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Pôle 1 : Dynamiques territoriales
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>> Axe 1 >> Action 2 - JADE. Inégalités sociales et espace européen au Néolithique : la circulation des grandes haches en jades alpins
Mots-clés : archéologie, anthropologie/ethnologie, Néolithique, sociétés, haches, jadéite
Ce projet, soutenu depuis 2005 par la MSHE, a été retenu par l’ANR ("Blanc") qui lui a accordé un budget de 264 000 € (2007-2010).
 | Colloque terminal du projet Jade.
A Besançon, du 24 au 26 septembre 2009.
Télécharger la présentation [09/09/09, 600 ko]
Programme seul / program only, [130 ko]
Résumés / Abstracts [930 ko]
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Fichiers proposés en téléchargement :
• I & II. Description du projet Jade [pdf, 125 ko].
• III. Liste des chercheurs du projet Jade [pdf, 130 ko].
• IV & V. Programmation et résultats du projet Jade [pdf, 145 ko].
• VI. Bibliographie générale du projet Jade [pdf, 50 ko].
• Colloque Jade, septembre 2009 : Résumés / Abstracts [930 ko]
Afficher quelques illustrations :
• Poster de présentation du projet JADE [jpg, 300 ko].
• Photographies de haches [jpg, 240 ko].
• Photographies de sites [jpg, 280 ko].
• Photographies de chercheurs et analyses [jpg, 250 ko].
JADE est un projet de l’Agence Nationale de la Recherche (2007 à 2010), qui fait suite à une douzaine d’années de recherches sur les haches néolithiques en roches alpines, leur origine et leur circulation à l’échelle de l’Europe.
Depuis 1865 et les travaux du français Damour, nous savons qu'une partie des haches polies néolithiques (5500-2500 av. J.-C.) en Europe occidentale ont été fabriquées dans des roches fines, en particulier des jades selon la terminologie des gemmologues (jadéitites et néphrites).
La majorité des découvertes ont été faites hors contexte et l'idée prédominante dans les interprétations était que ces roches alpines exceptionnelles étaient simplement ramassées dans les moraines, pour être échangées de proche en proche dans des sociétés égalitaires.
Le but de cette recherche est de montrer que le point de vue dominant dans les interprétations depuis un siècle est erroné et masque des comportements sociaux autrement plus complexes, qui doivent remettre en cause notre interprétation des premières sociétés d'agriculteurs en Europe occidentale.
Ces travaux, fondés à l’origine sur une approche ethno-archéologique en Nouvelle-Guinée, ont conduit en 2003, puis en 2008 à la découverte de très importantes carrières d’exploitation d’éclogites, d’omphacitites et de jadéitites dans les Alpes italiennes, en particulier dans le massif du Mont Viso, à Oncino et à Bobbio Pellice (Piémont), entre 1 800 et 2 400 m d’altitude. La diffusion de ces lames de pierre polie, on le sait maintenant, a touché l’essentiel de l’Europe occidentale au cours des Ve et IVe millénaires av. J.-C., de Malte au Danemark et de la Slovénie jusqu’à la Bretagne, avec quelques objets isolés circulant aussi loin vers l’est que la Slovaquie et la Bulgarie. Ces incroyables réseaux de diffusion concernent donc des distances de plus de 3 000 km à vol d’oiseau, ce qui constitue un cas extrêmement rare au Néolithique.
Les résultats de cette recherche autorisent une autre lecture du Néolithique européen, fondée sur une collaboration internationale efficace entre chercheurs de disciplines différentes, sur l’étude des carrières d’altitude et de leurs conditions d’exploitation, sur un inventaire détaillé de toutes les grandes haches en roches alpines identifiées en Europe dans quatorze pays différents, sur l’analyse minéralogique et spectroradiométrique de plusieurs milliers de haches, sur une cartographie systématique par SIG, sur l’approche enfin des contextes de découverte et des représentations sur des stèles monumentales, pour comprendre la signification d’un objet dont la fonction sociale touchait certainement le domaine des rituels, des croyances et des inégalités sociales davantage que celui des outils d’abattage de la forêt.
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