peuvent parfois être contraires à l’intérêt du patient. Le droit encadre les conflits d’intérêts dans le milieu médical à travers l’Ordre des médecins. Celui-ci est chargé de prévenir les conflits, via une déclaration d’intérêts rédigée par le médecin, et de les sanctionner s’ils surviennent néanmoins.Cependant, Amandine Picard remarque que les sanctions sont peu appliquées : « en dépouillant les décisions prises par l’Ordre des médecins sur une dizaine d’années, je me suis rendue compte qu’il y a peu de sanctions des conflits d’intérêts, et quand elles existent, il ne s’agit très souvent que d’un blâme ou éventuellement une amende ».

Les lauréats de l’appel à projets MSHE 2019

actu20190110 AAPMSHE2019 laureatsDans le cadre du plan gouvernemental de soutien des sciences humaines et sociales, doté d’un montant global d’un million d'euros, le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation (MESRI) a octroyé en 2018 une dotation exceptionnelle à chacune des vingt-trois Maisons des sciences de l’homme, d’un montant global d’un million d'euros. Dans ce contexte, la MSHE C. N. Ledoux a lancé le 14 novembre 2018 un appel à projets spécifique, doté d’une enveloppe de 20 000 €, via le financement d’actions :
- favorisant le lancement de nouveaux projets de recherche interdisciplinaire,
- permettant de renforcer des projets en cours, rattachés à l’un des pôles de la MSHE.

Dix-huit dossiers de candidature ont été déposés et expertisés par les membres du bureau de la MSHE. Douze d’entre eux ont été retenus, portés par des chercheurs de divers laboratoires (Centre Lucien Febvre, CRJFC, ELLIADD, ISTA, LaSA, Chrono-environnement, Logiques de l’agir, Laboratoire de psychologie). Les projets, qui démarrent dès janvier 2019, sont dotés de crédits allant de 1 600 à 2 000 € selon les demandes.

Les projets lauréats sont :

Du texte à la carte ou comment dépouiller automatiquement les petites annonces des journaux

actu20190103 Depouillement automatique NicolasGutehrleNicolas Gutehrlé, titulaire d’un master en traitement automatique des langues, a rejoint la MSHE Ledoux comme ingénieur pour six mois dans le cadre de l’action ORTEP Revitalisation. Son travail, qui a débuté en septembre 2018, s’inscrit plus particulièrement dans l’opération transversale de l’ORTEP « Observer et accompagner la revitalisation : une approche par le patrimoine numérique ». Cette dernière vise à développer des méthodes, protocoles et outils adaptés à la sauvegarde, l’exploitation et la valorisation du patrimoine numérique régional. La mission confiée à Nicolas Gutehrlé, menée en collaboration avec Virginie Lethier du laboratoire ELLIADD (1), est d’explorer des méthodes automatisées permettant de projeter sur une carte les toponymes d’un texte, c’est-à-dire les noms de lieux qui y sont cités. Par « lieu », il faut entendre les commune, quartier, rue… mais aussi les lieux naturels (telle une colline) ou les monuments (fontaine, église…) pour peu qu’ils soient identifiés par un nom propre. Cela suppose donc, dans la masse d’informations que contient un texte, de repérer les toponymes, de les extraire pour ensuite les associer à des données géolocalisées – le tout de manière automatique.  

Retour sur le séminaire «Mémoire et mémorisation au croisement de la psychologie et des sciences du langage»

actu20181217 Retour séminaireMBendinelliFaire dialoguer psychologie et sciences du langage, tel était l’objet du séminaire organisé conjointement par Marion Bendinelli, maître de conférences en sciences du langage, et André Didierjean, professeur de psychologie, responsables respectivement des pôles de recherche « Archive, bases, corpus » et « Comportements, risques, santé » de la MSHE Ledoux. Au cours de ce séminaire commun, qui s’est tenu le 22 novembre 2018, deux communications ont été présentées : celle de Laure-Hélène Canette, orthophoniste et doctorante en psychologie cognitive au laboratoire LEAD (1) de l’université Bourgogne Franche-Comté et celle de Christophe Cusimano, professeur en sciences du langage à l’université de Masaryk de Brno en République tchèque. Ces deux communications ont permis de mettre en regard le parcours d’une psychologue qui se tourne vers les outils et analyses de la linguistique et celui d’un linguiste qui s’intéresse aux tests psychologiques.
Laure-Hélène Cannette interroge dans son travail de thèse les effets de la musique sur le langage : elle cherche à mesurer l’influence de caractéristiques musicales, tel le rythme, d’une part sur la performance à des tests de jugement de grammaticalité (la phrase lue est-elle correctement construite ?) et d’autre part sur l’activation de concepts gardés en mémoire.

Parution: La formation d'une opinion démocratique

actu20181106 parutioncahier34La formation d'une opinion démocratique, le cas du Jura, de la révolution de 1848 aux années de la « république triomphante » (vers 1895)
Pierre MERLIN
n°34 - Les cahiers de la MSHE

« Vive les rouges, à bas les blancs ! Vive Ledru-Rollin ! Bonaparte à la guillotine ! À bas les chouans ! ». Ces cris poussés en octobre 1850 par les vendangeurs du pays dolois sont l’une des nombreuses traces que Pierre Merlin a recueillies dans des archives jusqu’ici peu exploitées pour écrire l’histoire vivante de l’apprentissage de la démocratie dans le Jura entre 1848 et la fin du XIXe siècle. Des luttes politiques intenses autour de 1848 jusqu’à l’installation de la République et au-delà, l’ouvrage décrit la formation d’une opinion démocratique que viennent éclairer des trajectoires de républicains et socialistes emblématiques comme Louis-Étienne Jousserandot et Jean-Paul Mazaroz.


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Nouvelles actions de recherche à la MSHE

actu20181213 NActionsrechercheDeux nouvelles actions de recherche viennent enrichir la programmation scientifique de la MSHE C. N. Ledoux.

L’action « Fonctions et usages du masque scénique dans les arts du spectacle au XXIe siècle » portée par Guy Freixe dans le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs »
Le masque a été le vecteur de renouvellements esthétiques importants dans les arts du spectacle au XXe siècle, puis sa force utopique est retombée en même temps que s’effondraient dans nos sociétés les idéologies messianiques. Il semble que nous assistions aujourd’hui à des résurgences de sa présence en scène venant questionner l’homme et nos sociétés. De nouvelles pratiques apparaissent, où le masque rencontre la marionnette, le théâtre d’objet, les nouvelles technologies, dans une fascination trouble devant une identité incertaine et énigmatique. Le masque scénique se renouvelle également au contact de formes carnavalesques hybridées ou se réinvente en puisant dans les pratiques rituelles pour réactiver de nouvelles formes théâtrales.

Appel à projets «Transmission, travail, pouvoirs» 2019

actu20181123 AAPTTP2019La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSHE C. N. Ledoux et la MSH de Dijon, a lancé le 23 novembre 2018 son quatrième appel à projets (AAP) « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Ces trois termes constituent un axe thématique commun et structurant développé au sein de la Fédération des MSH.
Les objectifs de l’AAP sont d’une part de favoriser l’émergence de nouveaux projets pour alimenter cet axe TTP et d’autre part de préparer les équipes à de futurs appels à projets de plus grande envergure. D’un montant global de 24 000 euros, l’AAP 2019 permettra de doter les projets retenus de crédits « starter » (2 000 euros maximum) ou de crédits « développement » (4 000 euros maximum) pour des projets plus ambitieux.
Les chercheurs ont jusqu’au 11 janvier 2019 pour déposer leurs projets, qui devront mettre en œuvre des collaborations inter-équipes et inter-sites. Les propositions feront l’objet d’une expertise externe par des personnalités des Comités scientifiques des deux MSH et d’une évaluation par le Comité d’orientations de la Fédération.

Descriptif de l’AAP
Grille d’expertise
Formulaire
Date limite : 11 janvier 2019 à 12h

Appel à projets MSHE 2019 «Soutien à la recherche en SHS en Franche-Comté»

actu20181115 AAPMSHE2019Dans le cadre du plan gouvernemental de soutien des sciences humaines et sociales (SHS), le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation (MESRI) a octroyé en 2018 une dotation exceptionnelle à chacune des 23 Maisons des sciences de l’homme, d’un montant global d’un million d'euros. Dans ce contexte, la MSHE Ledoux a décidé le lancement d’un appel à projets spécifique, doté d’une enveloppe de 20 000 € (1), destiné à soutenir la recherche en SHS en Franche-Comté, via le financement d’actions :
- favorisant le lancement de nouveaux projets de recherche interdisciplinaire,
- permettant de renforcer des projets en cours, rattachés à l’un des pôles de la MSHE.

Sont particulièrement attendus des projets de journées d’étude visant à formaliser une nouvelle action de recherche, à approfondir la réflexion sur une thématique émergente, à mettre au point un protocole méthodologique ou encore à renforcer un réseau de collaboration scientifique autour d’une question scientifique.
Les crédits alloués aux projets retenus seront de 2 000 euros maximum.

Retour sur la journée d’étude «Le pouvoir des mots»

Actu20181114 RetourPocomLa journée d’étude « Le pouvoir des mots : évaluation des politiques de communication des banques centrales » s’est tenue le 16 octobre 2018 dans la salle de conférence de la MSHE Ledoux. Cette journée, organisée par plusieurs chercheurs (1), s’inscrit dans le projet de recherche « PoCom » (le pouvoir des mots : évaluation des politiques de communication de la BCE et de la Federal Reserve), porté par Fabien Labondance, du laboratoire CRESE (Centre de recherche sur les stratégies économiques). « PoCom » a été lauréat de l’appel à projets « Transmission, Travail, Pouvoirs » 2018, dans le cadre de la Fédération des MSH de Dijon et de Franche-Comté.
La journée d’étude a rassemblé des chercheurs européens en économie, linguistique, science politique et sociologie autour des questions posées par les politiques de communication des banques centrales. Les interventions ont souligné la multidimensionnalité des discours des banquiers centraux qui sont diffusés dans une mise en scène institutionnalisée pour influencer les variables macroéconomiques et financières, mais aussi les représentations sociales et politiques des citoyens.

Delphine Vennat, nouvelle docteure à la MSHE

actu20181108 SoutenanceDVennatDelphine Vennat, doctorante de la MSHE Ledoux rattachée au Laboratoire de psychologie de l’UFC, a soutenu sa thèse le 13 septembre 2018 dans la salle de conférence. La recherche, conduite sous la direction de Denis Mellier et Rose-Angélique Belot, s’intitule « Devenir mère et défaut d’étayage familial dans le post-partum immédiat. Étude clinique, longitudinale et comparative à domicile des 2 semaines aux 18 mois du bébé ». Elle s’inscrit dans l’action « Parents isolés, bébé et soutien familial et institutionnel » (1) du pôle 5 de la MSHE Ledoux.
Le travail de Delphine Vennat a porté sur les conséquences pour les mères de l’absence d’un soutien familial après la naissance de leur enfant, notamment les conséquences psychiques et interrelationnelles avec le père et le bébé. En effet, au cours des cinquante dernières années, les transformations sociétales ont profondément touché le « devenir mère ». Les progrès de la médecine par exemple ont permis d’améliorer la sécurité physique des mères et des nourrissons, mais ont aussi impacté les rites et les pratiques traditionnels qui entouraient autrefois les naissances. La présence aidante et bienveillante de la famille élargie – souvent les mères, grands-mères ou tantes – s’est de fait estompée. Cela conduit à un phénomène nouveau, à savoir une certaine solitude dans le « devenir parent ».

Mahé Arexis, nouvelle docteur à la MSHE

actu20181019 SoutenanceMArexisMahé Arexis, doctorante de la MSHE Ledoux rattachée au Laboratoire de psychologie de l’UFC, a soutenu sa thèse en psychologie cognitive le 27 septembre 2018. Menée sous la direction de André Didierjean et de François Maquestiaux, elle s’intitule « La capture attentionnelle : “transposabilité” du phénomène du laboratoire au monde réel », et s’inscrit dans l’action « Prise de décision et processus attentionnels » du pôle 5 de la MSHE.
La « capture attentionnelle » désigne le fait que, lors de l’exécution d’une tâche, notre attention est involontairement attirée par des stimuli visuels ou auditifs. Au volant d’une voiture par exemple, le conducteur peut être distrait par une publicité sur le bord de la route. Les travaux menés en psychologie cognitive ont cependant souligné que l’origine de cette capture de l’attention est vraisemblablement en lien avec la tâche en cours. Ainsi, une publicité en rouge et vert rappellera les couleurs des feux tricolores et sera plus susceptible d’attirer l’attention du conducteur. Les chercheurs parlent alors de « capture attentionnelle contingente ». Jusqu’alors, les expériences qui ont mis en évidence ce phénomène étaient relativement simples visuellement : en laboratoire, le participant est invité à repérer des lettres ou des formes géométriques dans un ensemble affiché sur le fond uni d’un écran d’ordinateur, et apparaissent des stimuli « distracteurs », par exemple de couleur ou de forme différentes. La capture attentionnelle est mesurée par le temps d’exécution de la tâche, celui-ci étant plus long lorsque le distracteur capture l’attention. Mais qu’en est-il dans la vie quotidienne, dans les situations réelles nécessairement plus complexes ?

Retour sur la Fête de la science 2018

actu20181019 FDS 1La MSHE Ledoux a participé du 11 au 14 octobre 2018 à une fête de la science exceptionnelle, temps fort de l’évènement « VIVO ! Entrez en nature ». Plusieurs centaines de visiteurs sont venus sur le stand de la MSHE « quand l’Homme entre en nature » : écoliers, collégiens et lycéens les jeudi et vendredi et un très large public le week-end. Les différents ateliers ont permis d’aborder les relations de l’homme avec la nature, en particulier en contextes industriel et urbain. Les chercheurs associés à la MSHE qui se sont succédé sur le stand pendant quatre jours ont pu informer, sensibiliser, étonner… le public sur les questions de revitalisation, notamment du bassin de Belfort-Montbéliard et de Salins-les-Bains, dans le cadre du projet « ORTEP revitalisation ». Les visiteurs ont pu tester la réalité augmentée, participer à une enquête, découvrir un SIG (système d’information géographie), voir une exposition photos sur le patrimoine industriel, discuter d’un travail en cours en traitement automatique des langues ou encore du prix du paysage. Les plus petits ont, quant à eux, fait revivre par leurs dessins les vitrines de Salins-les-Bains et refleurir un arbre mort, le temps de l'évènement.

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