Régulation des émotions, réussite scolaire et neurofeedback

actu20190708 NeurofeedbackLes recherches sur le rôle des émotions dans la réussite scolaire des élèves sont en plein essor. Elles montrent notamment que savoir réguler ses émotions est une compétence clé, qui intervient aussi bien dans la réalisation de tâches scolaires et d’apprentissage – par exemple pour faire face à une situation nouvelle possiblement déstabilisante – que dans les comportements attendus à l’école de la part des élèves : coopération, écoute, gestion non violente des conflits… Le projet de Violaine Kubiszewski (1) et Damien Gabriel (2), « Étude de la régulation émotionnelle en milieu scolaire par un dispositif de neurofeedback : première évaluation de faisabilité », lauréat de l’appel à projets MSHE 2019 (3), se situe dans ce champ. Il consiste à explorer l’utilisation d’une technologie de neurofeedback pour aider les élèves à prendre conscience de leurs capacités de régulation émotionnelle et les développer. Cette technologie repose sur un électroencéphalographe portatif, qui capte des ondes cérébrales caractéristiques de certaines émotions et qui permet en temps réel de restituer ces émotions sous une forme « artistique et visuelle », explique Violaine Kubiszewski. Concrètement, le sujet est équipé d’un casque permettant de recueillir les ondes cérébrales et il visualise à l’aide de billes sur un écran d’ordinateur sa capacité à contrôler ses émotions : les billes évoluent par exemple de manière anarchique dans le cercle, et à mesure que le sujet parvient à se mettre dans l’état émotionnel visé, les billes s’agglomèrent au centre du cercle.


Retour sur la rencontre «Cognition & distraction»

actu20190627 Retour cognition distractionMahé Arexis, ingénieur de recherche à la MSHE Ledoux, et François Maquestiaux, professeur au Laboratoire de psychologie, ont organisé une rencontre scientifique le 11 juin 2019 portant sur les processus cognitifs impliqués en situation de distraction. La rencontre s’inscrit dans le programme de recherche FOCAL « Focalisation et allocation de l'attention dans un monde de distraction », financé par la Région Bourgogne-Franche-Comté et développé au sein du pôle « Comportements, risques, santé » de la MSHE. Elle a rassemblé des chercheurs français et étrangers reconnus pour leurs travaux sur la cognition : outre Mahé Arexis et François Maquestiaux, étaient présents Alan Hartley, du Scripps College (1) aux États-Unis, Gaën Plancher de l’université Lyon Lumière, Maria Augustinova de l’université de Rouen-Normandie, Mathieu Servant de l’université de Franche-Comté et Eric Ruthruff de l’université du Nouveau-Mexique (2) aux États-Unis, qui était en séjour de professeur invité à la MSHE. La volonté des organisateurs était de proposer des présentations des recherches fondamentales les plus récentes et de les mettre en perspective avec des situations rencontrées au quotidien, en lien avec la distraction.

Parution: Un mousquetaire du journalisme: Alexandre Dumas

actu20190619 Parution CahierMSHE n37
Un mousquetaire du journalisme : Alexandre Dumas

Sarah Mombert et Corinne Saminadayar-Perrin (dir.)
n°37 - Les Cahiers de la MSHE


Bretteur des lettres, Alexandre Dumas se fit journaliste par tempérament et par passion. Dès ses débuts, le jeune dramaturge s’est forgé dans et par la presse une personnalité publique, dans tous les sens du terme. Sa trajectoire est celle d’un engagé volontaire dans l’espace médiatique, où il occupe presque tous les postes : critique dramatique, chroniqueur, feuilletoniste, historien du contemporain, correspondant de guerre, intarissable causeur. De fortes convictions animent cette écriture en mouvement perpétuel : Dumas défend l’idéal démocratique d’une littérature authentiquement populaire, engagée dans les combats du présent, et intensément interactive.


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Retour sur les journées d’étude «Frontières en mutation: vivre et utiliser les transformations territoriales»

actu20190613 Retour FrontièresMaxime Kaci, maître de conférences en histoire contemporaine actuellement en délégation CNRS à la MSHE Ledoux, a organisé les 6 et 7 juin 2019 les journées d’étude « Frontières en mutation : vivre et utiliser les transformations territoriales (XIV-XXIe siècle) », avec le soutien de la MSHE dans le cadre de son appel à projets 2019 « Soutien aux SHS » et du Centre Lucien Febvre. Ces journées s’inscrivent dans l’action de recherche « Frontières » (1) portée par Maxime Kaci au sein du pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE Ledoux. Depuis 2015 Maxime Kaci conduit des travaux sur le changement de nature des délimitations territoriales et ses implications culturelles et sociales en Europe du XIVe siècle à nos jours. Une première phase a permis de réunir un collectif de chercheurs en histoire, géographie, sociologie et sciences politiques pour comparer les effets induits par les évolutions de deux délimitations territoriales contiguës qui épousent des trajectoires opposées : celle entre Bourgogne et Franche-Comté qui disparaît progressivement et celle entre France et Suisse où s’affirme l’une des dernières frontières entre la France et un État non adhérent de l’Union européenne. Ce travail vient de déboucher sur la publication d’un ouvrage dans la collection des Cahiers de la MSHE : Deux frontières aux destins croisés ? Étude interdisciplinaire et comparative des délimitations territoriales entre la France et la Suisse, entre la Bourgogne et la Franche-Comté (XIVe-XXIe siècle) sous la direction de Benjamin Castets Fontaine, Maxime Kaci, Jérôme Loiseau et Alexandre Moine.

Au fondement de l’art lyrique

actu20190528 operafLully, Campra, Rameau, Dauvergne, Gluck… Toute la vie de l’Opéra de Paris sous l’Ancien Régime, œuvres, compositeurs, des interprètes les plus célèbres à l’ouvreuse de loges en passant par les décorateurs, machinistes et bien sûr les querelles esthétiques… 120 ans restitués en quatre volumes et près de 4 000 pages. C’est la prouesse du Dictionnaire de l’Opéra de Paris sous l’Ancien Régime, dont les deux premiers tomes paraissent en juin 2019 aux éditions Garnier classiques, sous la direction de Sylvie Bouissou, Pascal Denécheau et France Marchal-Ninosque (1). L’ouvrage – dont la sortie coïncide avec le 350e anniversaire de l’Opéra de Paris – est exceptionnel par son exhaustivité. Il est le fruit d’une collaboration de huit années entre l’Institut de recherche en musicologie (IREMUS) et la MSHE Ledoux (2), auquel ont contribué cinquante-sept chercheurs français et étrangers (3).
L’ambition de Sylvie Bouissou, Pascal Denécheau et France Marchal-Ninosque est de rendre compte de l’institution « Opéra de Paris » dans son ensemble : répertoire, personnels, fonctionnement administratif, durant toute la période de l’Ancien Régime. Fondée en 1669, ce qui devient vite l’Académie royale de Musique (ARM) comprend une troupe de chanteurs qui lui est attachée, le premier orchestre professionnel de France et un corps de ballet. En 120 ans, cela représente plus de 4 000 interprètes, musiciens, auteurs, personnels administratifs et près de 1 000 œuvres créées ou reprises. Tous ont une entrée dans le Dictionnaire.

Retour sur la rencontre «1000 doctorants pour les territoires»

actu20190523 Retour 1000 doctorantsLa Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté a accueilli lundi 13 mai 2019 Jordana Harris, représentante de HESAM Université, pour une présentation et un temps d’échanges sur le dispositif national « 1000 doctorants pour les territoires ». Ce dernier est un programme d’information et de mise en relation, créé et porté au niveau national par HESAM Université, qui vise à promouvoir la réalisation de thèses subventionnées (Cifre) au sein de collectivités territoriales, groupements, établissements publics et associations. Ces structures sont en effet, sous certaines conditions, éligibles depuis 2006 à ce dispositif financé par le Ministère en charge de la Recherche et dont la gestion administrative et financière est confiée à l’ANRT (Association Nationale de la Recherche et de la Technologie).

Ce type de thèses financées n'est, pour l’heure, pas suffisamment utilisées et mobilisées, à la fois par les potentielles structures d’accueil des doctorants et par les Sciences Humaines et Sociales.

Pour en savoir plus sur ce dispositif, retrouvez toutes les informations en ligne sur le site dédié : https://www.hesam.eu/article-587
Pour toute question, définition d’un projet et aide au montage d’un projet de thèse de ce type, n’hésitez pas à contacter les MSH.

Parution: Deux frontières aux destins croisés?

actu20190513 Parution CahierMSHE n36Deux frontières aux destins croisés ?
Étude interdisciplinaire et comparative des délimitations territoriales entre la France et la Suisse, entre la Bourgogne et la Franche-Comté (XIVe-XXIe siècle)
Benjamin Castets Fontaine, Maxime Kaci, Jérôme Loiseau et Alexandre Moine (dir.)
n°36 - Les cahiers de la MSHE

Fruit d’échanges interdisciplinaires, cet ouvrage interroge les liens entre délimitations territoriales et organisation des sociétés. Suivant une démarche comparative, les auteurs questionnent, depuis les débuts des États modernes au XIVe siècle jusqu’à aujourd’hui, les effets induits par les évolutions de ces délimitations à partir de deux terrains d’observation contigus aux évolutions a priori opposées : les territoires entre Bourgogne et Franche-Comté où semble disparaître toute limite ; ceux entre France et Suisse où s’affirme l’une des dernières frontières entre la France et un État non adhérent de l’Union européenne. Cette comparaison permet de déterminer ce qui distingue une frontière étatique de délimitations territoriales d’autres natures.


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Construire la mémoire des mémoires

actu20190507 Memoires de l Enclave110 heures d’enregistrement audio, 2 100 pages d’entretiens retranscrits, un tapuscrit en 2 tomes, plusieurs centaines de feuillets manuscrits, des dossiers de presse, des courriers, des carnets, des photos… Ce sont les archives de l’ouvrage de Jean-Paul Goux Mémoires de l’enclave paru aux éditions Mazarine en 1986. Une partie d’entre elles est actuellement numérisée à la MSHE Ledoux, dans le cadre du programme « AME » porté par Andrée Chauvin en réponse à l’appel à projets « Transmission, travail, pouvoirs » 2019 (1).
Tout commence en 2016 avec un projet pédagogique et de recherche consacré aux mémoires ouvrières en Franche-Comté. Le projet est conduit dans le cadre de la licence de sciences du langage par Sandra Nossik, Virginie Lethier et Marion Bendinelli, enseignantes-chercheuses et membres du laboratoire ELLIADD. Les étudiants de licence mènent des entretiens auprès d’ouvriers et ouvrières à la retraite ; une série de conférences est organisée, au cours de laquelle interviennent des historiens, des sociologues, des linguistes… En 2017, l’écrivain Jean-Paul Goux est invité à donner une conférence sur les Mémoires de l’enclave (récits d’industrie). Il retrace notamment le travail de préparation, avec la masse de documents collectés, les cassettes de 90 minutes contenant les entretiens avec les ouvriers. Car Mémoires de l’enclave résulte de deux ans d’enquête menée par Jean-Paul Goux en 1983-84 dans le Pays de Montbéliard, qu’il nomme « l’Enclave », auprès d’ouvriers et ouvrières, retraités pour la plupart.

Retour sur le colloque «Ruse et magie de l’Antiquité à nos jours»

actu20190502 retour colloque RUSEMichel Pretalli, maître de conférences en études italiennes à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité (ISTA) a organisé les 11 et 12 avril 2019 un colloque international où l’attention était portée sur les liens que la ruse entretient avec la magie depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Ce colloque représente la seconde initiative (1) de l’action « Ruse » portée par Michel Pretalli à la MSHE Ledoux, un projet qui vise à éclairer étape par étape les multiples facettes de cet objet d’étude aussi fascinant que complexe. En effet, la ruse se manifeste dans presque toutes les activités humaines : elle peut être définie comme une forme d’intelligence permettant de résoudre une situation problématique ou – comme l’a montré le colloque précédent sur les ruses militaires – de prendre un avantage sur un adversaire sans miser sur la force.
Les onze communications du colloque d’avril 2019, présentées par des spécialistes venant d’universités françaises et étrangères devant un public composé de chercheurs, d’étudiants mais aussi d’amateurs, représentent le fruit d’une réflexion menée à travers des regards disciplinaires variés (histoire, philosophie, langues et littératures, psychologie cognitive).

Vers une échelle d’ajustement relationnel entre proche aidant et malade du cancer

actu20190418 echelle ajustement relationnelL’annonce d’un cancer bouleverse la vie du malade et de son entourage. La maladie atteint le corps mais vient également perturber les dynamiques relationnelles entre le malade et ses proches. Il est souvent difficile d’accepter les changements de rôle induits par la maladie, les renoncements successifs vis-à-vis d’un avenir qui s’annonce différent de ce qui était imaginé. Une relation d’aide s’établit et des ajustements s’opèrent entre le malade et sa famille. Cet ajustement relationnel est au centre du projet porté par Magalie Bonnet (1), maître de conférences en psychologie clinique, en réponse à l’appel à projets MSHE 2019. Selon la chercheuse, outre la façon de communiquer, les modalités relationnelles entre aidant et aidé passent par la qualité de l’attachement de l’aidant et sa capacité à s’ajuster à la demande du malade. Cette habilité de l’aidant à apporter un support positif est tributaire non seulement de son vécu de la maladie mais aussi de la façon dont le malade perçoit l’ajustement de l’aide à ses besoins.
Le financement obtenu grâce à l’appel à projets MSHE permet d’engager la première étape d’une recherche dont l’objectif est d’élaborer une échelle d’ajustement relationnel entre malade et proche aidant. Celle-ci servira à évaluer les différents temps stratégiques du parcours de la maladie, l’évolution et le rôle de l’ajustement mutuel entre aidant et aidé. Car pour la chercheuse, la dimension temporelle, rarement prise en compte dans les recherches, est essentielle, tant sur le plan médical que dans la compréhension des enjeux relationnels au sein du couple aidant/aidé.

Subvention de la Région pour la plate-forme technologique

actu20190411 Subvention PFTDans le cadre de sa politique de soutien à la recherche, la Région Bourgogne-Franche-Comté a accordé une subvention à la MSHE C. N. Ledoux, en réponse à l’appel à projets 2018 dédié aux plates-formes technologiques. Le projet porté par la MSHE, intitulé EMULATION (Équipements MUtualisés pour la recherche en SHS et la vaLorisAtion des TerritoIres et des pOpulatioNs), vise à renforcer les ressources et l’expertise de la plate-forme technologique (PFT) en matière d'acquisition, de traitement et de valorisation des données de la recherche. En effet, la PFT mutualise des ressources et des compétences en appui à la recherche en sciences humaines et sociales. Ses activités articulent mise à disposition d’équipements spécialisés, formations et développement de compétences méthodologiques et technologiques, au service de la communauté scientifique Bourgogne-Franche-Comté : étudiants à partir du master, post-doctorants, ingénieurs, enseignants-chercheurs et chercheurs. Les compétences de la PFT se structurent en trois unités fonctionnelles :
- GéoBFC dédiée à la géomatique et à l’analyse spatiale, et commune à la MSHE et la MSH de Dijon.  
- NuAnCES (Numérisation et Analyse de Corpus pour la rEcherche Scientifique) spécialisée dans la numérisation, l’analyse et la conservation de corpus.
- ESCCo (Expérimentations pour les Sciences du Comportement et de la Cognition) en appui à l’étude des processus et mécanismes qui sous-tendent le comportement humain.

Rachel Opitz, spécialiste d’archéométrie spatiale, invitée à l’UFC par la MSHE

actu20190404 ROpitzRachel Opitz est archéologue, maître de conférences à l’Université de Glasgow au Royaume-Uni, spécialiste d’archéométrie spatiale et plus généralement des techniques numériques appliquées à l’archéologie. Elle collabore depuis plus de dix ans avec la MSHE Ledoux, où elle a notamment été post-doctorante en 2009-10 et 2012-13 (1). Depuis, elle a effectué plusieurs courts séjours à Besançon dans le cadre de programmes de recherche. Elle est revenue cette année plus longuement en tant que professeure invitée, grâce au financement de l’UFC et à l’initiative de Laure Nuninger, chargée de recherche CNRS au laboratoire Chrono-environnement et coordinatrice du pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE.
Ce séjour, du 11 mars au 10 avril 2019, est l’occasion de partager son expérience à travers un atelier de recherche, deux séminaires et une formation (2). Il est également mis à profit par les deux chercheuses pour travailler à un ouvrage collectif de synthèse à partir de travaux antérieurs. En effet, plusieurs programmes de recherche (3) ont été conduits à la MSHE Ledoux, qui portaient sur les espaces forestiers et ont utilisé la technologie LiDAR. Le LiDAR (light detection and ranging) est une technologie de télédétection par laser : le balayage du sol par un rayon laser permet d’en obtenir un modèle altimétrique et ainsi de découvrir les traces des activités passées, quel que soit le couvert végétal, dans la mesure où celui-ci peut être effacé virtuellement.

Retour sur les conférences d’Éric Ruthruff autour du contrôle cognitif

actu20190326 Retour ERuthruffEric Ruthruff a été chercheur à la NASA (1) dans le laboratoire Cognition et action pendant plus de dix ans. Aujourd’hui, il enseigne à l’université du Nouveau-Mexique aux États-Unis, dans la ville d’Albuquerque. Grâce à un financement de professeur invité de l’UFC, il a effectué un premier séjour à la MSHE Ledoux en mars 2019 et sera de retour en juin. Durant son séjour, il a travaillé sur le projet FOCAL – focalisation et allocation de l’attention dans un monde de distractions (2) – en collaboration avec Mahé Arexis, ingénieur de recherche et docteur en psychologie cognitive, Morgan Lyphout-Spitz, étudiante en deuxième année de master, et François Maquestiaux, porteur du projet. Ce premier séjour a également été l’occasion de donner un cours magistral aux étudiants de licence de psychologie (3) ainsi que deux conférences à la MSHE Ledoux.

La première conférence, qui a eu lieu le 6 mars 2019, était intitulée « Pourquoi la plupart des choses que nous savons sur la capture de l’attention sont fausses ». La capture de l’attention ou capture attentionnelle désigne le fait que, lors de l’exécution d’une tâche, notre attention est involontairement attirée par des stimuli visuels ou auditifs. Eric Ruthruff a rappelé que cette distraction peut être positive, comme dans le cas d’une alarme, mais qu’elle est plus souvent négative, par exemple lorsqu’une publicité sur le bord de la route attire l’attention du conducteur.

La langue sous influence

actu20190312 ASCalinonMobilités dans l’espace migratoire Algérie France Canada (1) vient de paraître sous la direction de Nathalie Thamin, Mohammed Zakaria Ali-Bencherif, Anne-Sophie Calinon, Azzeddine Mahieddine et Katja Ploog. Ces chercheuses françaises et chercheurs algériens, spécialistes de sociolinguistique, collaborent de longue date. Depuis 2014 notamment, l'équipe conduit une recherche, portée à la MSHE Ledoux par Anne-Sophie Calinon, sur les dynamiques spatiales et langagières à l’œuvre dans les migrations des étudiants magrébins vers la France ou le Canada (2). La parution de l’ouvrage, qui fait suite à un colloque organisé par les cinq chercheurs en 2016 (3), est l’occasion de revenir sur ce travail de recherche toujours en cours.
L’ambition des chercheurs est de saisir la mobilité étudiante sous ses différentes facettes, sociale, individuelle, avec une attention particulière accordée à la langue. Comment se construisent les choix et les trajectoires de mobilité ? Quelles influences ces migrations ont-elles sur la langue parlée par les étudiants ? L’espace étudié – principalement constitué du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc), de la France et du Canada – présente l’intérêt d’avoir une langue partagée et une histoire commune. Comment le français est-il utilisé, par exemple au regard des variétés du français du Maghreb ?

Nouveaux matériels à la PFT: GPS centimétriques

actu20190313 GPSLa plateforme technologique de la MSHE vient de faire l’acquisition de deux nouveaux GPS Trimble GEO7X, grâce à un financement de la Région Franche-Comté (1).

Ils sont équipés d’une antenne zephyr 3, destinée à la réception des signaux satellites venant des constellations américaines, européennes, chinoises et russes. Les corrections apportées aux relevés de terrain peuvent se faire ou bien en temps réel (connexion au système VRS ou SBAS) ou bien en post-traitement, avec récupération de fichiers de corrections de la station GNSS la plus proche.

Ces récepteurs GPS offrent une précision centimétrique, qui reste bonne même sous couvert forestier. Sur les terrains difficiles, ils peuvent être utilisés de manière couplée : l’un rendu fixe fait office de station et enregistre en continu les signaux utiles à la correction en post-traitement, tandis que l’autre, mobile, opère les relevés.

Restitution des projets 2018 soutenus par la Fédération des MSH

actu20190306 Restitution Projets2018 AAP TTPLa Fédération des Maisons des sciences de l’homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSH de Dijon et la MSHE C. N. Ledoux, lance un appel à projets annuel dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, Travail, Pouvoirs » (TTP), mis en place en 2016. Le 4 mars 2019, à Besançon, les six projets de recherche lauréats en 2018 ont fait l’objet d’une session de restitution par les chercheurs porteurs ou participants aux recherches - session ouverte à l’ensemble des chercheurs associés aux deux MSH. Les projets sélectionnés doivent associer des chercheurs bourguignons et francs-comtois, dans l’objectif d’une part de renforcer les coopérations entre équipes de recherche et d’autre part de favoriser la structuration des sciences humaines et sociales à l’échelle régionale. En 2018, chaque projet lauréat avait été doté de crédits « starter » de 2 000 euros.
Lors de la restitution, les chercheurs ont présenté un bilan du projet financé par l’AAP TTP 2018, des difficultés parfois rencontrées et ont esquissé les perspectives qui se dessinent à présent. Les crédits octroyés ont ainsi permis l’organisation de séminaires et journées d’étude, la réalisation d’enquêtes, la constitution de corpus, ou encore de faire appel à des traducteurs spécialisés… Les présentations et la discussion qui s’en est suivie ont souligné l’intérêt de l’AAP TTP entre autres pour renforcer des réseaux scientifiques embryonnaires ou développer de nouveaux partenariats, scientifiques et/ou culturels. Les échanges ont été structurés autour de trois questions : celle de la valorisation des recherches, celle de l’articulation des projets avec les plates-formes technologiques des MSH et enfin celle du passage de projets « strater » à des projets plus ambitieux en réponse à des AAP nationaux ou internationaux.

Rappel des projets 2018

Parution: Les mutations récentes du foncier et des agricultures en Europe

actu20190220 Parution CahierMSHE n35Les mutations récentes du foncier et des agricultures en Europe
Gérard CHOUQUER et Marie-Claude MAUREL (dir.)
n°35 - Les cahiers de la MSHE

L’ouvrage propose un tour d’horizon des évolutions les plus récentes du foncier et de l’agriculture en Europe. Une première partie caractérise les évolutions et les révolutions des politiques agricoles, étudiées du point de vue du droit, de la science politique, de l’agronomie et de la géographie, en mettant l’accent sur la fin d’une phase protectionniste, et avec deux éclairages régionaux, en Méditerranée et dans l’Europe médiane. Une seconde partie interroge les modèles agricoles et fonciers : l’agriculture familiale, l’agriculture de firme, le travail saisonnier, les mutations de la propriété et l’évolution vers le portage foncier.

L'ouvrage a été rédigé par un collectif d’auteurs issus de l’Académie d’agriculture de France, du CNRS, de Sciences Po, d’Agroparistech, de l’EHESS, de l’ENSAT, de l’École supérieure d’agricultures, et des universités de Nice, Montpellier, Dijon, Lorraine, Perpignan. Il est publié avec le concours des Presses universitaires Sun Yat-sen de Guangzhou (Chine).

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Retour sur le séminaire «Revitalisation et mutations territoriales»

actu20190219 Retour seminaire revitalisationLe séminaire « Revitalisation et mutations territoriales », qui s’est tenu le 4 février 2019, s’inscrit dans l’action ORTEP Revitalisation dans le pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE Ledoux. Il était organisé par Nathalie Kroichvili, économiste et responsable de l’opération « Dynamique territoriale et schéma de revitalisation du bassin d’emploi de Belfort » dans l’action ORTEP, Nastasya Winckel, doctorante en économie (1) et Laure Nuninger, archéologue et coordinatrice du pôle 1.
C’est sous la forme originale d’une lecture collective et pluridisciplinaire de quatre articles scientifiques que s’est organisé ce séminaire, dans la continuité d’une première édition sur le concept de « path-dependency » (dépendance au sentier) qui a eu lieu le 6 février 2018. Ces deux séminaires s’intègrent dans une dynamique plus large de réflexion théorique sur les territoires et visent à renforcer les discussions interdisciplinaires entre chercheurs sur les questions de mutations territoriales, au sein de la MSHE et des laboratoires fédérés. Le séminaire « Revitalisation et mutations territoriales » a rassemblé des participants (chargés de recherche, maître de conférences, professeurs et une doctorante) venant de disciplines variées (archéologie, économie, géographie, sociologie, philosophie, histoire). Tous avaient au préalable reçu les quatre articles (2) publiés par des auteurs extérieurs aux participants. Ces derniers s’étaient engagés à les lire avant le séminaire, afin de rendre fructueux les échanges.

Les lauréats de l’appel à projets «Transmission, travail, pouvoirs» 2019

actu20190211 Laureats AAP TTP2019La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 23 novembre 2018 son quatrième appel à projets dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Dix projets ont été déposés au total, sept pour la MSHE Ledoux et trois pour la MSH de Dijon. Ils ont fait l’objet d’une évaluation externe par des experts des Conseils scientifiques des deux MSH. Puis, le Comité d’Orientations Scientifiques de la Fédération s’est réuni le 8 février 2019 à Dijon et a retenu six projets, parmi lesquels quatre sont dotés de crédits « développement » allant de 3 000 à 4 000 euros et deux projets bénéficient de crédits « starter » de 1 800 et 2 000 euros.

Les projets lauréats :

Besançon et ses espaces forestiers: la MSHE contribue à la vie locale

actu20190205 CFruchart BNFLa Ville de Besançon, propriétaire d’environ 2 000 ha de forêts communales, inscrit sa politique forestière dans un plan d’aménagement permettant de programmer la gestion de la forêt sur une période de 20 ans. Fin 2017 dans le cadre de la révision de ce plan d’aménagement forestier, la Ville a initié une démarche participative « Besançon naturellement forestière » (BNF) qui s’est poursuivie jusque fin 2018. Catherine Fruchart, chercheuse associée à la MSHE, a contribué à la réflexion.
Rencontre.

Catherine Fruchart, vous avez participé à la démarche « Besançon naturellement forestière » au nom de la MSHE. Comment expliquer la présence de la MSHE dans cette démarche citoyenne ?
Pour le projet BNF, la Ville de Besançon a voulu solliciter chaque acteur du milieu forestier, en tenant compte de la dimension multifonctionnelle de la forêt. L’objectif était de faire émerger des actions novatrices en lien avec le changement climatique et l’évolution de la gestion forestière. Pour la MSHE, participer à cette démarche s’imposait ! Cela s’inscrit dans la continuité d’actions de recherche menées au cours des dix dernières années, avec plusieurs programmes financés par la Ville de Besançon, la région Franche-Comté, l’État et l’Europe (1).Dans le cadre de ces programmes, nous avions déjà mis en place des collaborations avec la Ville et l’Office National des Forêts (ONF). Participer à BNF c’était aussi l’occasion de contribuer à la vie locale et de partager les connaissances et résultats acquis sur les forêts bisontines avec un public non initié à la recherche scientifique, en s’appuyant sur différents champs disciplinaires : archéologie, histoire, géographie et sciences de l’environnement.

Albane Rossi, nouvelle docteure à la MSHE

actu20190130 These AlbaneRossi 1Albane Rossi a soutenu une thèse en archéologie le 19 décembre 2018 intitulée « Un espace rural en pays d’openfield : appropriation et occupation du sol à Blandy-les-Tours (Seine-et-Marne) du XVIe au XIXe siècle ». La recherche, menée sous la direction de François Favory, s’est inscrite dans l’action « ArchaeDyn » (1) dans le pôle de recherche « Dynamiques territoriales » de la MSHE.
Dans sa thèse, Albane Rossi a analysé l’organisation des terres du XVIe au XIXe siècle sur un territoire donné, comprenant notamment une seigneurie importante. Ce territoire correspond en grande partie à l’actuelle commune de Blandy-les-Tours, située en Seine-et-Marne dans le plateau agricole de la Brie, à une quinzaine de kilomètres de Melun et une cinquantaine de kilomètres de Paris. Comment durant trois siècles a-t-il évolué ? Comment se sont modifiés les limites et les caractéristiques de la seigneurie, le paysage et l’habitat ? Comment s’est transformée la distribution spatiale de la propriété foncière ? Telles sont quelques-unes des questions que s’est posées Albane Rossi. L’analyse approfondie d’un territoire – la chercheuse parle de micro-analyse – sur la très longue durée jette un regard nouveau sur l’histoire : elle confirme certaines études, mais également bat en brèche d’autres recherches réalisées à une échelle plus grande ou sur une durée plus courte. Par exemple, elle montre que le cens en argent – cette charge payée par le paysan au seigneur – réputé immuable par nombre d’historiens, a en réalité été simplifié entre le XVIe et le XVIIIe siècle. En effet, les taux de prélèvements des parcelles agricoles variaient fortement au début du XVIe siècle, y compris pour des parcelles de même nature et de même superficie. Les critères à l’origine des taux étaient impossibles à identifier. Au milieu du XVIIIe siècle, le système a changé, il s’est rationalisé et simplifié sans qu’il y ait pour autant un remodelage de l’ensemble des parcelles.

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