Lauréats du prix de thèse de la Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté

Actu20191206 Laureats Prix these 2019La Fédération des MSH de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé en septembre 2019 pour la première fois un prix de thèse destiné à soutenir la publication des travaux de jeunes chercheurs dont la thèse promeut l’interdisciplinarité au sein des sciences humaines et sociales (SHS) ou entre les SHS et les autres domaines scientifiques. 25 dossiers de candidature ont été soumis et classés par un jury composé des membres du Comité d’Orientations Scientifiques de la Fédération des MSH et de directeurs des trois écoles doctorales concernées : DGEP, LECLA, SEPT (1). Devant le grand nombre de candidatures et la qualité des dossiers présentés, la Fédération des MSH a décidé – lors de la réunion de son Conseil d’Orientations Scientifiques le 2 décembre 2019 – d’attribuer non pas un prix de thèse par MSH, mais deux prix de thèses chacune.

Les lauréats sont :
Mariele Mancebo, MSH de Dijon, pour sa thèse intitulée « Terminologie et discours au sein d’une filière viti-vinicole : le cas des Crémants de Bourgogne »
Frédéric Nicolas, MSH de Dijon, pour sa thèse intitulée « Entrer en agriculture biologique. Sociologie politique d’une professionnalisation sous contrainte (1945-2015) »
Amandine Picard, MSHE Ledoux, pour sa thèse intitulée « Les influences sur la pratique et les sources du droit médical et biomédical »
Albane Rossi, MSHE Ledoux, pour sa thèse intitulée « Un espace rural en pays d’openfield : appropriation et occupation du sol à Blandy-les-Tours (Seine-et-Marne) du XVIe au XIXe siècle »

Les lauréats recevront leur prix lors de la cérémonie de remise des diplômes de doctorat organisée par le Collège doctoral d'UBFC, le 20 décembre 2019.

(1) DGEP Droit, Gestion, Économie et Politique ; LECAL Lettres, Communication, Langues, Arts ; SEPT Sociétés, Espace, Pratiques, Temps

 

Les lauréats de l’appel à projets «Transmission, travail, pouvoirs» 2020

actu02122019 Laureats AAP TTP 2020La Fédération des Maisons des sciences de l’homme de Bourgogne et de Franche-Comté a lancé le 30 septembre 2019 sont cinquième appel à projets dans le cadre de l’axe thématique commun « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Six projets ont été déposés et ont fait l’objet d’une évaluation externe par des experts des Conseils scientifiques des deux MSH. Le Comité d’Orientations Scientifiques de la Fédération, réuni à Dijon le 2 décembre 2019, a ensuite retenu cinq projets, parmi lesquels quatre sont dotés de crédits « développement et valorisation » de 4 000 € chacun et un projet « starter » doté de 2 000 €.


Les projets lauréats :

Retour sur le colloque «Fins de vie plurielles, identités, conscience de la mort et démocratie»

actu 20191125 retour colloque finsvieLe colloque « Fins de vie plurielles, identités, conscience de la mort et démocratie » s’est tenu les 4 et 5 novembre 2019 à la MSHE. Il était organisé par Sarah Carvallo, professeur de philosophie au laboratoire Logiques de l’Agir, en partenariat avec la Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie. Le colloque s’inscrit dans l’action de recherche « Humanités médicales » que porte Sarah Carvallo dans le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs » de la MSHE Ledoux. Il visait à comprendre comment faire droit à des logiques de fin de vie plurielles. Cette perspective permet de revisiter le modèle dominant de l’agent rationnel ou de l’individu autonome et performant en interrogeant ce que cette période de la vie peut enseigner aux autres générations pour les moments de vie en santé, en éducation ou au travail. Elle permet également d’interroger le rôle de la médecine et de l’État en ce qu’ils transmettent à travers leur offre de soin ou plans d’action une vision de la personne qui risque d’être partiale et normative.
Les interventions et discussions des deux journées ont ainsi examiné différentes questions : quelle est la spécificité de l’expérience de fin de vie et comment en comprendre la valeur ? En quoi la conscience de la mort et la pluralité des postures permettent-elles de mieux analyser les enjeux de cette expérience de vie et de revisiter le statut de la personne vivante qui la sous-tend dans le cadre de la démocratie ? Comment garantir l’impartialité du cadre épistémique, théorique et pratique où se déploient les fins de vie ?

Maladie et fin de vie en prison

actu20191118 Parution soin prisonAline Chassagne est sociologue et anthropologue au sein de l’équipe de recherche Éthique et progrès médical du CHU de Besançon et chercheuse associée au Laboratoire de sociologie et d’anthropologie (LaSA) de l’UFC. Elle vient de publier Soins et prison. Enquête auprès des détenus gravement malades aux éditions Erès, dans lequel elle restitue ses recherches conduites dans le cadre de l’action « PARME, médecine en milieu pénitentiaire » et de sa thèse (1). L’étude PARME a été menée de 2011 à 2014 à la MSHE Ledoux sous la responsabilité de Régis Aubry et était consacrée à la situation des personnes détenues relevant d’une démarche palliative en France (2).
Rencontre avec Aline Chassagne.

Vous vous intéressez aux détenus atteints d’une maladie grave souvent incurable. Ces situations sont-elles fréquentes en France ?
Aline Chassagne : La population détenue, en France et dans plusieurs pays européens, est vieillissante pour plusieurs raisons, et son état de santé est plus dégradé que celui de la population générale. La maladie est donc présente en prison. Les soins sont organisés, avec les UCSA (unité de consultation et de soins ambulatoires), qui se situent dans la prison, et les UHSI (unité hospitalière sécurisée interrégionale) qui, elles, se situent au sein des établissements de santé.
Mais les longues maladies posent des questions particulières, liées à la prise en charge et à la fin de vie. Elles bouleversent l’organisation habituelle de la prison, qui est pensée pour une population plutôt jeune et autonome.
Lorsque nous avons commencé à travailler sur le sujet dans le cadre de l’étude PARME, il y avait très peu de données. L’étude PARME était inédite en France. Aujourd’hui encore, peu de recherche aborde la fin de vie en prison. Et souvent les gens pensent que ça n’existe pas ! Mais si, ça existe ! Même si les cas peuvent paraître assez rares au regard de la population carcérale.
J’ai voulu rendre compte de l’expérience vécue par ces personnes atteintes d’une maladie grave, souvent un cancer, et analyser comment s’opère leur prise en charge. La maladie en prison fait se rencontrer différents mondes : le monde de la peine, le monde du soin et celui du détenu et de son entourage. Comment cela fonctionne-t-il ?

Refondation de SIPS, le système d’information en philosophie des sciences

actu201911112 SIPSSIPS – pour Système d’Information en Philosophie des Sciences – est une plate-forme originale, en libre accès sur internet et entièrement gratuite, qui présente des bibliographies analytiques en philosophie des sciences. Elle offre des notices rendant compte précisément du contenu de la ressource documentaire et permet de générer automatiquement des bibliographies à partir de mots-clés ou des métadonnées (nom d’auteur, éditeur, collection…). La première version de la plate-forme a été mise en ligne par le laboratoire Logiques de l’Agir de l’UFC en 2011, dans le cadre du pôle 3 « Normes, pratiques, savoirs » de la MSHE Ledoux (1). Elle vient de faire peau neuve, avec une nouvelle interface utilisateur, une nouvelle gouvernance et une définition élargie de la philosophie des sciences.
Le projet bibliographique à l’origine de SIPS prend d’abord la forme d’une revue : Bibliographie de la philosophie, qui paraît de 1937 à 2005. Le Centre de documentation et de bibliographie philosophiques (CDBP), créé en 1959, avant d’être intégré en 1991 au laboratoire Logiques de l’Agir, est l’un des deux centres français de traitement des données bibliographiques alimentant la revue. « Mais au tournant du XXIe siècle, le projet s’essouffle – explique Arnaud Macé, directeur du laboratoire Logiques de l’Agir. Le format papier de la revue est dépassé et la production philosophique est devenue pléthorique, il est impossible de la recenser de manière exhaustive. » Face à ce constat, Thierry Martin, alors directeur du laboratoire, propose de revoir le projet initial, d’une part en abandonnant l’aspect généraliste de la revue pour se centrer sur un champ précis de la philosophie, en l’occurrence la philosophie des sciences dont il est spécialiste, et d’autre part en passant au support numérique. SIPS est né ! Pour nourrir la base en références et notices bibliographiques – relatives pour l’essentiel à des ouvrages – Thierry Martin constitue un comité scientifique composé de chercheurs nationaux et internationaux. L’idée fondatrice de la plate-forme est de mettre à disposition des notices bibliographiques analytiques, qui soient adossées aux recherches en philosophie des sciences. Les spécialistes du domaine partout dans le monde sont donc invités à produire les notices des ouvrages auxquels ils ont recours dans leurs propres travaux.

Parution: Libertaire ! Essais sur l’écriture, la pensée et la vie de Joseph Déjacque

actu201911104 Cahiers MSHE DejacqueLibertaire ! Essais sur l’écriture, la pensée et la vie de Joseph Déjacque (1821-1865)
Thomas Bouchet, Patrick Samzum (dir.)
n°38 - Les Cahiers de la MSHE

Joseph Déjacque (1821-1865), ouvrier-poète parisien exilé en Angleterre puis aux États-Unis, a inventé le mot « libertaire » dans une lettre-brûlot adressée à Proudhon. C’était en 1857, à La Nouvelle-Orléans. Il avait aiguisé sa plume d’activiste et de poète depuis 1847-1848 dans des écrits révolutionnaires publiés ici pour la première fois. Sa pensée est étudiée au fil des contributions pluridisciplinaires de ce volume dans toute son amplitude antiautoritaire, anticapitaliste, féministe et antiesclavagiste. L’ensemble met en lumière le souffle transatlantique, l’intensité visionnaire et les tensions vives d’un parcours biographique, politique, intellectuel et littéraire hors norme.


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Retour sur la Fête de la science 2019

actu20191021 FDS2019 1La MSHE Ledoux était présente à la Fête de la science du 10 au 13 octobre 2019 sur le campus de la Bouloie à Besançon. Plus de 650 personnes, enfants, jeunes et adultes, sont venues sur son stand, dédié cette année à l’action de recherche « ORTEP Revitalisation ». Cette dernière vise à mieux comprendre les ressorts de la revitalisation des territoires et comprend un volet opérationnel d’accompagnement des acteurs pour établir une stratégie durable et nourrir leurs projets. A travers différents jeux et à l’aide d’un SIG (système d’information géographique), le public a pu découvrir quelques-unes des données construites par les chercheurs dans le cadre de cette action. Des jeux de piste, avec photos et indices disséminés dans le village des sciences, amenaient petits et grands à regarder autrement le patrimoine de Salins-les-Bains, ville que la MSHE a accompagnée dans la mise en œuvre de son projet « Salins 2025 ». Un « escape game » conduisait les adolescents à identifier un salinois méconnu, ami de Courbet et Considérant, qui a sillonné les États-Unis au XIXe siècle et en a dressé les premières cartes géologiques. Enfin, ingénieurs de la MSHE et chercheurs associés présentaient le SIG, élaboré par la plateforme SHERPA, qui permet de visualiser des données historiques et patrimoniales de Salins-les-Bains, tels le cadastre napoléonien ou des illustrations du XXe siècle, et les données collectées par les groupes de travail thématiques dans le cadre de l’opération « Politiques de revitalisation » de l’ORTEP (1).

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Les lauréats de l’appel à projets MSHE 2019-2020

actu20191018 AAPMSHE2019 2020 laureatsDans le cadre du plan gouvernemental de soutien des sciences humaines et sociales (SHS), le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation (MESRI) a renouvelé en 2019 l'octroi d'une dotation exceptionnelle à chacune des 23 Maisons des sciences de l’homme.

Dans ce contexte, la MSHE Ledoux a reconduit le 10 septembre 2019 son appel à projets spécifique destiné à soutenir la recherche en SHS.

Dix-neuf projets ont été déposés et expertisés par les membres du bureau de la MSHE. Sept d’entre eux ont été retenus : quatre visent à renforcer une action existante au sein de la MSHE et trois à favoriser l'émergence d'un programme de recherche interdisciplinaire, qui s’inscrira dans l’un des pôles de la MSHE.

Les projets lauréats sont dotés de crédits compris entre 2 000 et 3 500 euros.


Les projets lauréats :

Retour sur la rencontre «Actualités en psychologie cognitive et neuropsychologie du vieillissement»

actu20191013 JE vieillissement psycho cognitiveLaurence Picard et Marie Mazerolle, enseignantes-chercheuses au Laboratoire de psychologie, ont organisé une rencontre scientifique le 2 octobre 2019, dans le cadre de l’action de recherche « Déterminants sociaux de l’apprentissage », portée par Marie Mazerolle dans le pôle 5 « Comportements, risques, santé » de la MSHE Ledoux. La rencontre était consacrée aux effets du vieillissement normal et pathologique, dans une perspective théorique et appliquée. Des spécialistes nationaux et internationaux, chercheurs en psychologie cognitive et en neuropsychologie, sont venus présenter leurs travaux : Pascale Piolino, professeure à l’université Paris Descartes, Hanna Chainay, professeure à l’université Lyon Lumière, Laurence Taconnat, professeure à l’université de Poitiers, Mathieu Lesourd, maître de conférences à l’université de Franche-Comté et Ayanna Thomas, professeure à l’université de Tufts aux États-Unis, accueillie pendant un mois en séjour de professeure invitée à l’université de Franche-Comté. Les conférences ont offert une vision plurielle et documentée du vieillissement à un public composé d’étudiants, de chercheurs, cliniciens, professionnels de santé et grand public.

Retour sur la conférence «Pour des institutions pour enfants et adolescents attentives aux traumas psychologiques»

actu20191008 retour conf Trisan MillotTristan Millot, professeur de psychologie à l’université du Quebec, a été invité par le Laboratoire de psychologie à donner une conférence sur ses travaux de recherche autour des traumas psychologiques (1). La conférence, qui s’est tenue le 19 septembre 2019, s’inscrit dans l’action « Vulnérabilités des familles et des enfants en protection de l’enfance » portée par Michel Boutanquoi dans le pôle 3 « Normes, pratiques et savoirs » de la MSHE. Elle a réuni des chercheurs, des étudiants et nombre de professionnels travaillant dans des institutions éducatives.
Tristan Milot a dans un premier temps présenté des éléments conceptuels sur les traumas psychologiques. Il a ainsi distingué les traumas dits « de type 1 », liés par exemple à une agression et dont les conséquences peuvent être un trouble de stress post-traumatique, et les traumas dits « de type 2 », liés à des épreuves répétées sur une longue durée (tels les abus sexuels, violences, négligences), qui affectent le développement de manière complexe et envahissante. Ces traumas sont la cause de difficultés d’adaptation psychosociale, de troubles mentaux. Les enfants, les adolescents qui ont subi ces traumas présentent des risques élevés de « revictimisation », de « retraumatisation ».

Prix de thèse 2019 de la Fédération des MSH de Bourgogne et Franche-Comté

Actu20190930 Prix these 2019La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSHE C. N. Ledoux et la MSH de Dijon, a notamment pour ambition la mise en place d’actions de coopération scientifique portant sur des thématiques partagées par les deux MSH. Dans cette perspective, elle a décidé d’instituer un prix de thèse destiné à soutenir la publication des travaux de jeunes chercheurs dont la thèse promeut l’interdisciplinarité au sein des sciences humaines et sociales (SHS) ou entre les SHS et les autres domaines scientifiques. Les valeurs telles que l’ouverture d’esprit, la dimension européenne de la réflexion, la rigueur intellectuelle, le caractère innovant de la recherche figurent également dans les critères d’attribution.

Peuvent candidater les jeunes chercheurs qui ont soutenu leur doctorat à UBFC dans l’année N, l’année N-1, ou l'année N-2 de la publication de l’appel à candidature. La recherche qui fait l’objet de la thèse doit concerner principalement une discipline d’une des trois écoles doctorales DGEP, LECLA, SEPT.

Deux lauréats seront récompensés. La gratification pour chacun se monte à 1 000 € maximum, destinés à soutenir la valorisation de sa recherche doctorale (édition scientifique : aide à l’impression d’ouvrage, frais de traduction ou de « rewriting » ; présentation par communication ou poster lors d’un colloque national ou international : frais d’inscription, voyage, hébergement).

Appel à projets «Transmission, travail, pouvoirs» 2020

Actu20190930 AAP TTP 2020La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSHE C. N. Ledoux et la MSH de Dijon, a lancé le 30 septembre 2019 son cinquième appel à projets (AAP) « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP). Ces trois termes constituent un axe thématique commun et structurant développé au sein de la Fédération des MSH.

L'appel à projets a pour objectifs :
- de favoriser l’émergence de nouveaux projets de recherche pour alimenter cet axe commun,
- de préparer les équipes à de futurs appels à projets (régionaux, ComUE, ISITE, nationaux, européens).

L’axe commun « Transmission, travail, pouvoirs » peut être abordé selon les thématiques suivantes (liste non limitative) :
- Transmission du patrimoine : foncier, familial, d’entreprise…
- Construction et circulation du savoir, des idées et des connaissances : réseaux, nouveaux médias, apprentissage, mémoire, interactions culturelles…
- Travail / pouvoir : organisations, gouvernance, marchandisation, pratiques alternatives ou coopératives, risque et santé, discrimination (identités, genre), mécanismes de décision
- Migrations et frontières.

Régis Boulat, en délégation CNRS avec un projet sur la désindustrialisation

actu20190924 Delegation CNRS R BoulatRégis Boulat, maître de conférences en histoire économique contemporaine à l’université de Haute-Alsace et membre du laboratoire CRESAT (1) est accueilli en délégation CNRS à la MSHE Ledoux pour une durée d’un an à compter du 1er septembre 2019. Le projet auquel il se consacrera a trait aux logiques de la désindustrialisation du territoire haut-rhinois entre 1930 et 1980. Rencontre avec le chercheur.

La désindustrialisation touche-t-elle fortement la France ?
Régis Boulat : Le 22 juin 2019, près de 5 000 personnes ont défilé dans les rues de Belfort afin de protester contre le plan social du groupe américain General Electric dévoilé au lendemain des élections européennes et prévoyant la disparition de plus de 1 000 emplois sur les 4 300 de la branche « turbines » rachetée à Alstom en 2015. Quelques mois plus tôt, à Blanquefort, les espoirs des 850 salariés girondins du groupe Ford avaient été douchés lors de l’annonce de la validation par la Direccte (2) d’un plan de sauvegarde de l’emploi scellant, de fait, la fermeture de l’usine.
Pris parmi d’autres, ces exemples illustrent qu’au terme d’un long processus de désindustrialisation ayant entraîné la perte de plusieurs millions d’emplois, une diminution relative du PIB, un déficit abyssal de la balance commerciale, c’est l’industrie française tout entière qui est en voie de marginalisation.

Appel à projets MSHE 2019-2020

actu20191009 AAPMSHE2019 2020Dans le cadre du plan gouvernemental de soutien des sciences humaines et sociales (SHS), le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation (MESRI) a renouvelé en 2019 l'octroi d'une dotation exceptionnelle à chacune des 23 Maisons des sciences de l’homme. Dans ce contexte, la MSHE Ledoux a décidé de reconduire son appel à projets spécifique doté d’une enveloppe globale de 20 000 €, destiné à soutenir la recherche en SHS en Franche-Comté, via le financement d’actions :
- favorisant le lancement de nouveaux projets de recherche interdisciplinaire qui s'inscriront dans la programmation scientifique de la MSHE,
- permettant de renforcer des projets en cours, rattachés à l’un des cinq pôles scientifiques de la MSHE.

Sont particulièrement attendus des projets de journées d’étude visant à formaliser une nouvelle action de recherche, à approfondir la réflexion sur une thématique émergente, à mettre au point un protocole méthodologique ou encore à renforcer un réseau de collaboration autour d’une question scientifique.

Evaluer le stress des professionnels de santé dans les services de réanimation

Les professionnels hospitaliers exerçant dans les services de réanimation sont confrontés à de nombreuses situations stressantes. Identifier et mesurer l’intensité des facteurs de stress sont les objectifs de l’équipe de recherche internationale PS-ICU (1) conduite par Alexandra Laurent, professeure de psychologie clinique et responsable de l’action « Sécurité des soins et erreur humaine en réanimation » à la MSHE Ledoux. Il s’agit de construire une échelle internationale de stress perçu, spécifique à la réanimation et aux professionnels de santé. Une première dans le monde !
Alexandra Laurent et Alicia Fournier, docteure en psychologie de la santé actuellement en post-doctorat à la MSHE, ont réalisé un film retraçant la démarche et le travail déjà effectué.



(1) Perceived stress in intensive care units

Un logiciel pour le web-documentaire disponible à la PFT SHERPA

actu20190725 KlyntLa plate-forme technologique SHERPA (sciences de l'homme et de l'environnement - ressources, partage, accompagnement) de la MSHE Ledoux a fait l’acquisition de cinq licences du logiciel Klynt, grâce à un financement de la Région Bourgogne-Franche-Comté.

Klynt est une solution de création de web documentaire. Le logiciel permet d’intégrer vidéo, image, son, texte et de définir différents scénarios de navigation entre ces éléments. Le montage se fait depuis une interface unique et ne nécessite aucune connaissance en codage. Il peut permettre de diffuser et valoriser sur le web les recherches de manière attractive, par exemple à destination du grand public.

Comme l’ensemble des ressources de la plate-forme SHERPA, il s’adresse à la communauté scientifique Bourgogne-Franche-Comté, en sciences de l'homme, de la société et de l'environnement.


Régulation des émotions, réussite scolaire et neurofeedback

actu20190708 NeurofeedbackLes recherches sur le rôle des émotions dans la réussite scolaire des élèves sont en plein essor. Elles montrent notamment que savoir réguler ses émotions est une compétence clé, qui intervient aussi bien dans la réalisation de tâches scolaires et d’apprentissage – par exemple pour faire face à une situation nouvelle possiblement déstabilisante – que dans les comportements attendus à l’école de la part des élèves : coopération, écoute, gestion non violente des conflits… Le projet de Violaine Kubiszewski (1) et Damien Gabriel (2), « Étude de la régulation émotionnelle en milieu scolaire par un dispositif de neurofeedback : première évaluation de faisabilité », lauréat de l’appel à projets MSHE 2019 (3), se situe dans ce champ. Il consiste à explorer l’utilisation d’une technologie de neurofeedback pour aider les élèves à prendre conscience de leurs capacités de régulation émotionnelle et les développer.
Cette technologie repose sur un électroencéphalographe portatif, qui capte des ondes cérébrales caractéristiques de certaines émotions et qui permet en temps réel de restituer ces émotions sous une forme « artistique et visuelle », explique Violaine Kubiszewski. Concrètement, le sujet est équipé d’un casque permettant de recueillir les ondes cérébrales et il visualise à l’aide de billes sur un écran d’ordinateur sa capacité à contrôler ses émotions : les billes évoluent par exemple de manière anarchique dans le cercle, et à mesure que le sujet parvient à se mettre dans l’état émotionnel visé, les billes s’agglomèrent au centre du cercle.

Retour sur la rencontre «Cognition & distraction»

actu20190627 Retour cognition distractionMahé Arexis, ingénieur de recherche à la MSHE Ledoux, et François Maquestiaux, professeur au Laboratoire de psychologie, ont organisé une rencontre scientifique le 11 juin 2019 portant sur les processus cognitifs impliqués en situation de distraction. La rencontre s’inscrit dans le programme de recherche FOCAL « Focalisation et allocation de l'attention dans un monde de distraction », financé par la Région Bourgogne-Franche-Comté et développé au sein du pôle « Comportements, risques, santé » de la MSHE. Elle a rassemblé des chercheurs français et étrangers reconnus pour leurs travaux sur la cognition : outre Mahé Arexis et François Maquestiaux, étaient présents Alan Hartley, du Scripps College (1) aux États-Unis, Gaën Plancher de l’université Lyon Lumière, Maria Augustinova de l’université de Rouen-Normandie, Mathieu Servant de l’université de Franche-Comté et Eric Ruthruff de l’université du Nouveau-Mexique (2) aux États-Unis, qui était en séjour de professeur invité à la MSHE. La volonté des organisateurs était de proposer des présentations des recherches fondamentales les plus récentes et de les mettre en perspective avec des situations rencontrées au quotidien, en lien avec la distraction.

Parution: Un mousquetaire du journalisme: Alexandre Dumas

actu20190619 Parution CahierMSHE n37
Un mousquetaire du journalisme : Alexandre Dumas

Sarah Mombert et Corinne Saminadayar-Perrin (dir.)
n°37 - Les Cahiers de la MSHE


Bretteur des lettres, Alexandre Dumas se fit journaliste par tempérament et par passion. Dès ses débuts, le jeune dramaturge s’est forgé dans et par la presse une personnalité publique, dans tous les sens du terme. Sa trajectoire est celle d’un engagé volontaire dans l’espace médiatique, où il occupe presque tous les postes : critique dramatique, chroniqueur, feuilletoniste, historien du contemporain, correspondant de guerre, intarissable causeur. De fortes convictions animent cette écriture en mouvement perpétuel : Dumas défend l’idéal démocratique d’une littérature authentiquement populaire, engagée dans les combats du présent, et intensément interactive.


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Retour sur les journées d’étude «Frontières en mutation: vivre et utiliser les transformations territoriales»

actu20190613 Retour FrontièresMaxime Kaci, maître de conférences en histoire contemporaine actuellement en délégation CNRS à la MSHE Ledoux, a organisé les 6 et 7 juin 2019 les journées d’étude « Frontières en mutation : vivre et utiliser les transformations territoriales (XIV-XXIe siècle) », avec le soutien de la MSHE dans le cadre de son appel à projets 2019 « Soutien aux SHS » et du Centre Lucien Febvre. Ces journées s’inscrivent dans l’action de recherche « Frontières » (1) portée par Maxime Kaci au sein du pôle 1 « Dynamiques territoriales » de la MSHE Ledoux. Depuis 2015 Maxime Kaci conduit des travaux sur le changement de nature des délimitations territoriales et ses implications culturelles et sociales en Europe du XIVe siècle à nos jours. Une première phase a permis de réunir un collectif de chercheurs en histoire, géographie, sociologie et sciences politiques pour comparer les effets induits par les évolutions de deux délimitations territoriales contiguës qui épousent des trajectoires opposées : celle entre Bourgogne et Franche-Comté qui disparaît progressivement et celle entre France et Suisse où s’affirme l’une des dernières frontières entre la France et un État non adhérent de l’Union européenne. Ce travail vient de déboucher sur la publication d’un ouvrage dans la collection des Cahiers de la MSHE : Deux frontières aux destins croisés ? Étude interdisciplinaire et comparative des délimitations territoriales entre la France et la Suisse, entre la Bourgogne et la Franche-Comté (XIVe-XXIe siècle) sous la direction de Benjamin Castets Fontaine, Maxime Kaci, Jérôme Loiseau et Alexandre Moine.

Au fondement de l’art lyrique

actu20190528 operafLully, Campra, Rameau, Dauvergne, Gluck… Toute la vie de l’Opéra de Paris sous l’Ancien Régime, œuvres, compositeurs, des interprètes les plus célèbres à l’ouvreuse de loges en passant par les décorateurs, machinistes et bien sûr les querelles esthétiques… 120 ans restitués en quatre volumes et près de 4 000 pages. C’est la prouesse du Dictionnaire de l’Opéra de Paris sous l’Ancien Régime, dont les deux premiers tomes paraissent en juin 2019 aux éditions Garnier classiques, sous la direction de Sylvie Bouissou, Pascal Denécheau et France Marchal-Ninosque (1). L’ouvrage – dont la sortie coïncide avec le 350e anniversaire de l’Opéra de Paris – est exceptionnel par son exhaustivité. Il est le fruit d’une collaboration de huit années entre l’Institut de recherche en musicologie (IREMUS) et la MSHE Ledoux (2), auquel ont contribué cinquante-sept chercheurs français et étrangers (3).
L’ambition de Sylvie Bouissou, Pascal Denécheau et France Marchal-Ninosque est de rendre compte de l’institution « Opéra de Paris » dans son ensemble : répertoire, personnels, fonctionnement administratif, durant toute la période de l’Ancien Régime. Fondée en 1669, ce qui devient vite l’Académie royale de Musique (ARM) comprend une troupe de chanteurs qui lui est attachée, le premier orchestre professionnel de France et un corps de ballet. En 120 ans, cela représente plus de 4 000 interprètes, musiciens, auteurs, personnels administratifs et près de 1 000 œuvres créées ou reprises. Tous ont une entrée dans le Dictionnaire.

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