Grandes haches alpines du Néolithique européen, Ve au IVe millénaires av. J.-C.
Pierre PÉTREQUIN, Serge CASSEN, Michel ERRERA, Lutz KLASSEN, Alison SHERIDAN et Anne-Marie PÉTREQUIN (dir.)
>> Les exploitations du Mont Viso sont à l’origine de la production de grandes haches en roche précieuse qui ont circulé dans toute l’Europe occidentale pendant les Ve et IVe millénaires sur des distances considérables, soit 3300 km d’ouest en est, de l’Irlande jusqu’en Bulgarie, et plus de 2000 km du nord au sud, du Danemark à la Sicile. L’étude de quelque 1700 longues haches en jades alpins permet de proposer aujourd’hui un panorama du Néolithique très différent de celui que l’on croyait connaître.
>> Cet ouvrage regroupe les actes des communications présentées lors du Vème colloque du GDR du "Les entreprises françaises sous l'Occupation", tenu à Dijon, les 8 et 9 juin 2006 et à Besançon, les 12 et 13 octobre 2006. Trois grandes questions sont privilégiées : l’impact des réquisitions de main-d’oeuvre du Service du travail obligatoire (STO) sur la structure du marché du travail, la vie des entreprises et les comportements des travailleurs ; les conséquences des exigences allemandes et de la politique de Vichy sur les conditions de travail et le niveau des salaires ; le rôle des formes nouvelles de représentation du personnel prévues par la Charte du travail, des syndicats à l’échelon des entreprises, et de l’idéologie corporatiste du travail.
Jean-Claude DAUMAS, Pierre LAMARD et Laurent TISSOT (dir.)
>> Depuis la révélation, il y a 30 ans, des succès spectaculaires des micro-territoires productifs de la Troisième Italie, on a découvert sur tous les continents des systèmes productifs localisés qui fondent leur développement sur des dynamiques endogènes où l’ancrage territorial et à la coopération entre les acteurs jouent un rôle essentiel. Ce livre analyse les structures, le fonctionnement et les trajectoires de nombreux districts industriels européens dans le temps long de l’industrialisation, et s’interroge sur la nature du phénomène : alternative structurelle à la grande entreprise, solution à la crise du fordisme ou court épisode dans l’histoire du capitalisme ? Il éclaire aussi son avenir, alors que les districts sont confrontés à une mondialisation qui menace de desserrer les liens des entreprises avec le territoire.
>> Les ménages sont-ils prêts à payer une maison plus chère qu’une autre pour la vue qu’elle leur offre ? Si oui, quel est le prix de ce paysage donné à voir ? La valeur économique des paysages de la région périurbaine dijonnaise est estimée grâce aux apports combinés de la géographie quantitative et des méthodes d’évaluation économique. L’apport de la géographie consiste à caractériser le paysage vu à partir d’une information réduite à l’essentiel : le relief et les objets disposés au sol. Ensuite, l’analyse économique, portant sur 4050 transactions immobilières, montre que certains traits du paysage ont un prix significatif et que, par conséquent, l’attrait du cadre de vie périurbain est un facteur de choix résidentiel. La démarche adoptée relève d’un parti pris : elle vise à l’objectivité, par l’application de modèles quantitatifs et de méthodes reproductibles.
>> Longtemps ignoré ou méprisé, le patrimoine industriel fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance institutionnelle (réhabilitation, circuits touristiques, musées). Après avoir beaucoup détruit, on rêve désormais de tout conserver car les vestiges de l’industrie sont perçus comme constitutifs d’identités professionnelles ou locales dignes d’être valorisées. Si les sciences sociales ne peuvent ignorer ce désir de patrimonialisation qui vient d’en bas, elles ne doivent pas cependant se laisser submerger par ces mémoires singulières. Ce livre s’interroge sur le processus qui transforme l’usine en patrimoine, la seconde vie que lui donnent les nouvelles fonctions qui l’investissent et les conditions d’une histoire qui fasse toute sa place aux traces matérielles de l’industrie.
>> Une commune culture technique est à l'origine, de part et d'autre de la frontière franco-suisse, d'activités industrielles aussi diverses que l'horlogerie, l'automobile, la mécanique, la lunetterie ou les microtechniques. Les historiens, géographes, économistes et praticiens qui ont collaboré à ce livre ont accepté le jeu de la confrontation interdisciplinaire pour s'interroger sur le rôle des élites économiques et de l'Etat dans l'industrialisation, les formes prises par les relations internentreprises, la place d'une grande firme leader au sein d'un réseau régional de PME, les mécanismes de l'innovation, et le rôle des institutions dans la cristallisation et le fonctionnement des territoires productifs de l'Arc jurassien éclaire le présent d'une région où, sous les coups de la mondialisation, l'industrie connaît de grands bouleversements.