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Actualités de la MSHE

La MSHE au salon de la valorisation du CNRS 2017

Actu20170613 saloninnovatives2017 1Le salon bisannuel Innovatives SHS, organisé par l'institut des sciences humaines et sociales du CNRS (1), présente des actions de valorisation et de transfert de la recherche en sciences humaines et sociales. Destiné à un large public, notamment de décideurs économiques et politiques, il vise à offrir de belles rencontres avec le monde socio-économique. La 3ème édition, en mai 2017 à Marseille, a pleinement joué son rôle pour les deux projets soutenus par la MSHE Ledoux. Ces deux projets, sélectionnés par l'InSHS au cours de l'hiver précédent, sont portés par Alexandra Laurent, maître de conférences en psychologie et Damien Vurpillot, docteur en archéologie.

 

Actu20170613 saloninnovatives2017 2« Recueil numérique de la qualité de vie des patients atteints de cancer avant la consultation : vers une relation de soin augmentée ? »
Portée au salon Innovatives par Alexandra Laurent, cette action a été présentée dans le pôle « santé » ainsi que lors d'une rencontre innov'action sur l'agora.
Alexandra Laurent, chercheur au laboratoire de psychologie, collabore avec l'équipe UMQVC (Unité de Méthodologie et de Qualité de Vie en Cancérologie) du CHU de Besançon autour de ce projet novateur de prise en compte de la qualité de vie des patients via un outil numérique. L'objectif est double : d'une part évaluer la faisabilité d'un tel recueil « en routine » et d'autre part mesurer son impact sur la relation de soin médecin – patient. La qualité de vie relative à la santé renvoie à différentes dimensions de la vie du sujet : sociale, psychologique, spirituelle, corporelle, économique, sexuelle... qui jouent un rôle non négligeable dans l'évolution du cancer. Cette qualité de vie n'est pas systématiquement prise en compte lors des consultations, l'oncologue tendant à se centrer sur les données médicales ou certains aspects ciblés de la qualité de vie. Partant de ce constat, l'UMQVC a initié un dispositif de recueil en routine de la qualité de vie. Avant la consultation, le patient renseigne sur tablette un questionnaire conçu avec un logiciel spécifique (CHES.EORTC) ; pendant la consultation le médecin dispose des résultats, et de leur évolution, sous forme graphique. Cette connaissance précise du patient devient un outil complémentaire susceptible d'orienter la prise en charge et de faire du patient un véritable partenaire des soins. C'est en tout cas l'hypothèse qui est posée et qui guide l'étude qualitative que coordonne Alexandra Laurent – étude inscrite dans le pôle de recherche « comportements, risques, santé » de la MSHE. Quel est le vécu psychologique de ce recueil numérique de la qualité de vie par les différents acteurs en présence ? Le médecin gagne-t-il en empathie ? Réadapte-t-il sa stratégie de prise en charge ? La consultation même s'en trouve-t-elle modifiée ? Les réponses apportées permettront une analyse de l'impact du dispositif sur l'alliance thérapeutique.
Bien que le dispositif soit encore récent – les premières mises en œuvre ont débuté à l'automne 2016 au CHU de Besançon – il a rencontré l'intérêt des chercheurs et des professionnels de santé publique présents au salon Innovatives. Les prémices de futures collaborations ont été posées...

 

Actu20170613 saloninnovatives2017 3« Aspectus : expérience de réalité virtuelle pour des projets environnementaux et patrimoniaux »
Portée par Damien Vurpillot, cette action était présentée dans le pôle « patrimoine » du salon Innovatives SHS 2017.
Au cours de sa thèse en archéologie Damien Vurpillot a acquis des compétences en acquisition et traitement de données numériques 3D (2), qu'il investit à présent dans le projet Aspectus développé avec Quentin Verriez et Matthieu Thivet (3), et encouragé par Laure Nunninger, responsable de la plate-forme technologique de la MSHE. Aspectus est une plate-forme collaborative en ligne visant à permettre aux acteurs de l'archéologie et du patrimoine de visualiser et manipuler des données 3D complexes. En effet, ces dernières prennent une place croissante dans ces domaines d'activités, par exemple dans la gestion d'un patrimoine castral, la mémorisation des étapes d'un chantier de fouilles archéologiques ou pour reconstituer un site ou des objets aujourd'hui disparus. Mais, les données 3D représentent vite de gros volumes, difficilement partageables et dont la manipulation nécessite des logiciels spécialisés et les compétences idoines. Les professionnels qui peuvent avantageusement appuyer leur expertise sur l'analyse des données 3D ont rarement la maîtrise de leur gestion. Aspectus se propose de rendre accessible ces données aux non-spécialistes. Issues de tout type d'acquisition (laser et photogrammétrie aéroportés ou terrestres...), les données resituées numériquement sous la forme de nuages de points ou de maillages 3D permettent de naviguer de l'objet (par exemple un puits, un vase, un mur...) à l'ensemble d'un édifice et jusqu'au paysage qui l'entoure. Aspectus lie les différentes données 3D organisées sous forme d'« espaces ». Chaque « espace » est un objet d'étude créé en fonction des besoins : un quartier contenant plusieurs sites archéologiques, un site spécifique, un objet ou un lot d'objets... Ainsi, les acteurs d'un projet archéologique ou patrimonial pourront alimenter, visualiser, manipuler leurs données propres et échanger autour d'elles, via la plate-forme web Aspectus.
L'accueil très favorable réservé à Aspectus au salon Innovatives a encouragé ses jeunes promoteurs à poursuivre dans cette voie. A présent, D. Vurpillot, Q. Verriez, M. Thivet, recherchent des financements pour finaliser le développement, et ainsi murir le modèle économique qui assurera la viabilité du projet.

 

(1) L'InSHS (Institut national des sciences humaines et sociales).
(2) Début 2016 aux Etats-Unis, il a notamment participé à une campagne de numérisation 3D sur un lot de céramiques romaines provenant des réserves des musées du Capitole de Rome, dans le cadre du projet « Hidden Treasure of Rome », mené avec le soutien de la MSHE Ledoux.
(3) Quentin Verriez est chercheur associé au laboratoire Chrono-environnement. Matthieu Thivet est ingénieur de recherche au laboratoire Chrono-environnement et responsable ingénierie de la plate-forme technologique de la MSHE Ledoux avec Ernest Chiarello.

 

Une doctorante de la MSHE à la tête du réseau de jeunes chercheurs REIACTIS Juniors

LogoREIACTIS juniorsAurélie Chopard-Dit-Jean, psychologue clinicienne, a commencé en 2016 une thèse en psychologie à la MSHE Ledoux avec un contrat doctoral financé par la région Bourgogne Franche-Comté (1). Sa recherche porte sur la compréhension du désir de vivre et de mourir des personnes âgées vivant en établissement d'hébergement, dans une approche comparative France – Suisse. Une thématique qui s'inscrit dans la continuité du parcours professionnel qu'elle a mené parallèlement aux études de psychologie. Aurélie Chopard-Dit-Jean a effet acquis une expérience au sein du Collège des sciences humaines et sociales de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie (SFGG) et a coordonné pendant quatre ans le Réseau d'études international sur l'âge, la citoyenneté et l'intégration socio-économique (REIACTIS), dont elle continue d'être la trésorière adjointe aujourd'hui. Le REIACTIS rassemble des chercheurs en sciences sociales travaillant sur la double thématique du vieillissement et de la citoyenneté.

Lors du cinquième colloque international du REIACTIS, en février 2016, Aurélie Chopard-Dit-Jean organise une session de posters dédiée aux étudiants et jeunes chercheurs et met en place, avec trois doctorantes (2), plusieurs moments d'échanges tournés vers les juniors. « A l'époque, je n'étais pas encore inscrite en thèse même si l'idée me trottait dans la tête, explique la doctorante, le fait d'avoir discuté avec des thésards sur leurs sujets de recherche et sur leurs parcours de thèse m'a confortée dans l'idée d'entreprendre un doctorat ! ». Cela lui montre aussi l'intérêt de la jeune génération pour les échanges entre pairs et la constitution d'un réseau propre. C'est ainsi qu'Aurélie Chopard-Dit-Jean crée REIACTIS Juniors, avec Cécile Rosenfelder, Soukey NDoye, Marion Scheider et le soutien des membres du REIACTIS.

Aujourd'hui les quatre doctorantes, rejointes par Tabitha Oubda (3), animent et coordonnent ce réseau destiné aux « juniors », du master 2ème année aux post-doctorants. L'objectif est de favoriser les échanges aussi bien sur les thématiques de recherche que sur la vie de jeunes chercheurs. Les informations pratiques sur les financements, les prix, les congrès à venir etc. peuvent circuler facilement, de même que les conseils de lecture, les notes prises lors de formations doctorales ou de séminaires. « Nous discutons de nos difficultés en tant que thésards, poursuit Aurélie Chopard-Dit-Jean, ce qui évite de se sentir seul ou de baisser les bras à un moment donné ; nous parlons des particularités de nos terrains de recherche, des difficultés éthiques que nous rencontrons parfois... Et bien entendu, nous pouvons parler des perspectives professionnelles après le doctorat ».

Un blog REIACTIS Juniors a été ouvert en mai 2017. Destiné aux jeunes chercheurs en sciences sociales qui souhaitent travailler sur les questions de la vieillesse, il privilégie quatre thématiques : l'engagement bénévole, la participation citoyenne, l'habitat et la vie en établissement au grand âge. La première initiative pour lancer le blog a été la mise en place de « semaines thématiques » du 9 au 21 mai 2017. Elles ont été inaugurées par deux visioconférences, l'une consacrée à la participation citoyenne et l'autre à la vie en établissement au grand âge. Cette dernière a été organisée par Aurélie Chopard-dit-Jean et Pearl Morey (4) le 9 mai 2017 et a rassemblé une vingtaine de participants en France et en Australie (5). Sept jeunes chercheurs ont présenté leurs travaux et ouvert la discussion sur l'entrée, le vivre et mourir en institution. Jean-Philippe Viriot-Durandal, professeur à l'université de Lorraine et président du REIACTIS, a clos la visioconférence. Car, l'originalité du REIACTIS Juniors réside dans les liens forts noués avec les chercheurs confirmés, qui apportent expertises et conseils dans un esprit de soutien bienveillant.

Blog dédié au REIACTIS Juniors
Page dédiée au REIACTIS Juniors sur le site internet du REIACTIS
Contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1) Sa thèse est dirigée par André Mariage et co-encadrée par Magalie Bonnet.
(2) Cécile Rosenfelder (doctorante en sociologie et ATER, université de Strasbourg), Soukey NDoye (doctorante en sociologie, université Paris Descartes) et Marion Scheider (doctorante en sociologie à l'université de Lorraine et urbaniste).
(3) Doctorante en sociologie à l'université de Lorraine.
(4) Doctorante en sociologie, EHESS, Cermes 3 & Iris, co-coordinatrice du Groupe VieillissementS & Société, Paris
(5) En France, il s'agissait de Besançon (MSHE Ledoux), Paris (MSH Paris Nord) et Metz (université de Lorraine).

 

Dompter Prométhée sur France culture

Fabrique histoire fcultureFrançois Jarrige était invité sur France culture dans « La fabrique de l'histoire » le 30 mai 2017 pour l'ouvrage qu'il a dirigé dans la collection des Cahiers de la MSHE : Domptée Prométhée, technologies et socialismes à l'âge romantique (1820-1870).

Retrouver le podcast de l'émission

 

Domptée Prométhée
Technologies et socialismes à l'âge romantique (1820-1870)
Au XIXe siècle, les premiers penseurs et mouvements socialistes se sont enthousiasmés et inquiétés devant le déferlement des techniques annonçant la transformation du travail, l'accélération des transports ou la communication intégrale. Qu'il s'agisse des saint-simoniens, des fouriéristes ou des communistes, tous ont cherché à dompter le nouvel univers machinique pour le mettre au service de l'émancipation. Face aux ravages de la civilisation capitaliste, comment réguler les objets techniques ? Comment les mettre au service de la coopération et du progrès contre les appropriations indues et leurs potentiels destructeurs ? Ces questions toujours vives étaient déjà au cœur de leurs projets.

En savoir plus sur l'ouvrage

 

Une nouvelle identité visuelle pour la MSHE

MSHE logo compact noirLa MSHE Ledoux renouvelle son identité visuelle. Composée d'un logotype et d'un motif de colonne, cette nouvelle identité met en valeur la spécificité de la MSHE à travers le E de « environnement » et réaffirme sa référence à Claude Nicolas Ledoux, architecte visionnaire du XVIIIe siècle et créateur de la Saline royale d'Arc-et-Senans dans le Doubs, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le tracé du E renvoie au profil des colonnes du péristyle de la maison du directeur de la Saline royale alternant tambours et bases carrées. La colonne illustre l'implantation régionale, la force des appuis et partenariats fédérés, l'édification des projets interdisciplinaires, la dynamique interinstitutionnelle, l'élévation vers l'international, la synergie des plates-formes administratives et technologiques.

Le motif colonne est réservé à l'usage exclusif de la MSHE. Les partenaires de la MSHE utilisent le logotype en noir sur fond clair ou en blanc sur fond foncé.

Télécharger la charte graphique à l'usage de tous les partenaires de la MSHE. Les fichiers du logo sont à demander à la MSHE, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Les lauréats de l’appel à projets «Transmission, travail, pouvoirs» 2017

La Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté, qui réunit la MSHE C. N. Ledoux et la MSH de Dijon, a lancé à Besançon le 6 mars 2017 le deuxième appel à projets « Transmission, Travail, Pouvoirs ». Dix réponses à l'APP ont été jugées recevables et ont fait l'objet d'une évaluation externe par des experts des Conseils scientifiques des deux MSH. Puis le 4 mai 2017, le Comité d'orientation scientifique de la Fédération des MSH s'est réuni à Dijon et a retenu cinq projets. Ces derniers seront dotés de crédits « starter » dont le montant est compris entre 1 800 et 2 000 euros selon les demandes des porteurs.

Les projets lauréats :

Espaces en crise, crise de l'espace – ECCE GLOCUS
Mots-clés : glocalisation, littérature, organisation spatiale, cinéma, urbanisme
Responsable : Marta Álvarez, maitre de conférences, CRIT, Besançon
Le projet ECCE Glocus étudie la production culturelle espagnole et grecque la plus récente (2008-2016) en interrogeant les nouvelles relations de spatialité liées à la crise économique dans les deux pays et leurs représentations.

Reconstruire et visualiser les pratiques touristiques dans l'Arc Jurassien à partir de la fouille semi-automatique de tweets – #juratourisme
Responsable : Julie Fen-Chong, maitre de conférences, Théma, Dijon, Besançon
Mots-clés : twitter, tourisme, analyse de contenu, analyse spatiale, graphes textuels
Le projet #juratourisme vise à compiler et analyser un corpus de données issues de twitter ayant trait au tourisme dans le Jura franco-suisse. Une méthodologie générique d'extraction de métadonnées géographiques à partir des tweets collectés sera développée. Ce corpus servira de support à l'analyse et à la comparaison des discours et des pratiques touristiques autour des stations de montagne. Il aidera à analyser l'impact du numérique sur le développement territorial et économique du tourisme jurassien.

Observatoire Territorial des Initiatives d'Emploi – OTE-IE
Responsable : Dany Lapostolle, maitre de conférences, Théma, Dijon
Mots-clés : travail, territoire, mutation, initiatives sociales, politiques publiques
Le projet OTE-IE a pour objet l'analyse interdisciplinaire de trois dispositifs territoriaux pour l'emploi (territoire zéro chômage, Emergence, Cité de l'autre économie) dans quatre terrains d'études (Nièvre et forêt, Longvic, Dijon, Besançon). Suivant une méthode comparative, il produit de manière participative une grille d'évaluation des dispositifs concernés dans une perspective de capacitation des personnes sans emploi.

Paroles de chercheur.e.s : dans l'intimité de la recherche - PARCHEMINS
Mots-clés : littérature, intime, psychologie, interview, analyse réflexive
Responsable : Sylvie Crinquand, professeur, TIL, Dijon
Ce projet vise à interviewer des chercheur.e.s reconnu.e.s sur leur itinéraire, la place de la recherche dans leur vie, et l'interprétation qu'ils font de leurs choix en matière de recherche. Les enregistrements seront retranscrits, le corpus audio(visuel) sera indexé et annoté selon les standards internationaux, puis archivé et diffusé en libre accès sur la plateforme PANDOR de la MSH de Dijon.

Recueil numérique de la qualité de vie des patients atteints de cancer avant la consultation : vers une relation de soin augmentée ? QOLIBRY
Responsable : Alexandra Laurent, maitre de conférences, laboratoire de psychologie, Besançon
Mots-clés : cancérologie, psychologie, qualité de vie relative à la santé, relation de soin, e-santé
Les outils technologiques issus de la révolution numérique bousculent les pratiques et les usages de la médecine et des soins. Mais l'usage de l'e-santé transforme-t-il la relation médecin/patient ? L'étude QOLIBRY met en place au
CHRU de Besançon un recueil numérique en routine de la qualité de vie des patients atteints d'un cancer via un logiciel spécifique (CHES.EORTC). L'objectif du projet est d'évaluer l'impact de l'utilisation des données numériques de qualité de vie du patient sur la relation de soin patient-médecin et la construction de l'alliance thérapeutique.

 

La MSHE Ledoux au salon Innovatives SHS 2017

InnovativesLa MSHE Ledoux sera présente au salon de la valorisation en sciences humaines et sociales "Innovatives SHS 2017".

Deux projets soutenus par la MSHE ont été sélectionnés pour cette 3ème édition, à Marseille les 17 et 18 mai 2017.

- Le projet d'Alexandra Laurent, "Recueil numérique de la qualité de vie des patients atteints de cancer avant la consultation : vers une relation de soin augmentée ?" dans le cadre de son action de recherche inscrite dans le pôle 5 de la MSHE.

L'usage de l'e-santé transforme-t-il la relation médecin-patient ? L'étude QOLIBRY met en place un recueil numérique en routine de la qualité de vie des patients atteints d'un cancer via un logiciel spécifique (CHES EORTC). Les données de qualité de vie sont envisagées comme un outil complémentaire dans la prise en charge du patient permettant de proposer une médecine personnalisée et intégrative. L'objectif est d'évaluer l'impact de ce dispositif sur la relation de soin médecin-patient.
Le projet fera en outre l'objet d'une présentation lors des rencontres Innov'action le 17 mai de 9h30 à 10h15.

- Le projet de Damien Vurpillot, "Aspectus : expérience de réalité virtuelle pour des projets environnementaux et patrimoniaux"

L'objectif d'Aspectus est de combiner des données numériques hétérogènes par l'intermédiaire d'une interface en ligne. Cet outil de visualisation et d'interaction avec les données 3D rend accessibles des sites lointains, à risques ou disparus, pour des systèmes d'expertise à distance à l'intention des professionnels et d'expériences ludiques pour le public. L'interface est accessible sur tous les supports et via des casques de réalité virtuelle, pour une expérience plus immersive.

En savoir plus sur le salon 2017

 

La domus de la fac des Lettres en 3D

actu20170419 domus3D« Peu d'étudiants le savent, certains collègues ne l'ont jamais visitée et pourtant : il y a une maison romaine sous la fac de Lettres ! », dit Sophie Montel, maître de conférences en histoire de l'art et archéologie, et organisatrice de l'exposition « Nouvelles méthodes d'analyse en histoire de l'art et archéologie », qui s'est tenue le 28 mars 2017 à l'UFR SLHS. Les vestiges de la domus, découverts en deux temps en 1921 et 1952, donnent à voir un chauffage à hypocauste et une succession de pièces, dont certaines ont conservé des pavements de mosaïque. Les vestiges trouvés dans la demeure lors de la seconde phase de fouilles en 1952 sont présentés dans le petit musée Lerat, baptisé comme tel en l'honneur de l'ancien doyen de la faculté des Lettres (1953-1960) à l'initiative de cette opération archéologique. C'est là qu'a pris place l'exposition « Nouvelle méthodes d'analyse en histoire de l'art et archéologie », dans le cadre des Journées des arts et de la culture dans l'enseignement supérieur. Elle a permis au public de découvrir des méthodes innovantes utilisées en histoire de l'art médiéval par de jeunes chercheurs dans leurs travaux de thèse (1), et a offert une visite virtuelle de la domus, numérisée par des chercheurs associés à la MSHE C. N. Ledoux. Le public présent pouvait certes effectuer une visite réelle de la domus, guidé par des étudiants d'histoire de l'art et d'archéologie, mais la demeure romaine n'est ouverte qu'à quelques occasions dans l'année (2). Son relevé 3D sera lui toujours accessible sur internet. Il a été réalisé à l'aide d'un scanner terrestre Lidar acquis par la plate-forme technologique de la MSHE C. N. Ledoux en 2016, grâce à une subvention du Ministère de l'Education Nationale de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche dans le cadre du Contrat de plan Etat Région.

La technologie Lidar (light detection and ranging) est un système de mesure sans contact en trois dimensions, permettant le relevé des formes en relief grâce au balayage des surfaces par un faisceau laser. La distance avec la surface de l'objet étudié est calculée à partir du temps nécessaire au trajet aller-retour de l'impulsion du faisceau laser réfléchi. Ces mesures donnent une représentation numérique 3D des surfaces, dans laquelle chaque point est géolocalisé. Damien Vurpillot, jeune docteur qui a numérisé la domus avec Laure Nuninger, responsable de la plate-forme technologique de la MSHE, explique :
« A l'origine les systèmes Lidar ont été développés pour numériser des surfaces sous couvert végétal à l'échelle d'un paysage, dans le cadre de missions aéroportées. Ensuite, les évolutions technologiques ont permis d'avoir accès à des modèles terrestres dont la puissance autorise toujours à travailler à l'échelle du paysage – quelques centaines de mètres de portée pour le modèle Riegl VZ-400 choisi par la MSHE – mais aussi de faire le lien avec des éléments bâtis, qui peuvent même être occultés par la végétation et parfois ensevelis. »

Le relevé 3D de la domus a été exécuté dans une démarche expérimentale. Il s'agissait du deuxième lieu numérisé avec le nouveau scanner terrestre après le fort de Pugey. Ces espaces clos et souterrains ont été choisis pour leurs contraintes, notamment celle d'empêcher tout signal GPS de pénétrer. Au fort de Pugey, les chercheurs devaient replacer précisément les différentes positions de scanner par l'intermédiaire de points géoréférencés à l'extérieur, par exemple grâce à une ouverture. A la domus, la présence de piliers, de rambardes etc. constitue autant d'obstacles supplémentaires bloquant le faisceau laser et rendant difficile le replacement successif des positions de scanner, en l'absence de signal GPS.

Cet ensemble de tests réalisés à Pugey et dans la domus ont permis d'optimiser la mise en œuvre des matériels en vue de projets de recherche à venir mais aussi de répondre à des demandes spécifiques. La MSHE a ainsi numérisé la grotte des Gorges dans le jura pour une exposition qui aura lieu cet été à Amange.

Les relevés de la domus et du fort de Pugey sont accessibles sur internet à partir d'un site dédié : https://lidar-mshe.univ-fcomte.fr/

 

(1) Matthieu Le Brech a présenté une analyse du bâti de l'abbaye de Baume-les-Messieurs permettant de comprendre les différentes phases du bâtiment. Séverine Pégeot a exposé des photos d'églises flamboyantes en Franche-Comté.
(2) Les Journées européennes du Patrimoine, les Journées des arts et de la culture dans l'enseignement supérieur, les Journées portes ouvertes de l'université ou encore sur demande auprès de l'UFR SLHS. La domus peut également être visitée via l'Office du tourisme de Besançon

 

Ouvrage en souscription - De la République de Constantin Pecqueur (1881-1887)

1ere-Couv-Pecqueur-5cmCet ouvrage dirigé par Clément Coste, Ludovic Frobert et Marie Lauricella et regroupant 12 auteurs détaille les différentes phases de l'oeuvre du socialiste et républicain Constantin Pecqueur et de sa vie, marque les principales influences et analyse les idées économiques, politiques et sociales du personnage. Plus de renseignements, rubrique Les Cahiers de la MSHE.

Pour commander l'ouvrage en souscription.

Pour précommander l'ouvrage en ligne.

 

Ouvrage en souscription - La désindustrialisation : une fatalité ?

1ereCouv Desindustrialisation-5cmCet ouvrage dirigé par Jean-Claude Daumas, Ivan Kharaba et Philippe Mioche et regroupant 14 auteurs étudie les causes de la désindustrialisation en France, fait varier els échelles d'analyse, et compare l'évolution française à celle d'autres pays.Plus de renseignements, rubrique Les Cahiers de la MSHE.

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Parution de La lettre du Dictionnaire de l'Opéra n°6

La Lettre du dictionnaire imageLe sixième numéro de La Lettre du Dictionnaire encyclopédique de l'Opéra, d'avril 2017 vient de paraître. Il fait état de l'avancement de l'action de recherche « LOPERAF ».

 

Retour sur la journée d’étude « Regards croisés sur la Grande Guerre »

actu20170327 jetude Grande GuerreLe 27 mars 2017 dans la salle de conférence de la MSHE Ledoux s'est tenue une journée d'étude ouverte au grand public consacrée à la première guerre mondiale. La journée a réuni de jeunes chercheurs et des chercheurs confirmés dans un dialogue interdisciplinaire autour de la Grande Guerre. La matinée a été consacrée à un atelier MSHE – école doctorale SEPT1, animé par Odile Roynette du laboratoire ELLIADD. David Erbs, jeune docteur en histoire moderne et contemporaine, et Cyrielle Montrichard, doctorante en sciences du langage ont présenté leurs travaux de recherche relatifs à la presse de cette période. David Erbs a montré comment les romans feuilletons diffusés dans la presse nationale cherchaient à susciter un sentiment patriotique chez leurs lecteurs. Cyrielle Montrichard a montré comment, dans la presse de tranchées, les poilus tendaient à détourner le discours patriotique pour le critiquer sans tomber sous le coup de la censure.

L'après-midi, Odile Roynette, historienne, et Gilles Siouffi, chercheur en sciences du langage, ont présenté leur ouvrage La langue sous le feu. Mots, textes, discours de la Grande Guerre2, qu'ils ont codirigé avec Agnès Steukardt. Cet ouvrage, tissant un dialogue interdisciplinaire fécond, interroge le laboratoire de mots, de textes et de discours qu'a constitué le conflit. Pour ce faire, les auteurs s'attachent à examiner les avant-postes idéolo­giques relatifs au conflit et les situations de contact créées pendant la guerre entre locuteurs parlant une langue différente. A partir d'études méthodiques de vastes ensembles de données, notamment explorées par la lexicométrie, sont ensuite examinées les pratiques de l'écrit en temps de guerre. Enfin, l'ouvrage interroge l'enregistrement des « mots » par les dictionnaires, qui ont été directement rapportés au conflit, en tant que néologismes.

Enfin, Yves Desfossés, archéologue au service régional de l'archéologie de Champagne-Ardenne, a présenté les apports de cette discipline à la connaissance du conflit. Née au cours des années 1990, l'archéologie de la Grande Guerre apporte des informations novatrices, qui viennent compléter les sources historiques. Les fouilles archéologiques menées sur les champs de batailles français et allemands permettent notamment de mettre au jour des vestiges de la vie quotidienne des soldats. Traces de cinéma, d'un mess des officiers etc. sont autant de témoignages des conditions de vie des soldats, un peu en retrait des tranchées.

1 Ecole doctorale Sociétés, espace, pratiques, temps
2 L'ouvrage vient de paraître aux éditions Presse universitaire de Rennes (PUR).

 

Découvrir la domus de la fac de Lettres et son relevé 3D

Le 28 mars 2017, à l'occasion des Journées des arts et de la culture à l'Université, la domus de la fac de Lettres sera exceptionnellement ouverte. Le département d'Histoire de l'art et d'archéologie y présentera de nouvelles méthodes d'analyse propres à ces disciplines. Avec la collaboration de la plate-forme technologique de la MSHE Ledoux le visiteur pourra découvrir le relevé 3D de la domus, réalisé grâce à un scanner T-Lidar.

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Retour sur la conférence « Mouvements sociaux et changements politiques en Espagne »

actu20170308 confecce glocusMarta Alvarèz1 et Karolina Katsika2, dans le cadre de l'action de recherche « ECCE GLOCUS, espaces en crise » à la MSHE Ledoux, ont invité le 8 mars 2017 Mathieu Petithomme3, chercheur en science politique, pour une conférence sur les mouvements sociaux espagnols et leur traduction politique. « ECCE GLOCUS » étudie, à travers les productions culturelles espagnoles et grecques, les pratiques spatiales nouvelles nées des crises récentes qu'ont connues ces deux pays (occupation d'espaces publics, émigrations, etc.).

Mathieu Petithomme a commencé son exposé avec la crise économique de 2008 et a retracé le cheminement de l'indignation citoyenne qu'elle a engendrée jusqu'à l'émergence de mouvements politiques tel que Podemos.
La crise économique espagnole, avec l'éclatement de la bulle immobilière, un chômage important, des revenus en baisse et des conditions de vie dégradées en particulier pour les classes populaires et les jeunes s'est progressivement transformée en crise politique et institutionnelle. Les partis politiques institués (parti socialiste et parti populaire) qui se succèdent au pouvoir soutiennent les mêmes mesures d'austérité économiques et restent impuissants à enrayer les inégalités. Parallèlement, la crise a révélé une corruption qui s'étend à tous les partis politiques et jusqu'à la monarchie. Dans ce contexte économique et institutionnel, des manifestations de rue vont (ré)apparaître et des mouvements de résistance se développer : mobilisations syndicales, « marées » citoyennes, lutte contre les expulsions etc. Mathieu Petithomme a notamment décrit deux types de mouvements emblématiques dans la propagation de l'indignation : la plateforme des affectés par l'hypothèque et le mouvement des indignés. La plateforme des affectés par l'hypothèque propose une aide concrète (psychologique et juridique) aux familles expulsées. Les indignés pour leur part occupent l'espace public urbain pour dénoncer les effets de la crise, exiger plus de transparence en politique et une démocratie participative. Le mouvement, très médiatisé, soulève la sympathie des citoyens mais ne trouve pas de traduction politique immédiate. La traduction politique a lieu à la faveur de la crise des partis institués. Elle est incarnée par Podemos à partir des élections européennes de 2014. Podemos est constitué de jeunes intellectuels militants des mouvements sociaux et alternatifs, dont il reprend certains éléments de revendication dans une stratégie de conquête du pouvoir.

 

1 Maître de conférences en littérature espagnole au Centre de recherches interdisciplinaires et transculturelles (CRIT) de l'université Bourgogne Franche-Comté
2 Doctorante en littérature comparée au Centre de recherches interdisciplinaires et transculturelles (CRIT) de l'université Bourgogne Franche-Comté
3 Au Centre de recherches juridiques de l'université de Franche-Comté (CRJFC), université Bourgogne Franche-Comté

 

Actualité de l’axe « Transmission, travail, pouvoirs »

Lancement de l'appel à projets 2017 et bilan des projets 2016

actu20170306 resitution lancement AAP TTPLe 6 mars 2017 à Besançon Philippe Barral, directeur de la MSHE Ledoux, et Francis Aubert, directeur de la MSH de Dijon, ont lancé l'appel à projets 2017 « Transmission, travail, pouvoirs » dans le cadre de la Fédération des Maisons des sciences de l'homme de Bourgogne et de Franche-Comté. Cette dernière réunit les deux MSH de la région et vise à renforcer les collaborations entre les équipes de recherche et à coordonner les fonctions d'appui qui leurs sont offertes. « Transmission, travail, pouvoirs » (TTP) constitue un axe thématique développé au sein de la Fédération des MSH. L'appel à projets TTP, dont la seconde édition a été publiée le 6 mars, a pour objectifs de favoriser l'émergence des nouveaux projets en lien avec cet axe commun et de préparer les équipes à de futurs AAP de plus grande envergure. Les projets lauréats seront dotés de crédits « starter » d'un montant de 2 000 euros maximum. Ils devront mettre en œuvre des collaborations inter-équipes et inter-sites. L'AAP 2017 sera clos le 3 avril à 12h (dossier à télécharger ci-dessous).


La journée du 6 mars a aussi permis la restitution des six projets de recherche sélectionnés en 2016 lors du premier appel à projets « Transmission, travail, pouvoirs ». Les chercheurs ont rappelé les objectifs de leur projet, en ont dressé le bilan et ont esquissé les perspectives qui se dessinent pour l'avenir. Ils ont expliqué comment ils avaient travaillé et de quelle manière les crédits alloués ont été utilisés, pour réaliser une enquête ou bien organiser un ou plusieurs séminaires ou journées d'étude. Ces projets starter ont ainsi permis aux chercheurs bourguignons et francs-comtois, qui parfois ne se connaissaient pas, d'initier de nouvelles collaborations ou de renforcer des réseaux pré-existants. Enfin, certains projets vont déboucher sur des publications, dans des collections universitaires ou des revues à comité de lecture et d'autres vont se déployer et prendre la forme de programmes plus ambitieux (GDR, ISITE-BFC, ANR ou ERC).

Rappel des projets 2016
CIPPA - Circularité de l'information entre patients autour des pratiques alimentaires
porté par Jean-Jacques Boutaud, CIMEOS EA4177 (uB)
DELIMMAT - Des délimitations immatérielles : représentations collectives, démarcations symboliques et dynamiques territoriales du XIVe au XXIe siècle (Bourgogne Franche-Comté, France-Suisse)
porté par Maxime Kaci, LSH EA2273 (UFC)
FEMSCITE - Femmes, éducation, sciences et techniques en Bourgogne-Franche-Comté
porté par Laurent Heyberger, RECITS-IRTES (UTBM)
PARCIT - La participation citoyenne à la prise de décision politique
porté par Agnès Alexandre-Collier, TIL EA4182 (uB)
RANAPY - Reconfiguration de l'audiovisuel à l'ère numérique : agences de presse et « Youtubers »
porté par Jérôme Berthaut, CIMEOS EA4177 (uB)
TRANSCOOP - Transmettre et coopérer dans le domaine viticole
porté par Dominique Jacques-Jouvenot, LASA EA3189 (UFC)

Descriptif de l'AAP TTP 2017
Formulaire de l'AAP TTP 2017
Critères d'évaluation de l'AAP TTP 2017

 

Chercheurs à l'honneur

20170308 petrequin expo alesiaPierre et Anne-Marie Pétrequin, chercheurs associés à la MSHE Ledoux et auteurs de plusieurs ouvrages parus dans Les cahiers de la MSHE, sont mis à l'honneur dans une exposition proposée par le MuséoParc Alésia. Intitulée « Portraits d'archéologues », l'exposition présente des totems disséminés sur le site des vestiges de la ville gallo-romaine. Pierre et Anne-Marie Pétrequin font partis des 20 archéologues contemporains choisis parmi des centaines.

 

L'exposition se tient du 18 février au 30 novembre 2017.

En savoir plus

 

Inauguration des nouveaux locaux de la MSHE

inaugurationmshe4423cdavidcesbroncLes nouveaux locaux de la Maison des Sciences de l'Homme et de l'Environnement Claude Nicolas Ledoux ont été inaugurés le 27 février en présence du préfet du Doubs, du maire de Besançon, du président de l'université de Franche-Comté, de la présidente de Région et du recteur de l'académie Bourgogne Franche-Comté.

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Ateliers archéomatiques du réseau ISA

logo reseau isaLe réseau ISA (information spatiale et archéologie), dont la MSHE Ledoux est partenaire, organise deux ateliers :

 - Lundi 27 mars 2017 : L'analyse par maille en archéologie : outil d'aide à l'analyse et de représentation cartographique quantitative. Sylvain Badey (Inrap – UMR7324 CITERES – LAT).

- Mardi 28 mars 2017 : Méthodes d'interpolations appliquées aux données archéologiques : exemple d'application du krigeage. Amélie Laurent (CD45 – UMR7324 CITERES – LAT).

Informations et inscriptions

 

Mise en ligne des vidéos et présentations de journées TRAIL 2016

Les vidéos, présentations et photos des journées de travail internationales TRAIL 2016 viennent d'être mises en ligne. Ces journées se sont déroulées 17 au 20 mai 2016 au domaine national de Chambord. Elles ont été organisées dans le cadre du projet régional SOLiDAR (coordonné par X. Rodier et C. Laplaige, UMR 7324 CITERES-LAT de l'Université François-Rabelais de Tours/CNRS), du programme interdisciplinaire de recherche et d'innovation Intelligence des Patrimoines, de l'équipe internationale du LEA ModeLTER portée par la MSHE C.N. Ledoux et le ZRC SAZU (en Slovénie) et en partenariat avec le Domaine national de Chambord, la DRAC Centre-Val de Loire, le réseau ISA, le réseau européen Archaeolandscape, de la zone atelier Loire, des sociétés Helimap et Sintegra et le RTR Image.

Retrouvez les vidéos, les présentations et les photos de ces journées.

 

Formations au logiciel Graphab 2.0

logo graphabLe laboratoire ThéMA organise en collaboration avec le CNRS deux formations au logiciel Graphab 2.0. Ces formations sont ouvertes aux techniciens, ingénieurs et chercheurs s'intéressant à l'identification et la gestion des réseaux écologiques (trames verte et bleue, impact des aménagements sur la connectivité, restauration d'habitats / corridors).

Initiation au logiciel Graphab les 6 et 7 mars 2017

Acquérir les bases théoriques et pratiques liées à la modélisation de la connectivité du paysage ;
Découvrir les différentes fonctionnalités du logiciel ;
Savoir utiliser le logiciel pour créer un graphe paysager, calculer des métriques de connectivité.

Inscriptions en ligne: Modélisation des réseaux écologiques : initiation au logiciel Graphab

Utilisation avancée du logiciel Graphab les 1er et 2 juin 2017

Se perfectionner dans l'utilisation du logiciel Graphab ;
Savoir mettre en relation les analyses de connectivité avec des données d'observation sur les espèces ;
Maîtriser la mise en oeuvre de Graphab par lignes de commande pour appliquer des calculs intensifs ou systématiques.

Inscriptions en ligne: Modélisation des réseaux écologiques : utilisation avancée du logiciel Graphab

Le développement du logiciel a été financé par le ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement dans le cadre du programme ITTECOP, projet Graphab géré par la MSHE Ledoux de 2009 à 2015. Graphab est un outil de modélisation des réseaux écologiques permettant d'évaluer les impacts des aménagements du territoire sur la connectivité des habitats de la faune et de la flore.

 

Retour sur le forum citoyen "Frontières du passé, frontières dépassées ?"

20170114 forum citoyenLe 14 janvier 2017, la MSHE Ledoux accueillait dans ses nouveaux locaux place Saint Jacques la première manifestation scientifique. Organisé par Maxime Kaci, chercheur au laboratoire des sciences historiques, le forum citoyen « frontière du passé, frontières dépassées ? » s'est tenu dans la salle de conférence. Centré sur les questions de frontières et politiques territoriales entre Bourgogne, Franche-Comté et Suisse, le forum s'est inscrit dans le prolongement de travaux menés à la MSHE Ledoux par Maxime Kaci depuis 2014. Il visait d'une part à confronter les réflexions issues des recherches universitaires aux expériences de responsables politiques Bourguignon, Franc-Comtois et Suisse, impliqués au cours de leur carrière dans des projets transfrontaliers, et d'autre part à échanger avec les citoyens intéressés par ces questions.

Maxime Kaci a commencé par présenter les deux actions de recherche qu'il porte à la MSHE sur les questions de frontières entre la Bourgogne, la Franche-Comté et la Suisse.

La première « Deux frontières aux destins croisés ? » a réuni 18 chercheurs, historiens, sociologues, géographes et politistes au cours d'ateliers thématiques qui se sont déroulés en 2015. L'objectif de cette action était de comparer sur un temps long – de la naissance de l'Etat moderne au XIVe siècle jusqu'à aujourd'hui – les deux délimitations, d'un côté entre la Bourgogne et la Franche-Comté et de l'autre entre la France et la Suisse. Bien que géographiquement proches, ces deux frontières ont suivi des évolutions différentes. Celle entre la Duché de Bourgogne et la Comté s'est progressivement estompée, depuis le XVIIe siècle et le rattachement de la Franche-Comté à la France, jusqu'à disparaître aujourd'hui avec la fusion des Régions. La frontière entre la France et la Suisse s'est, elle, progressivement affirmée, de l'espace commun de l'arc jurassien à l'époque médiévale jusqu'à devenir une frontière de souveraineté, l'une des dernières entre la France et un Etat non membre de l'Union Européenne. Ces transformations ont des effets sur l'organisation des sociétés, les jeux d'acteurs et les sentiments d'appartenance – trois aspects qui ont été au cœur des échanges entre chercheurs au cours des ateliers thématiques et dont la restitution paraîtra aux Cahiers de la MSHE en 2017.

La seconde action de recherche « DELIMMAT, des délimitations immatérielles » visait à approfondir le travail de comparaison entre les deux frontières lors d'une journée d'études, qui s'est tenue en septembre 2016 et qui donnera lieu à une publication dans les Annales de Bourgogne en 2018. Cette journée a réuni un groupe encore plus élargi de chercheurs, qui se sont intéressés aux représentations collectives, représentations de l'autre, des territoires... et à leurs influences sur les effets de frontière. Les représentations constituent en effet un enjeu essentiel des actions et des discours ; elles participent du sentiment d'appartenance, elles peuvent séparer des groupes de population et renforcer les délimitations. Dans le même temps, coexistent des pratiques de projets, de coopération, de mobilité entre les territoires, qui invitent à dépasser ces délimitations et font évoluer les sentiments d'appartenance.

Les intervenants à la table ronde du forum citoyen – P. Bodineau, J-C. Duverger, Ph. Receveur, J. Loiseau et A. Moine – sont revenus sur ces questions de coopération et de projets aux frontières. Ils ont abordé les conditions de leur mise en place (volonté politique, confiance), les difficultés mais aussi les nécessités politiques que des territoires comme la France et la Suisse ont à coopérer. Certains ont souligné des découpages territoriaux de fait liés aux flux de main d'œuvre ou aux politiques d'aménagement des territoires (avec les bassins de formation, de vie...) – découpages qui se jouent des frontières administratives. D'autres ont montré comment des frontières fortes (entre la France et la Suisse) créent des dynamiques réelles tandis que des frontières plus faibles (entre la Bourgogne et la Franche-Comté) tendent à produire des zones d'ombre et à exacerber les concurrences. La question de la rivalité entre Besançon et Dijon a bien sûr été soulevée : elle cristallise les débats, mais pour plusieurs intervenants semble réductrice au regard des enjeux de la réforme territoriale.

Le forum a fait l'objet d'une captation vidéo assurée par la Communauté du savoir, à suivre ici.

Programme du forum citoyen

 

Ouvrage en souscription : JADE

1ere-COUV-T3Cet ouvrage en deux volumes dirigé par Pierre Pétrequin, Estelle Gauthier et Anne-Marie Pétrequin et regroupant 59 auteurs de treize nationalités européennes retrace la circulation des grandes haches polies et des anneaux-disques néolithiques en jades alpins à travers l'Europe du VIe au IIIe millénaires av. J.-C. Plus de renseignements, rubrique Les Cahiers de la MSHE.

Pour commander l'ouvrage en souscription.

Pour commander l'ouvrage en ligne.

 

Retour sur le colloque « Le verre du VIIIe au XVIe siècle en Europe occidentale »

2016 12 5 7 colloque verre1Le 8e colloque international de l'Association Française pour l'Archéologie du Verre (AFAV) s'est tenu à Besançon du 5 au 7 décembre 2016. A l'initiative d'Inès Pactat, doctorante en archéologie à la MSHE Ledoux1 et de Claudine Munier, archéologue au service d'archéologie préventive de Besançon et présidente de l'AFAV, le colloque était co-organisé par la MSHE Ledoux, l'AFAV, la Direction du Patrimoine Historique de la ville de Besançon et le laboratoire Chrono-Environnement2. Plus d'une centaine de participants se sont retrouvés au Kursaal, chercheurs, étudiants mais aussi verriers, restaurateurs et passionnés, pour échanger autour du verre médiéval en Europe Occidentale. Les intervenants, venus de dix pays européens, ont dressé un état des lieux des avancées récentes de l'histoire et de l'archéologie du verre, qu'il s'agisse de vaisselle, de vitraux, de perles et parures. Ils ont ainsi rappelé l'intérêt scientifique de ce matériau pour la connaissance des sociétés médiévales.

2016 12 5 7 colloque-verre2Les communications et les posters présentés pendant ces trois jours ont porté sur la production, la diffusion et les usages du verre au Moyen Âge, mêlant souvent sources archéologiques, archéométriques, historiques et iconographiques.
Des travaux se sont intéressés à l'artisanat du verre : les conditions de création des ateliers et leur organisation, les métiers du verre, le développement de cet artisanat dans un espace donné (par exemple le sud de la France), abordant ainsi les questions de l'approvisionnement et de la production des objets en verre.
D'autres ont décrit des corpus de verres trouvés à l'occasion de fouilles préventives ou programmées selon plusieurs approches : typo-chronologie, couleurs, composition élémentaire entre autres. Cette dernière, analysée chimiquement, donne des indications précieuses sur la datation des verres 2016 12 5 7 colloque-verre3et des procédés de fabrication. La présence d'artisans verriers parmi les participants au colloque a permis des échanges riches autour des questions techniques et du vocabulaire associé. Ces discussions ont mis en exergue les savoir-faire des artisans au Moyen Âge et révélé leur circulation en Europe, voire au-delà.
D'autres communications encore ont présenté la place et l'usage du verre, par exemple au sein d'une communauté ecclésiastique ou dans un mobilier seigneurial.

2016 12 5 7 colloque-verre4En marge du colloque, les participants ont visité une exposition3 remarquable de verres médiévaux découverts à Besançon et ses environs. Le week-end précédent le colloque, le public bisontin a pu assister à des démonstrations de soufflage du verre et des reconstitutions de pièces antiques et médiévales au centre-ville de Besançon par les Infondus.

 

Programme du colloque

 

1 La thèse d'Inès Pactat porte sur la « production, diffusion et consommation du verre en France entre le VIIIe et le XIe siècle ». Elle s'inscrit dans l'action de recherche ArchaeDyn de la MSHE Ledoux.
2 Avec le partenariat de la DRAC Bourgogne Franche-Comté, le Conseil Régional Bourgogne Franche-Comté, la Ville de Besançon, l'école doctoral SEPT de l'université Bourgogne Franche-Comté et de l'INRAP.
3 Organisée en partenariat avec le Musée du Temps de Besançon et exclusivement à l'intention des participants au colloque.

 

Retour sur la XVe conférence du réseau d'intelligence territoriale INTI

INTI2016 161123 Charleroi PleniereLa conférence « INTI2016 », qui s'est tenue les 23, 24 et 25 novembre 2016 à Charleroi et Liège en Belgique, a été la XVe conférence annuelle internationale du International Network of Territorial Intelligence (INTI). Elle était consacrée au thème « l'Économie Sociale et Solidaire dans les territoires ».

Elle a été co-organisée par le Service d'Étude en Géographie Économique Fondamentale et Appliquée de l'Université de Liège (SEGEFA ULg) avec l'appui du projet transfrontalier Interreg VISES « Valorisons ensemble l'Impact Social de l'Entreprenariat Social », et de la MSHE C. N. Ledoux. L'événement a voulu intégrer de nombreux partenaires actifs dans le domaine de l'économie sociale et plus particulièrement le Centre d'Economie Sociale (CES) de l'Université de Liège, ConcertES, plateforme de concertation des organisations représentatives de l'économie sociale et le CPAS de Charleroi qui possède un observatoire social dont un des axes est l'économie sociale. Cette conférence a également reçu le soutien financier de la Wallonie par le canal de Monsieur Jean-Claude Marcourt, Vice-Président du Gouvernement wallon, Ministre de l'Economie, de l'Industrie, de l'Innovation et du Numérique.

Elle a accueilli 350 participants. 5 communications ont été prononcées en réunion plénière, dont la conférence invitée de Raul Montenegro1, et 43 communications ont été présentées dans le cadre de 13 ateliers organisés par INTI2.
Un séminaire consacré au lancement du Groupe de Recherche International (GDRI) a été organisé le mardi 22 novembre 2016 à Charleroi de 15h à 19h. Ce projet porté par le réseau INTI est encouragé par le CNRS. Le séminaire a regroupé 27 chercheurs, les membres de l'ancien GDRI INTI (2011-2014) et des chercheurs intéressés par le projet. Serge ORMAUX, coordinateur du projet de GDRI au sein de la MSHE, a présenté le contexte institutionnel et les axes scientifiques actuels élaborés dans le cadre de INTI. Il a également proposé de nouveaux thèmes de recherche.

La journée du mercredi 23 novembre s'est déroulée dans le cadre restauré du site minier du Bois du Cazier, lieu d'une catastrophe qui fit 262 victimes de 10 pays différents en 1956. Il témoigne de la dureté de la condition ouvrière et de l'importance de l'immigration qui firent la prospérité de la Wallonie avant la crise de la sidérurgie qui dure à présent depuis une quarantaine d'années. Cyril Masselot, coordinateur de INTI au sein de la MSHE, et Guénaël Devillet, directeur du SEGEFA, coorganisateurs de INTI2016, ont introduit la conférence. Sébastien Pereau, secrétaire général de ConcertES a ouvert plus particulièrement cette journée, consacrée à la 1e rencontre de l'impact social organisée dans le cadre du programme de coopération transfrontalière VISES.INTI2016 161123 Bois du Cazier
Florence Jany-Catrice, professeur d'économie à l'Université de Lille1, et Sybille Mertens, Professeur d'économie au Centre d'Économie Sociale de l'Université de Liège, ont introduit les enjeux de l'évaluation de l'impact social. Quatre retours d'expérience ont ensuite illustré des cas pratiques.
L'après-midi a été consacré à six ateliers. Trois ateliers organisés par INTI ont traité des approches polydisciplinaires de l'impact social, de l'usage de l'observation des territoires pour évaluer l'impact social et du rôle de l'Économie Sociale et Solidaire dans le développement durable, avec 9 communications au total. Trois ateliers organisés par VISES ont envisagé l'impact social comme enjeu territorial et comme enjeu économique et ont traité de la façon de l'évaluer.
Joanne Clotuche, chargée de projets de la Fédération d'Économie Sociale (SAW-B) a synthétisé une première série de conclusions.
Jean-Jacques Girardot, conseiller scientifique à la startup coopérative Acokima, a précisé l'intérêt et les possibilités de l'observation des territoires pour valoriser l'impact des initiatives sociales et solidaires. Giusto Maniscalchi, responsable de l'Observatoire social, et Vincent Donckers, responsable du Pôle d'économie Sociale du CPAS de Charleroi, ont présenté l'Observatoire Local de Cohésion Sociale du Centre Public d'Action Sociale de Charleroi.
Melissa Walka, Secrétaire de Cabinet du Président du CPAS de Charleroi, Éric Massin, a conclu la journée, au nom de ce dernier.

La seconde journée, jeudi 24 novembre 2016, a débuté avec la visite du Pôle d'Économie Sociale de Charleroi qui conjugue des activités de recyclage des déchet avec des formations qualifiantes pour des publics éloignés de l'emploi.
Huit ateliers se sont déroulés l'après-midi dans les locaux de HEC, l'École de Gestion de l'Université de Liège qui abrite tout particulièrement un master en Management des Entreprises Sociales. 26 communications ont abordé les thèmes suivants :
- Innovation Sociale et ESS
- ESS et terroir (2 ateliers)
- ESS et durabilité des pays émergents
- Gouvernance et ESS
- Coopération et ESS
- ESS et institutions
- ESS et genre

INTI2016 161124 conference Raul MontenegroLa journée s'est terminée avec une conférence invitée de Raul Montenegro, Professeur Honoraire de Biologie évolutive à l'Université Nationale de Cordoba (Argentine), Président de la FUNAM et Prix Nobel Alternatif. Le conférencier a présenté une économie éco systémique qui essaie de rétablir la conformité humaine aux règles des écosystèmes naturels, basés sur le respect des différentes capacités de charge "K" avec un remplacement progressif des courbes exponentielles de croissance par des courbes quasi sigmoïdes. Il a analysé des instruments mis en place pour cette adaptation : l'agriculture de faible impact négatif, les systèmes avec production minimale de déchets (et la maximisation du cycle recyclage, recirculation et réutilisation, qui caractérise l'économie circulaire), les sources renouvelables d'énergie, les systèmes de labellisation et le coopérativisme durable.

La troisième et dernière journée, vendredi 25 novembre 2016, a commencé avec deux ateliers (8 communications) consacrés l'un à l'entrepreneuriat social et coopératif, et l'autre à l'intelligence collective et au développement des territoires.
Le film Demain, quel futur par l'économie sociale et solidaire a été projeté. Il a été réalisé par les étudiants du master en Management des Entreprises Sociales (HEC ULg) avec l'expertise et sous la direction d'Anne Savaton de Snark Productions. Les étudiants s'étaient emparés du thème lors d'un déplacement au Forum Mondial de l'Économie Sociale à Montréal, début septembre 2016.

Pour conclure la conférence, une table ronde avec le Ministre Jean-Claude Marcourt a établi un dialogue entre le monde politique et des enseignants-chercheurs spécialisés en économie sociale : Sybille Mertens (ULg, Belgique), Cyril Masselot INTI2016 161125 Table ronde(MSHE, UBFC, France), Francesca Petrella (Aix-Marseille université, France) et Sophie Swaton (UNIL, Suisse). Elle a proposé un regard croisé sur l'Economie Sociale, à travers des approches en Wallonie, en Suisse, en France et en Europe dans une vision globale européenne. L'échange a abordé trois thèmes : l'entrepreneuriat social et coopératif ; les modèles organisationnels de l'ESS et leur impact ; et l'attractivité de l'économie sociale. Le rôle de l'économie sociale, son image dans la société civile, ses valeurs, son évolution, sa dimension territoriale ont été approfondis.
La conférence a été conclue par le professeur Albert Corhay, Recteur de l'Université de Liège.

La manifestation s'est terminée avec un moment de convivialité à « Vin de Liège », une coopérative qui ambitionne de devenir un domaine viticole de référence en Wallonie et en Belgique. Aspirant à devenir un domaine connu pour sa qualité, son engagement social et son souci de l'environnement, elle veut aussi devenir une référence qui propose un modèle économique durable.

 

1 Professeur Honoraire de Biologie évolutive à l'Université Nationale de Cordoba (Argentine)

2 Les communications sont disponibles sur le site INTI et seront prochainement publiées dans la collection INTI de HAL-SHS (numéro ISSN 2493-4488)

 

La Lettre du Dictionnaire, n°5

La Lettre du dictionnaire imageLe cinquième numéro de La lettre du Dictionnaire encyclopédique de l'Opéra de décembre 2016 vient de paraître. Il fait état de l'avancement de l'action de recherche LOPERAF.

 

Retour sur la conférence « Les internautes algériens et leur cyberdarija»

20161130 conf cyberdarijaMohammed Zakaria Ali-Bencherif et Azzeddine Mahieddine1 étaient invités le 30 novembre 2016 pour une conférence organisée par Anne-Sophie Calinon et Nathalie Thamin2 dans le cadre de l'action Dynamiques spatiales, langagières, identitaires de la circulation migratoire étudiante (Maghreb, France et Canada)3 de la MSHE Ledoux. La conférence a porté sur les utilisations de l'arabe algérien sur supports numériques et les évolutions de la langue induites par ces usages.

L'arabe algérien, dit darija, est une langue vernaculaire, quasi orale, non codifiée et qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle. Le développement des technologies de l'information et de la communication, avec sa diversité de supports (smartphone, tablette, ordinateur...), entraîne un passage à l'écrit massif de cette langue. Ce sont ces transformations que les chercheurs ont analysées, en s'intéressant notamment à la graphie de cette cyberdarija et à ses caractéristiques plurilingues et multiformes. Ils se sont appuyés sur une enquête par questionnaire et sur l'analyse d'un corpus de conversations pour montrer la forte prédominance de la graphie latine, liée notamment à des contraintes linguistiques et techniques. Ils ont également montré que la cyberdarija se caractérise par l'usage d'un code simplifié (une écriture quasi phonétique notamment) qui répond aux contraintes de la conversation écrite : un code efficace, rapide et qui permet de minimiser la fatigue liée à la dactylographie. Alors que la « cyberlangue » est généralement définie par opposition à une norme linguistique associée à l'écrit conventionnel, la cyberdarija, qui n'a pas d'orthographe codifiée, ne peut être définie comme un écart par rapport à une norme préexistante. Ainsi libérées de toute norme d'écriture conventionnelle, les pratiques scripturales de l'arabe algérien sont ouvertes à la créativité à partir des possibilités qu'offre le clavier, tout en satisfaisant aux contraintes d'économie et d'efficacité du « cyberlangage ». Pour les conférenciers, le système d'écriture de la cyberdarija est né d'une connivence graphique, une convergence vers un système de correspondances grapho-phonétiques qui comporte ses régularités et ses variations. L'arabe algérien connait donc une dynamique et tend vers une codification, qui n'existait pas jusque-là.

 

1 Chercheurs en sciences du langage au laboratoire Dylandimed de l'université Abou Bekr Belkaid à Tlemcem en Algérie
2 Toutes deux maîtres de conférences en sciences du langage, laboratoire CRIT, Université Bourgogne Franche-Comté
3 Cette action de recherche associe, outre Anne-Sophie Calinon et Nathalie Thamin, Katja Ploog, professeur en sciences du langage, laboratoire ligérien de linguistique, Université d'Orléans.

 

 

Psychologie cognitive, santé et mouvements oculaires : les travaux d’Éric Laurent à la MSHE Ledoux

20161208 actuE.Laurent-photo1La publication en octobre 2016 du livre «De l'humeur normale à la dépression en psychologie cognitive, neurosciences et psychiatrie»1, coordonné par Éric Laurent2 et Pierre Vandel3, est l'occasion de revenir sur les travaux menés par Éric Laurent à la MSHE Ledoux depuis 2009.

Éric Laurent est responsable scientifique de deux actions de recherche complémentaires inscrites dans le pôleComportements, risques, santé de la MSHE. La première « Marqueurs oculomoteurs précoces de la maladie d'Alzheimer et de la dépression » a été conduite de décembre 2009 à septembre 2016. Elle a bénéficié du soutien financier de la Région Franche-Comté et de l'Université de Franche-Comté. La seconde « Oculomotricité, cognition, et processus thymiques : aspects normaux et pathologiques » lui fait suite et se terminera en décembre 2021. Dans sa partie concernant les aspects pathologiques, elle est financée par un projet porté par Pierre Vandel et soutenu par l'Institut de recherche en santé publique (IReSP) et l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale)4. Avec ses recherches, Éric Laurent s'intéresse aux mouvements oculaires comme indicateurs de l'état cognitif et de l'état thymique (c'est-à-dire lié à l'humeur) normal ou pathologique des personnes.

La première action de recherche s'est centrée sur les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et les personnes âgées dépressives. La maladie d'Alzheimer débutante sur le plan symptomatologique engendre des troubles cognitifs, touchant par exemple la mémoire ou les capacités d'inhibition5, qui peuvent parfois être proches de ceux développés par les personnes âgées dépressives. Pourtant, discriminer très tôt les deux maladies favoriserait une prise en charge des patients mieux adaptée à la pathologie. L'un des objectifs de la recherche menée initialement à la MSHE était d'aider à ce diagnostic différentiel en caractérisant d'abord chacune des maladies sur le plan de la cognition et des comportements oculaires. Pour ce faire, les chercheurs se sont intéressés à la motricité oculaire. Ils s'attachent depuis à caractériser l'activité oculomotrice des patients afin d'identifier des « marqueurs oculomoteurs » de la maladie d'Alzheimer et de la dépression chez la personne âgée. À court terme, il s'agit de mieux connaître les aspects comportementaux et cognitifs associés aux différentes maladies. À moyen terme, une batterie de tests permettant un diagnostic précoce des deux maladies pourrait être conçue. L'avantage de cette technique d'analyse est d'être non-invasive. Elle pourrait, sur le plan pratique, apporter un élément d'aide au diagnostic complémentaire des méthodes déjà utilisées reposant sur la pharmacothérapie d'épreuve6 ou les ponctions lombaires.

20161208 actuELaurent-photo2Pour observer et caractériser l'activité oculomotrice, les chercheurs mènent des expériences à l'aide de techniques vidéo-oculographiques. Par exemple, un type d'expériences vise à quantifier les temps de réaction des mouvements oculaires. Le sujet est placé face à un écran d'ordinateur, équipé d'un appareillage d'enregistrement des mouvements oculaires, et sur lequel apparaissent et disparaissent des points lumineux. Il est ensuite invité à fixer son regard tantôt sur un point particulier tantôt à son opposé. Les chercheurs enregistrent et mesurent la vitesse et la précision du mouvement des yeux. Ces expériences ont été menées auprès de patients Alzheimer, de patients âgés dépressifs et de sujets âgés sains. Elles ont montré des comportements oculaires spécifiques à chacun des trois groupes de sujets, permettant d'identifier des marqueurs oculomoteurs. Les données concernant les comportements oculomoteurs liés à la dépression ont été publiées. Celles portant sur la maladie d'Alzheimer sont actuellement soumises pour publication.

Sur le plan scientifique, la recherche est bien avancée. Pour autant son versant appliqué, avec la mise au point de tests de diagnostic précoce, nécessite encore plusieurs années de travail. Non seulement, des problèmes techniques devront être résolus pour faciliter l'utilisation des matériels vidéo-oculographiques par des non-spécialistes, mais aussi les expériences doivent être répétées avec un nombre plus important de patients en vue de déterminer des normes qui permettront de catégoriser chaque futur cas en fonction de son âge, son sexe, son niveau de formation (etc.).

Le travail n'est donc pas terminé et Éric Laurent le poursuit, toujours en collaboration avec Pierre Vandel, avec l'action OCT de la MSHE : « Oculomotricité, cognition, et processus thymiques : aspects normaux et pathologiques ». En effet, parallèlement aux travaux hébergés à la MSHE au cours des dernières années, Éric Laurent a développé au Laboratoire de psychologie un programme expérimental sur l'humeur normale, qui l'a conduit à élargir le champ des recherches menées à la MSHE pour permettre une analyse intégrée des aspects normaux et pathologiques.

L'humeur désigne un état affectif relativement diffus, ressenti par le sujet comme positif ou négatif, mais dont les causes ne lui sont pas toujours conscientes. Nous sommes toujours dans un état d'humeur particulier, pour des raisons qui peuvent nous être connues ou nous échapper. L'humeur se distingue de l'émotion, qui le plus souvent présente une intensité plus forte, est de plus courte durée, et est bien identifiée par le sujet de même que les causes qui l'ont déclenchée. L'humeur a des origines (personnalité, trauma, sommeil, nourriture, activité physique...) et des conséquences (addiction, motivation et effort, mouvements oculaires, risque suicidaire...) multiples et complexes, dont fait état le livre « De l'humeur quotidienne à la dépression en psychologie cognitive, neurosciences et psychiatrie » coordonné par Éric Laurent et Pierre Vandel.

L'objet de l'action OCT est d'explorer les liens entre humeur, cognition et mouvements oculaires, dans les situations normales et pathologiques. Pour mettre au jour ces relations, Éric Laurent et ses étudiants conduisent notamment un autre type d'expériences permettant d'observer l'activité oculomotrice des sujets non malades en fonction de leur humeur. Ils commencent par définir des groupes de sujets selon le type d'humeur. Pour cela, ils demandent par exemple aux personnes d'écrire un récit autobiographique du souvenir le plus positif de leur vie s'ils souhaitent induire une humeur positive ou le plus négatif s'ils souhaitent induire une humeur négative. Puis les sujets sont confrontés à un contenu émotionnel, en étant invités à observer un portrait. Les chercheurs enregistrent alors les fixations visuelles sur des stimuli, qu'ils représentent ensuite sous la forme d'un « nuage » de points là où le regard s'est posé. Ils observent particulièrement si le sujet tend à approcher ou à éviter les zones du visage particulièrement importantes dans l'expression de l'émotion que sont les yeux et la bouche. Ces expériences montrent un traitement différencié de l'information selon le type d'humeur. Par exemple, lorsque l'humeur induite est négative (la tristesse), le regard se concentre sur les zones émotionnelles yeux/bouche ; à l'inverse lorsque l'humeur induite est positive (la joie), le regard se pose un peu partout sur le portrait. Selon Éric Laurent, ces patterns renseignent sur la relation entre humeur et cognition. Ils montrent que l'humeur module l'état cognitif du sujet et sa recherche active de l'information. Il reste à établir la mesure dans laquelle les comportements oculomoteurs, au quotidien, optimisent de façon stratégique la gestion de l'humeur individuelle.

A partir des expériences sur l'activité oculomotrice, auxquelles sont ajoutées d'autres types de mesures, notamment physiologiques, les chercheurs ambitionnent donc dans leur nouveau programme de recherche de poursuivre le travail de caractérisation du comportement oculaire en lien avec la performance cognitive pathologique (comme dans les cas de pseudo-démence dépressive et de la maladie d'Alzheimer) ou la performance cognitive normale. Ils cherchent également à déterminer la capacité des mouvements oculaires à caractériser les états dépressifs (en particulier ceux qui peuvent déboucher sur des comportements suicidaires) et à identifier des comportements oculomoteurs caractéristiques de l'humeur normale, afin de contribuer au développement d'une théorie sur la régulation de l'humeur par le traitement actif de l'information.

 

Liste des publications de Éric Laurent 

 

1 Editions De Boeck Supérieur.
2 Maître de Conférences en psychologie cognitive, directeur-adjoint du laboratoire de psychologie de l'université Bourgogne Franche-Comté
3 Professeur de psychiatrie, chef de service de psychiatrie de l'adulte et coordinateur du Centre mémoire de ressources et de recherche de Franche-Comté au CHRU de Besançon, chercheur au Laboratoire de neurosciences de l'université Bourgogne Franche-Comté
4 Le projet IReSP/INSERM coordonnée par Pierre Vandel porte sur le suicide.
5 Les capacités d'inhibition désignent les capacités du sujet à contenir des comportements réflexes.
6 La pharmacothérapie d'épreuve vise à tester les effets de la pharmacothérapie sur les patients, et à partir de leurs réactions établir le diagnostic.

 

Retour sur la journée d’étude « Fin de vie et prison »

20161123 JEPARMEJMDelarueLa fin de vie en prison soulève des questions médicale, juridique et éthique, qui se posent avec d'autant plus d'acuité que la population carcérale tend à vieillir. La recherche PARME, menée à la MSHE Ledoux par Aline Chassagne1 doctorante en socio-anthropologie et Aurélie Godard-Marceau2 socio-démographe, s'est intéressée la situation des personnes détenues malades relevant de soins palliatifs. Conduite de 2011 à 2014, avec le soutien financier de la Fondation de France et coordonnée par Régis Aubry (CHRU de Besançon), la recherche PARME est inédite en France. C'est dans une démarche de valorisation de ce travail que s'est tenue la journée d'étude « fin de vie et prison » le 23 novembre 2016, devant plus d'une centaine de personnes : chercheurs, professionnels du soin et de la justice, visiteurs de prison, étudiants...

La journée a été introduite par Jean-Marie Delarue, ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté et membre du conseil consultatif national d'éthique (CCNE). Après avoir dressé les conditions générales de vie en prison (permanence du regard d'autrui, absence totale d'initiative...), J.-M. Delarue a décrit le parcours de soins des détenus malades. Ce dernier est organisé par la loi, l'administration pénitentiaire et les services hospitaliers (de l'entretien à l'entrée en prison jusqu'à l'hospitalisation le cas échéant). Pour autant dans sa mise en œuvre, les détenus malades, et plus encore ceux en fin de vie, sont confrontés à nombre de difficultés, que l'étude PARME a analysé3.

Le volet épidémiologique4 de la recherche PARME a permis de quantifier, pour la première fois en France, les situations de fin de vie en prison. Il a mis au jour des cas, certes rares au regard de la population carcérale, mais cependant plus fréquents que ne l'attendaient les acteurs institutionnels (avec 50 cas recensés en trois mois). En complément, les chercheuses ont mené une étude qualitative5 pour cerner la trajectoire médicale et pénale du détenu, interrogeant la mise en œuvre de l'accompagnement jusqu'à la suspension éventuelle de la peine. Ce volet de la recherche a notamment montré que le cheminement du détenu malade est soumis à une évaluation constante de sa vulnérabilité et de sa dangerosité ; entre ces deux pôles, le curseur est variablement situé selon les acteurs et leur culture de métier, selon les lieux, selon la personnalité des détenus eux-mêmes...

20161123 JEPARME.AGMarceauLorsque les patients sont maintenus en établissements pénitentiaires, avec un suivi par l'unité sanitaire de la prison et l'hôpital de proximité (pour des examens ou des hospitalisations courtes), il est quasiment impossible de mettre en place un accompagnement compréhensif. Non seulement, l'accès aux soins et aux équipements (lit médicalisé, matelas anti-escarres...) est difficile. Mais la relation soignants – soignés est emprunte de méfiance réciproque. En effet, les détenus expriment des doutes sur leur accès aux soins (traitements, diagnostic, confort) et les médecins, de leur côté, craignent les trafics de médicaments... A cela s'ajoute l'absence des familles, pour les détenus au quotidien, mais aussi pour les médecins, qui n'ont pas contact avec elles, rendant d'autant plus difficile la mise en place d'un accompagnement de fin de vie. A l'opposé, les Unités Hospitalières de Sécurité Interrégionales (UHSI), bien que non spécialisées dans les soins palliatifs, sont perçues par les détenus comme un véritable hôpital, ils s'y sentent bien souvent patients. Une relation de confiance peut être nouée entre eux et les médecins, aussi parce le milieu, bien que contraint, autorise davantage de souplesse... (par exemple des temps de parloir plus long).

A. Chassagne et A. Godard-Marceau se sont également intéressées à la suspension de peine pour raison médicale prévue par la loi. Elles montrent notamment qu'elle est prononcée par le magistrat lorsqu'aucun autre aménagement n'est possible. La décision de sortie de détention doit être prise au regard de l'état de santé du patient (décrite par le médecin traitant et des expertises par des médecins extérieurs) et des risques de récidive... Elle fait donc se rencontrer deux cultures de métier différentes, celle du magistrat qui voit le détenu, dont il évalue la dangerosité, et celle du médecin qui voit un patient, dont la prise en charge serait facilitée à l'extérieur des murs. Finalement, la suspension de peine est l'aboutissement d'un parcours long, complexe et toujours incertain pour le détenu, qui mêle critères médicaux, juridiques, mais aussi des critères moraux et subjectifs (cause de l'incarcération, personnalité perçue du détenu...).

20161123 JEPARMEDessinRODOAprès l'exposé des résultats de l'étude PARME, Ueli Hostettler, anthropologue social à l'université de Fribourg, a présenté une étude relativement proche, conduite en Suisse. Cette dernière montre des points communs avec la recherche PARME, les mêmes difficultés (accès aux soins...), les mêmes questions éthiques relatives à la dignité, bien que le contexte suisse soit quelque peu différent avec des détentions « illimitées » dans le temps. Ueli Hostettler a aussi invité à ouvrir un débat public sur la fin de vie en prison – débat qui a débuté avec la table ronde de l'après-midi. Animée par Régis Aubry et Aline Chassagne, elle a réuni médecins, personnels soignants, avocat6 qui ont pu également interagir avec le public. Les échanges ont été nombreux, notamment autour de l'entrée des dispositifs d'accompagnement en prison au risque de favoriser l'inapplication de la loi qui prévoit aménagements et suspension de peine. La journée a été clôturée par Christian Guinchard qui souligne, à partir de la lecture d'un extrait du livre du Jorge Semprun (l'écriture ou la vie), l'importance du regard de l'Autre et du sentiment d'être entouré au cours des derniers moments de la vie.

Cette journée d'étude riche en échanges a également permis d'envisager des collaborations futures avec Jean-Marie Delarue ainsi que la création d'un groupe de travail afin de donner des recommandations pratiques pour améliorer la situation des personnes détenues gravement malades.

 

1 Au Laboratoire de sociologie et anthropologie (LASA) de l'UFC, et chercheur au Centre d'Investigation Clinique (CIC 1431) du CHRU de Besançon, axe Ethique et progrès médical.
2 Au Centre d'Investigation Clinique (CIC 1431) du CHRU de Besançon, axe Ethique et progrès médical.
3 Le comité de pilotage était constitué de Régis Aubry, porteur de l'axe Ethique et progrès médical, CIC 1431, Lionel Pazart, praticien hospitalier méthodologiste, CIC 1431, Edouard Amzallag, praticien hospitalier, Unité Hospitalière de Sécurité Interrégionale (UHSI) de Lyon, Elodie Cretin, coordinatrice de la recherche axe Ethique et progrès médical, CIC 1431, Aurélie Godard-Marceau, Aline Chassagne, Sébastien Grignard, praticien hospitalier, unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA) de Besançon.
4 Recensement des patients concernés pendant trois mois dans toutes les structures de soins pénitentiaires en France.
5 70 entretiens semi-directifs ont été conduits avec 14 détenus en fin de vie et les professionnels qui les entourent (médecins, infirmiers, juges, conseillers pénitentiaires d'insertion et probation, surveillants de prison...).
6 Nathalie Hidoux, cadre supérieur du pôle médico judiciaire, CHU de Bordeaux, Yvain Auger, médecin responsable de l'UHSI de la Pitié-Salpêtrière à Paris, François Bès, coordinateur enquêtes, Observatoire International des Prisons, Sylvain Cormier, avocat spécialiste en droit pénal à Lyon.

 

Démonstration de soufflage de verre

verreDans le cadre du colloque « Le verre du VIIIe au XVIe siècle en Europe occidentale », venez découvrir le talent de souffleurs de verre lors d'une démonstration organisée les 3 et 4 décembre de 11h à 19h lors du marché de Noël place Granvelle (Besançon).

Plus d'informations.

 

Yohan Sahraoui, nouveau docteur à la MSHE

Yohan Sahraoui petitYohan Sahraoui, doctorant de la MSHE, a soutenu sa thèse en Géographie et aménagement intitulée « Le paysage, entre esthétique et écologie. Modélisation rétrospective à partir de changements d'occupation du sol » le 1er décembre 2016.
Co-dirigée par Jean-Christophe Foltête et Céline Clauzel (laboratoire ThéMA, UMR 6049), la thèse s'inscrit dans le chantier "Dynamique des paysages et potentiel écologique de la région Franche-Comté" de l'Observatoire des dynamiques industrielles et territoriales de la MSHE Ledoux. Yohan Sahraoui a bénéficié d'un contrat financé par la Région Franche-Comté (2013 - 2016).

Yohan Sahraoui a débuté un contrat post-doctoral de deux ans à l'UMR BIOGECO, Biodiversité, Gènes et Communautés (INRA et Université de Bordeaux).

 

Séminaire du laboratoire ELLIADD "Ecritures de guerre et archives"

Le laboratoire ELLIADD dans le cadre de son pôle Arts et littérature propose un séminaire en phase avec le projet FANUM de la MSHE. Le séminaire "Ecritures de guerre et archives" au lieu le jeudi 24 novembre 2016 de 17h à 19h (B04 UFR SLSH).

Invité : Daniel Maggetti (université de Lausanne)
Le Journal de Charles Ferdinand Ramuz et la seconde guerre mondiale vue de Suisse

L'intervention abordera les questions qui se sont posées à Daniel Maggetti en tant qu'éditeur scientifique du Journal de C. F. Ramuz, paru en 2005 aux Éditions Slatkine, en trois volumes, en ouverture des Œuvres complètes. Quels choix effectuer au moment de proposer l'édition critique d'un texte que l'auteur lui-même avait publié à la fin de sa vie, d'une manière particulière ? Comment se justifie la manière de procéder finalement adoptée ? Quels gains, quels risques de perte ? Pour avancer dans cette réflexion, Daniel Maggetti se propose de contextualiser le Journal, d'en présenter, dans les grandes lignes, le dossier génétique et l'histoire, avant de détailler et d'expliciter les choix éditoriaux. Il faut ajouter que plusieurs volumes des Œuvres complètes de Ramuz ont été accompagnés d'un CD-rom contenant un logiciel d'exploration des manuscrits et de comparaison entre les versions successives.

Daniel Maggetti est né en Suisse italienne. Il a fait des études de lettres à Lausanne, Zurich et Paris, terminées par une thèse intitulée L'Invention de la littérature romande, 1830-1910 (Lausanne, Payot, 1995). Depuis 2003, il est professeur à la faculté des lettres de l'université de Lausanne, où il dirige le Centre de recherches sur les lettres romandes. Parmi ses travaux, plusieurs éditions critiques, notamment de correspondances (de Gustave Roud, de Monique Saint-Hélier, de Nicolas Bouvier), mais aussi d'Œuvres complètes, en particulier celles de C. F. Ramuz (29 volumes aux Éditions Slatkine, 2005-2013, en codirection avec Roger Francillon), et celles de Charles-Albert Cingria, en tant que membre du comité directeur, et bientôt celles de Gustave Roud.
Parmi ses publications : Töpffer, Genève, Skira, 1996 (direction du volume) ; Les Écrivains suisses et La Nouvelle Revue française, Paris, Garnier, 2010 (direction du volume) ; « La Beauté sur la terre » de Charles Ferdinand Ramuz, coll. Le Cippe – études littéraires, Gollion, Infolio, 2010 (cosigné avec Stéphane Pétermann) ; Vies de C. F. Ramuz, Genève, Slatkine, 2013 (cosigné avec Stéphane Pétermann) ; Gustave Roud. La Plume et le regard, Gollion, Infolio, 2015 (direction du volume avec Philippe Kaenel).

 

Une nouvelle docteure à la MSHE !

Stefani-Crabtree photoStefani CRABTREE a obtenu le 14/11/2016 un doctorat en archéologie, débuté en septembre 2012, et ayant pour sujet "Echanges, territorialité, alliance et conflit ; approche par les sciences de la complexité des données archéologiques du sud-ouest des Etats-Unis et d'une étude de cas en Languedoc (France)". Stefani, américaine, a réalisé cette thèse en co-tutelle, à la Washington State University et à l'Université de Franche-Comté (école doctorale LETS), sous la direction de Tim Kohler et François Favory (co-direction Laure Nuninger), avec des financements de la National Science Foundation, et de l'Ambassade de France aux Etats-Unis (bourse Chateaubriand). Sa recherche doctorale, qui s'intègrait dans l'ANR TransMonDyn (France ; pôle 1 de la MSHE) et le programme NSF Village Ecodynamics Project (États-Unis), a permis de mieux appréhender la question conflictuelle au sein de deux sociétés très différentes - les Gaulois du midi de la France et les Pueblos ancestraux du Mesa Verde - dans une approche comparative de processus engendrés par l'interaction entre des coalitions sociales instables au sein d'environnements dynamiques. Stefani débutera le 8 janvier 2017 un post-doctorat à la Pennsylvania State University.

 

Retour sur la journée d'étude "Place des femmes dans l'enseignement technique et scientifique"

actu20161109-retourjetudeFEMSCITEOrganisée par Laurent Heyberger (UTBM), Nathalie Joly (Agrosup Dijon) et Fabien Knittnel (UFC), cette journée s'est tenue le 3 novembre 2016 à la MSHE Ledoux. Le projet FEMSCITE* porté par les trois chercheurs a été lauréat au printemps 2016, avec cinq autres propositions, de l'appel à projets commun lancé par la MSHE Ledoux et la MSH de Dijon dans le cadre de la mise en place d'un axe transversal « Transmission, travail, pouvoirs » par la Fédération des Maisons des Sciences de l'Homme de Bourgogne et de Franche-Comté.

La journée d'étude s'est centrée sur la place des femmes dans les structures régionales d'enseignements techniques et scientifiques du XIXe au XXIe siècles. Le constat est désormais partagé : les femmes, bien que majoritaires parmi les diplômés de l'enseignement supérieur, occupent dans le monde du travail plus rarement que les hommes une place en rapport avec leur qualification. Les femmes scientifiques en particulier restent atypiques encore aujourd'hui bien que la féminisation de l'enseignement technique et scientifique commence à la fin du XIXe siècle. C'est sur cette histoire que se sont penchés les intervenants, spécialistes d'histoire bien sûr mais aussi d'économie, de sociologie ou encore des sciences de l'éducation. Le point de vue original adopté par les organisateurs a été de placer la journée sous l'angle des expériences régionales, souvent peu mises en lumière. Les chercheurs réunis ont présenté des études de cas diversifiées en termes de chronologie (du milieu du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui), en termes de structures d'enseignement (enseignement agricole, technique commercial, industriel...) et avec une dimension régionale marquée (écoles d'Angers, de Limoges, de l'Hérault, du Doubs...). Les premières communications ont notamment montré que les structures d'enseignement technique et scientifique, au XIXe et XXe siècle, lorsqu'elles s'adressent aux filles leur proposent un enseignement spécifique, en lien avec la place qu'elles occupent traditionnellement dans la société. Les dernières communications ont porté sur les années 2000. Elles ont souligné les disparités de la présence des femmes dans les filières scientifiques et les actions mises en place nationalement et localement pour contrecarrer cet état de fait. La journée d'étude s'est ainsi clôturée sur la présentation de la mission « égalité des chances » à l'UTBM.

Programme de la journée

* FEMmes, éducation, Sciences et Techniques en Bourgogne Franche-Comté

 

 

 

Parution : De l'humeur normale à la dépression en psychologie cognitive, neurosciences et psychiatrie

couverture humeur ELaurentDe l'humeur normale à la dépression en psychologie cognitive, neurosciences et psychiatrie vient de paraître aux éditions De Boeck Supérieur. L'ouvrage est coordonné par Eric Laurent, responsable des actions Oculomotricité, Cognition et processus Thymiques (OCT) et Marqueurs oculomoteurs précoces de la maladie d'Alzeimer et de la dépression au sein de la MSHE et par Pierre Vandel Professeur de psychiatrie à l'université de Franche-Comté.

 

 

4ème de couverture :

Que ce soit dans la vie privée ou dans la vie professionnelle, les concepts employés pour décrire les états affectifs sont multiples : humeur, émotion, burnout, dépression, bipolarité.

Les auteurs du présent ouvrage distinguent ces concepts et abordent les aspects théoriques et pratiques de l'humeur normale et de l'humeur pathologique. Ils présentent à la fois les déterminants de l'humeur (exercice physique, personnalité, sommeil, trauma...) et ses conséquences (addictions, motivation et effort, mouvements oculaires, perception du temps, sélection de l'information, risque suicidaire...). Ils font également le point sur les nombreuses méthodes qui permettent d'évaluer l'humeur et de prendre en charge ses pathologies : analyse des concentrations hormonales et de l'activité cardiaque, imagerie et stimulations cérébrales, pharmacologie, psychothérapie, tests neuropsychologiques ou olfactifs, vidéo-oculographie.

Le caractère interdisciplinaire de l'ouvrage est associé à une multiplicité de niveaux d'analyse (cérébral, comportemental, expérientiel, moléculaire) qui constituent autant de perspectives de compréhension et de transformation de ce processus complexe.

Les coordinateurs :

Éric Laurent est Maître de Conférences en psychologie cognitive à l'université de Franche-Comté, Directeur-adjoint du Laboratoire de psychologie (EA 3188) de l'université Bourgogne Franche-Comté et Responsable de l'Action de recherche « Oculomotricité, Cognition et processus Thymiques (OCT) » à la Maison des Sciences de l'Homme et de l'Environnement « Claude-Nicolas Ledoux », CNRS & Université Bourgogne Franche-Comté.

Pierre Vandel est Professeur de psychiatrie à l'université de Franche-Comté, Chef de service de psychiatrie de l'adulte et Coordinateur du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Franche-Comté au Centre hospitalier régional universitaire de Besançon. Il est chercheur au Laboratoire de Neurosciences (EA 481) de l'université Bourgogne Franche-Comté.

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Retour sur la Fête de la science 2016

FDS2016-actusitewebactuelLa MSHE C. N. Ledoux était présente à la Fête de la science, sur le campus de la Bouloie, du 13 au 16 octobre 2016, avec un stand tourné vers les technologies innovantes de réalité augmentée et de réalité virtuelle. Les jeudi et vendredi étaient réservés aux scolaires et le week-end ouvert à tout public. Pendant quatre jours, plusieurs centaines de visiteurs sont venus découvrir des aspects du travail de chercheur en sciences humaines et sociales à travers deux animations scientifiques.

La première était une SandBox, conçue en partenariat avec Damien Roy géomaticien au laboratoire Théma. Ce bac à sable surmonté d'une potence, équipée d'une caméra et d'un vidéoprojecteur reliés à un ordinateur, permet d'appréhender la topographie. Le public sculpte le sable dessinant monts et vallées par exemple ; ce paysage est analysé par l'ordinateur, qui en retour projette sur le sable les courbes de niveau et les couleurs propres aux cartes topographiques. Ce système de réalité augmentée réagit en temps réel aux mouvements du sable, offrant autant de vues topographiques que de reliefs dessinés. Le clou de l'animation, qui a suscité nombre d'exclamations, est la possibilité de faire pleuvoir : placer les mains au-dessous du bac à sable provoque une pluie virtuelle que l'on voit ruisseler sur le paysage sculpté.

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La seconde animation scientifique a montré les premiers usages de la réalité virtuelle en archéologie. A l'aide d'un casque de réalité virtuelle, le public – ou le chercheur – est immergé dans un environnement en trois dimensions reconstituant par exemple le sanctuaire d'Hercule à Deneuvre (Meurthe-et-Moselle), tel que le voyaient les dévots au IVè siècle*. La personne portant le casque ne perçoit alors plus rien du cadre réel dans lequel elle se trouve, si ce n'est les manettes de commande du système. Cette technologie innovante a séduit le public de la Fête de la science. Mais au-delà de son aspect ludique, elle offre des perspectives pour les recherches archéologiques. L'immersion complète dans un environnement 3D, qui va de pair avec une sensation de présence et de perception des volumes très prégnante, ouvre de nouvelles pistes pour évaluer les hypothèses de recherche à propos du fonctionnement et de la restitution des vestiges archéologiques ainsi mobilisés. La réalité virtuelle a notamment servi à suivre l'évolution d'un chantier de fouilles à Autun* (Saône-et-Loire) en 2015. A partir de photos prises avec un drone chaque semaine, les différentes étapes de fouilles ont été enregistrées et reconstituées virtuellement permettant notamment de garder une mémoire du chantier aujourd'hui fermé et recouvert.

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* Ces reconstitutions 3D ont été réalisées par Damien Vurpillot, doctorant en archéologie au laboratoire Chrono-environnement.

Le stand de la MSHE dans les médias :

L'Est Républicain dans son édition du 16 octobre 2016  consacre un article à la fête de la science dans lequel Marion Landré, ingénieure à la MSHE, présente la Sandbox.

Ecouter l'interview de Damien Vurpillot interrogé par Jérémy Querenet sur France Bleu dans l'émission C'est bon à savoir

 

Retour sur la journée d’étude « Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce »

20161007 PLecroart-ALeprince-actusiteweb actuelLa sortie du film de Xavier Dolan Juste la fin du monde, Grand Prix du Jury du festival de Cannes 2016, était l'occasion de présenter les ressources que représentent les archives de Jean-Luc Lagarce numérisées et mises en ligne dans le cadre de l'action FANUM-FC (Fonds d'Archives NUMériques de Franche-Comté) de la MSHE Ledoux. La journée d'étude, organisée par Pascal Lécroart, responsable de FANUM-FC et Alexis Leprince, doctorant de la MSHE, s'est déroulée le 7 octobre 2016 au Centre Dramatique National de Besançon devant un large public. Elle a réuni des chercheurs, spécialistes de littérature, des arts et du théâtre, mais aussi des professionnels du théâtre, de la vidéo et du cinéma qui ont accompagné Jean-Luc Lagarce dans certains de ses projets.

La journée était résolument placée sous l'angle de l'approche génétique de l'œuvre Juste la fin du monde, que le fonds Lagarce de FANUM-FC contribue à faciliter et à enrichir. Le fonds numérique d'archives Jean-Luc Lagarce est l'un des six fonds que comprend à ce jour FANUM-FC*, le plus important avec le fonds FANA danse contemporaine. Pascal Lécroart a ouvert la journée en en retraçant l'historique et les perspectives.

Les archives du dramaturge franc-comtois décédé en 1995 ont été versées à l'IMEC (Institut Mémoires de l'Edition Contemporaine) en 2007. La mise à disposition publique de ces documents papier (textes des pièces, notes, carnets, journal que tient Lagarce...) offre des possibilités d'études intéressantes mais néanmoins présente une limite : la consultation sur place des archives. En 2012, François Berreur, qui a notamment fondé avec J. L. Lagarce les éditions Les solitaires intempestifs, propose à Pascal Lécroart un projet commun afin d'assurer la numérisation et la mise en ligne des archives. Le projet reçoit immédiatement le soutien de la MSHE Ledoux et s'inscrit dans le pôle de recherche Archive, bases, corpus. Le travail commence en 2013, en collaboration avec le Centre Jacques Petit du laboratoire ELLIADD, avec la numérisation des trois dernières pièces de Lagarce** et l'ouverture d'un site internet. Depuis, le fonds ne cesse de s'enrichir. Il comprend aujourd'hui environ 5 000 documents en ligne, bientôt rejoints par d'autres en cours de numérisation (en particulier les cahiers/carnets de travail de Lagarce, ainsi que ses dossiers de mises en scène). En 2014, l'intégration du fonds Lagarce au consortium CAHIER au sein de la Très Grande Infrastructure de Recherche (TGIR) Huma-Num est une reconnaissance du travail accompli. Le consortium CAHIER soutient des projets numériques en accès libre de corpus d'auteurs, souvent du domaine public. L'originalité du fonds Lagarce est de rendre accessible à tous une œuvre récente encore protégée par le droit d'auteur. Le fonds, qui peut intéresser un large public, est d'abord destiné aux chercheurs. Il met à disposition les sources du travail génétique et offre des possibilités nouvelles d'exploitation. En effet, la numérisation des archives a obligé à revoir le classement qu'avait opéré l'IMEC des documents papier, ouvrant aussi de nouvelles perspectives d'exploration du travail créatif, qui ont été au cœur de cette journée d'étude.

20161007-Table ronde-4actusiteactuelLes premières communications présentées, centrées sur la genèse de la pièce Juste la fin du monde, ont montré comment les archives de l'auteur peuvent documenter le processus d'écriture. Les notes, cahiers, lettres autant que les versions successives du texte que donnent à voir ses brouillons mettent au jour l'écriture en train de se faire et éclairent ainsi la compréhension de l'œuvre.
Puis, les chercheurs se sont attachés à restituer le cheminement de l'auteur Lagarce d'une œuvre à l'autre, replaçant la pièce Juste la fin du monde dans un processus créatif allant du roman Les adieux – ouvrage refusé par les éditeurs et jamais publié – jusqu'au Pays lointain, par ailleurs sa dernière pièce qui récupère la matière de Juste la fin du monde. Cette approche enrichit l'analyse de l'œuvre, la caractérisation de l'écriture de Lagarce et montre un processus de création non linéaire.
Les dernières communications ont analysé le passage à la scène et à l'écran, abordant les mises en scène et adaptations cinématographiques comme autant de réalisations du texte de Lagarce. Dans cette perspective, le film de Dolan est une étape supplémentaire dans la lecture-réécriture de la pièce Juste la fin du monde.

Après les communications académiques, la journée s'est poursuivie avec la diffusion de deux films vidéo réalisés par Jean-Luc Lagarce au début des années 1990 : Portrait et Journal 1***. La table ronde qui a suivi en présence de ceux qui ont participé à ces projets a été l'occasion d'évoquer l'homme derrière l'œuvre. Puis, en soirée a été projeté la première adaptation cinématographique de la pièce Juste la fin du monde, sortie en DVD en 2009 mais jamais montrée en salle. Réalisé par Olivier Ducastel et Jacques Martineau, le film est tiré du spectacle monté à la Comédie Française en 2008, rappelant que l'auteur Lagarce est devenu un classique contemporain.

Programme de la journée

Captation vidéo de la journée par Théatre contemporain.net

 

* Fonds Paul Claudel, fonds Petit comtois, fonds documentaire Gilles Laubert, fonds d'archives numériques audiovisuelles (FANA) en danse contemporaine, fonds Claude Louis-Combet et le fonds Jean-Luc Lagarce.
** Juste la fin du monde, J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne, Le Pays lointain
*** Produits par le centre international de création vidéo Montbéliard-Belfort.

 

Ouvrage en souscription : La Fonte Ardennaise et ses marchés

1ereCouv LFA-5cmCet ouvrage écrit par Bruno Prat (directeur de la stratégie et du développement commercial du groupe LFA et chercheur associé au laboratoire des Sciences historiques de l'université de Franche-Comté) retrace l’histoire de La Fonte Ardennaise, petite fonderie artisanale fondée en 1926 devenue une entreprise d’envergure européenne au début du XXIe siècle, et met en perspective les singularités de la croissance d’une PME familiale. Plus de renseignements, rubrique Les Cahiers de la MSHE.

Pour commander l'ouvrage en souscription.

 

Acokima en lice pour le prix Economie sociale et solidaire

Acokima logoLa start-up d'ingénierie territoriale Acokima, issue de cherches menées à la MSHE Ledoux, est en lice pour remporter le prix national Economie sociale et solidaire « Impact social ». Le public a jusqu'au 15 octobre 2016 pour voter pour l'une des quinze entreprises sélectionnées.
Acokima est issue des recherches en intelligence territoriale conduites au sein du réseau INTI (International Network of territorial intelligence), coordonné par la MSHE. Elle propose des services de formation, de conseil et d'accompagnement pour aider les acteurs des territoires à élaborer, gérer et évaluer leurs projets et développer des dispositifs d'observation territoriale dans une visée de transition socio-écologique vers le développement durable. Acokima s'appuie sur une méthode d'intelligence territoriale « Catalyse », développée par le réseau INTI. Catalyse permet aux acteurs d'évaluer la pertinence, l'efficience économique et l'impact social et environnemental de leurs initiatives concertées au plan local. Acokima a été reconnue Jeune Entreprise Universitaire et Entreprise Solidaire d'Utilité Sociale. Elle a également été lauréate du prix de l'innovation French Tech.

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Ouvrage en souscription : Voyage dans l'archéologie spatiale anglo-saxonne

1ereCouv-archeo-5cmCet ouvrage dirigé par François Favory (professeur émérite d'histoire ancienne et d'archéologie gallo-romaine à l'université de Bourgogne-Franche-Comté) et Sander Van der Leeuw (professeur d'archéologie et d'anthropologie culturelle à l'Arizona State University) regroupe des articles rédigés par des archéologues et anthropologues anglais et américains dans les années 1970 et traduits ici en français. Ces articles traitent des outils conceptuels et analytiques de l'archéologie spatiale. Plus de renseignements, rubrique Les Cahiers de la MSHE.

Pour commander l'ouvrage en souscription.

 

Le projet Hidden Treasure of Rome sur Radio Campus

Valérie Taillandier et Damien Vurpillot, tous deux doctorants en archéologie au laboratoire Chrono-environnement, seront en direct sur Radio Campus le 30 septembre 2016 dans l'émission Les idées voyageuses diffusée dans le cadre de la nuit des chercheurs. Ils présenteront leur participation, début 2016 aux Etats-Unis, au projet de recherche "Hidden Treasure of Rome", menée avec le soutien de la MSHE Ledoux.


Emission Radio Campus Les idées voyageuses, 30 septembre 2016, 20h – 21h
Article de l'Actu UFC "découvrir l'histoire des céramiques romaines à l'aide de la numérisation 3D"

 

Des bornes royales réimplantées en forêt de Chailluz

Réimplantation des bornes royales de Tallenay 10.9Le 10 septembre 2016 les bénévoles de l'association ARESAC (association de recherche et d'étude des sites archéologiques comtois) ont réimplanté neuf bornes royales au bois de la Lave à Tallenay. Ce retour à leur emplacement d'origine a été rendu possible grâce à des travaux menés à la MSHE Ledoux par Daniel Daval et Catherine Fruchart, en collaboration avec la ville de Besançon et l'Office National de Forêts (ONF).

Tout commence en 2009 au cours de recherches archéologiques conduites dans le cadre d'actions de recherche de la MSHE sur la forêt de Chailluz (action LIEPPEC « lidar pour l'étude des paysages passés en contemporains » puis à partir de 2011 chantier CHEF « construction historique des espaces forestiers » de l'ODIT « observatoire des dynamiques industrielles et territoriales »). Des bornes comportant trois fleurs de lys sur une face sont alors signalées sur la commune de Châtillon-le-Duc. En 2014, la ville de Besançon et l'ONF sollicitent Daniel Daval et Catherine Fruchart, respectivement chercheur associé et doctorante à la MSHE, pour faire l'inventaire des bornes royales, les mesurer, photographier et les enregistrer sur la carte archéologique nationale.


Réimplantation des bornes royales de Tallenay 10Ces bornes délimitaient au XVIIIè siècle une parcelle forestière créée sous l'autorité du roi Louis XV. Placées dans tous les angles le long de la parcelle, les bornes marquent la limite territoriale entre la forêt de Chailluz (propriété de la ville de Besançon) et les forêts de Tallenay, Châtillon-le-Duc et Ecole-Valentin.


Les chercheurs suivent la limite parcellaire depuis l'extrémité sud-est de la commune de Bonnay jusqu'à la limite Besançon-Ecole-Châtillon et inventorient vingt bornes, aujourd'hui situées sur plusieurs propriétés privées. Mais ils sont surpris qu'aucune borne ne délimite une grande parcelle située sur la commune de Tallenay. Renseignements pris auprès des anciens de la commune, les bornes ont été retirées en 1966 par le propriétaire de la parcelle. L'association ARESAC se met alors en quête et retrouve neuf bornes royales chez un particulier. Elles ont pu être réinstallées, avec le soutien financier du propriétaire actuel du Bois de la Lave pour redonner sa cohérence à l'ensemble de la limite territoriale qui constitue un élément important du patrimoine paysager de la forêt de Chailluz.

 

Le Fonds numérique d'archives Jean-Luc Lagarce à la une

2016 10 7 journee Lagarce affiche-vignetteLe fonds numérique d'archives Jean-Luc Lagarce dans le cadre de l'action FANUM de la MSHE est à l'honneur, à l'occasion de la sortie en salle du film de Xavier Dolan Juste la fin du monde.

Le journal En direct, dans son numéro de septembre, consacre deux pages à Jean-Luc Lagarce et au travail conduit à la MSHE Ledoux autour de la numérisation de ses archives.

France 3 Franche-Comté a diffusé un sujet sur ces travaux le 20 septembre dans ses éditions du Journal régional 12/13 et 19/20.

Une journée d'études co-organisée par la MSHE aura lieu le 7 octobre sur le thème : Juste la fin du monde, des premiers brouillons à l'adaptation cinématographique.

Journal En direct

Reportage de France 3 Franche-Comté

Informations et programme de la journée d'études

 

La plate-forme GéoBFC recherche des "testeurs"

geosync logo fond blancLa plate-forme géomatique Bourgogne-Franche-Comté (GéoBFC) recherche des « testeurs », chercheurs ou étudiants travaillant avec des données spatiales, quels que soient leur discipline (géographie, archéologie, histoire, linguistique...) et leur niveau de familiarité avec les données géo-localisées. Il s'agit de tester un outil en cours de développement dont la finalité est de simplifier la chaîne opératoire allant de la production à la valorisation des données spatiales. Les moins expérimentés bénéficieront d'un accompagnement pour la création de leurs données avant de tester l'outil ge@sync

Ge@sync est un système collaboratif dont le développement a commencé fin 2014 à la MSHE C. N. Ledoux. Il se présente sous la forme d'une interface en ligne permettant d'alimenter automatiquement une Infrastructure de Données Spatiales (IDS). Une IDS est une plate-forme logicielle contenant les données spatiales et métadonnées ainsi que des outils de recherche et de visualisation. Les données sont constituées de toutes données géo-localisées, par exemple la voirie à Besançon au XIXème siècle ou les plans cadastraux géoréférencés d'une commune à l'époque napoléonienne.

Ge@sync a été initié suite à un constat de sous-exploitation des données géographiques de la plate-forme GeoBFC, s'expliquant d'une part par un manque de visibilité et d'autre part par une difficulté de synchronisation lors des mises à jour par les chercheurs. Ge@sync est basé sur les technologies libres geOrchestra et ownCloud. Sa plus-value est de proposer une approche collaborative en facilitant le partage des données et métadonnées sur Internet avec des utilisateurs virtuels. Le principe est simple : le chercheur dépose dans un Cloud connecté à geOrchestra les données qu'il a produites ou mises à jour et renseigne les métadonnées ; geOrchestra est automatiquement alimenté (sans intervention de l'administrateur) et les métadonnées sont visibles sur Internet. La mise à disposition des données elles-mêmes est en cours de réflexion, avec des accès restreints et ouverts. Le développement de ge@sync est suffisamment avancé pour que l'outil soit testé. Les retours d'expérience permettront de le finaliser et répondre au mieux aux besoins des chercheurs associés à la MSHE.

Informations sur le site GéoBFC
Contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Nouveau service proposé par la PFT : un logiciel de sauvegarde des données

thema- geomaticien-026-pLa plate-forme technologique de la MSHE met à disposition des chercheurs et des laboratoires associés à la MSHE Ledoux un service de sauvegarde des données de recherche. Fonctionnel sous Windows, Mac et Linux, le logiciel doit être installé sur chaque ordinateur. La sauvegarde est automatique dès lors que l'ordinateur est connecté à Internet (y compris hors université).

 

La Lettre du Dictionnaire, n°4

La Lettre du dictionnaire imageLe quatrième numéro de La Lettre du Dictionnaire encyclopédique de l'Opéra de septembre 2016 est disponible. Il relate l'avancement de l'action LOPERAF, du pôle de recherche "archive, bases, corpus".

 

Nouvelle chargée de communication à la MSHE

La MSHE accueille Florence Bailly à compter du 1er septembre 2016 en tant que chargée de communication. Formée à la sociologie, elle était précédemment chargée d'études à l'Observatoire de la formation et de la vie étudiante de l'UFC. Sa mission sera de faire connaître les activités de la MSHE et de participer à la diffusion des résultats de recherche. Elle sera notamment chargée de la Lettre d'information de la MSHE et des opérations de communication, et contribuera à l'actualisation du site web et à l'organisation des manifestations. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. se tient à la disposition des chercheurs associés à la MSHE pour toute action de communication.

 

L’Observatoire de la transition socio-écologique (OTSE) au Forum mondial de l’économie sociale

logo gsef2016 frLe troisième Forum mondial de l'économie sociale se tiendra du 7 au 9 septembre 2016 à Montréal. Jean-Jacques Girardot, chercheur associé à la MSHE, y présentera l'Observatoire de la transition socio-écologique (OTSE), qui s'inscrit dans le cadre de l'action de recherche ODIT au sein du pôle 1 Dynamiques territoriales de la MSHE Ledoux.

L'OTSE a pour objectif de regrouper les indicateurs et les informations utiles aux acteurs pour élaborer des analyses prospectives concernant des diagnostics de résilience des territoires, des agendas et projets de transition vers le développement durable.

Il a notamment réalisé, à titre d'exemple de diagnostic, une enquête régionale auprès des francs-comtois sur leurs représentations socio-écologiques et l'évolution de leurs comportements, dont les résultats seront présentés au Forum mondial. Tout comme sera présentée la start-up d'ingénierie territoriale Acokima, qui accompagne les acteurs des territoires avec des outils et des savoirs issus de la recherche.

Programme du Forum mondial de l'économie sociale

 

 

 

 

Formations Cnrs entreprises au traitement des données Lidar

LOGO-CNRS-Formation-entrepriseDans le cadre de CNRS formation entreprises, la MSHE Ledoux organise avec le Réseau ISA (Information Spatiale et Archéologie) une formation sur le traitement des données Lidar (light detection and ranging) et l'interprétation archéologique. Cette formation, qui se tiendra à Besançon, s'adresse aux techniciens, ingénieurs, chercheurs et professionnels de l'archéologie.

Lidar initiation au traitement de données, du 17 au 19 octobre 2016. Cette session permettra d'appréhender les potentialités et les contraintes de la technologie Lidar.

 

 

 

Retour sur l'école thématique CNRS MISAT

MISAT 2016 photo du groupeLa 4ème session de l'école thématique CNRS MISAT (Méthodes informatiques et statistiques en analyse de textes) s'est tenue du 19 au 24 juin 2016 près de Besançon. Cette formation a été co-organisée par le pôle Archive, bases, corpus de la MSHE Ledoux, le laboratoire ELLIADD (Université de Franche-Comté) et les équipes BCL (UMR 7320 CNRS-Université de Nice) et TXM (à l'initiative de la création d'une plate-forme logicielle ouverte de textométrie).
MISAT 2016 a rassemblé un public très diversifié, en termes de statut (ingénieurs, doctorants et enseignants-chercheurs), de discipline (sociologie, géographie, sciences du langage, lettres, sciences de l'information et de la communication...) et d'origine géographique (toute la France et étranger).
Pendant six jours, les 20 stagiaires ont pu approfondir leur connaissance relative aux traitements informatique et statistique de corpus textuels, grâce à un programme articulant cours théoriques et ateliers pratiques. Assurés par des chercheurs de premier plan – tels Margareta Kastberg (UFC), Jean-Marie Viprey (UFC), Virginie Lethier (UFC), Lou Burnard (University of Oxford), Jules Duchastel (UQAM), Ludovic Lebart (ENST), Damon Mayaffre (Université de Nice-CNRS), Bénédicte Pincemin et Serge Heiden (ENS de Lyon-CNRS) entre autres – les cours théoriques ont porté sur les aspects statistiques, épistémologiques et textométriques. La textométrie développe des méthodes et des techniques permettant l'analyse de grands corpus de textes. Durant les ateliers pratiques, les stagiaires ont pu acquérir une maîtrise experte de différents logiciels de référence en textométrie (TXM, Hyperbase, HyperbaseWeb, Iramuteq) présentés par leurs concepteurs et développeurs.
Les organisateurs et les formateurs de cette 4ème session ont eu le plaisir d'observer l'évolution du public par rapport aux sessions précédentes. Antérieurement, les stagiaires étaient en attente d'une initiation à l'analyse statistique de données textuelles. Ils sont désormais familiarisés avec la plupart des logiciels de textométrie et recherchent davantage des éléments théoriques et méthodologiques leur permettant d'approfondir leurs connaissances et d'accéder à une utilisation experte de ces méthodes.

 

La Lettre du Dictionnaire, n°3

La Lettre du dictionnaire imageLe troisième numéro de La Lettre du Dictionnaire encyclopédique de l'Opéra, juin 2016, est disponible ; publication réalisée dans le cadre de l'action LOPERAF, pôle 4.

 

Nouvelle publication des “Archives de l'imaginaire social” : Dompter Prométhée

1ere-couv-Promethee-petit-5cm-RVBCet ouvrage dirigé par François Jarrige, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Bourgogne et membre du Centre Georges Chevrier (UMR-CNRS 7366), propose d’étudier comment les premiers socialistes – saint-simoniens, fouriéristes ou encore communistes – ont tenté de réformer la nouvelle civilisation industrielle et technicienne pour domestiquer les machines et le changement technique. Plus de renseignements, rubrique les cahiers de la MSHE.

Pour commander l'ouvrage en ligne.

 

Gestes en éclats – Art, danse et performance

Publication, aux Presses du réel, de Gestes-en-eclats Couvcet ouvrage dirigé par Aurore DESPRES qui développe le fonds d'archives audiovisuelles en ligne FANA Danse contemporaine, dans le cadre du pôle 4 de la MSHE ; Aurore Després est maître de conférences en esthétique des arts et de la danse à l'Université de Franche-Comté (ELLIADD, EA 4661).

 

Enquête sur le Parcours Étudiant dans l’Enseignement Supérieur à Besançon

Crous 160610 parcoursPour mieux cerner les difficultés rencontrées par les étudiants qui s'inscrivent pour la première fois dans un établissement d'enseignement supérieur à Besançon, et mettre en évidence ce qui génère chez eux de l'anxiété, le Crous a lancé une grande enquête, financée par la Ville de Besançon, et conduite par la Maison des sciences de l'homme et de l'environnement C. N. Ledoux. Retrouvez un résumé de cette étude et une interview de J. J. Girardot sur le site de l'Actu de l'Université de Franche-Comté.

 

François Maquestiaux, membre junior de l'IUF.

F Maquestiaux iufFrançois Maquestiaux, professeur au laboratoire de psychologie (EA 3188) de l'université de Franche-Comté, impliqué dans les actions de la MSHE Ledoux depuis de nombreuses années et responsable de l'unité ESCCo (Expérimentations pour les Sciences du Comportement et de la Cognition) au sein de la plate-forme technologique de la MSHE, a été nommé membre junior de l'Institut universitaire de France, à compter du 1er octobre 2016, pour une durée de 5 ans.

 

Lauréats AAP TTP 2016

MSHE MSH-Dijon logos-lightDans le cadre de la Fédération des Maisons des Sciences de l'Homme de Bourgogne et de Franche-Comté, la MSHE Claude Nicolas Ledoux de Franche-Comté et la MSH de Dijon ont lancé conjointement un appel à projets destiné prioritairement à favoriser l'émergence de nouveaux projets de recherche pour alimenter l'axe transversal « Transmission, Travail, Pouvoirs » qu'elles souhaitent mettre en place. Treize projets ont été déclarés recevables et ont été soumis à une expertise externe réalisée par les personnalités des Conseils scientifiques des deux MSH. Le 29/04/2016, lors de la réunion du Comité d'orientations Scientifiques de la Fédération des MSH, six projets ont été sélectionnés et bénéficieront d'une subvention de 2 000 euros chacun.


Les projets retenus sont les suivants (par ordre alphabétique des acronymes) :

CIPPA. Circularité de l'Information entre Patients autour des Pratiques Alimentaires

DELIMMAT. Des délimitations immatérielles : représentations collectives, démarcations symboliques et dynamiques territoriales du XIVe au XXIe siècle (Bourgogne Franche-Comté, France-Suisse

FEMSCITE. FEMmes, éducation, SCIences et TEchniques en Bourgogne-Franche-Comté

PARCIT. La participation citoyenne à la prise de décision politique

RANAPY. Reconfiguration de l'Audiovoisuel à l'ère Numérique : Agences de presse et « Youtubers »

TRANSCOOP. Transmettre et coopérer dans le domaine viticole

 

Télécharger les résumés des projets.

 

« Hidden Treasure of Rome »

maa missouri-edu damienDe jeunes chercheurs de la MSHE Ledoux ont mené début 2016, aux Etats-Unis, une campagne de numérisation 3D sur un lot de céramiques romaines provenant des réserves des Musées Capitolins de Rome, en collaboration avec des universités nord-américaines.

« Hidden Treasure of Rome » est un projet pilote engagé depuis plusieurs années grâce à une collaboration historique entre l'Université du Missouri, la ville de Rome et ses Musées Capitolins, les gouvernements des deux pays, Italie et Etats-Unis, et la société américaine Enel Green Power. Il s'agit d'explorer les imposantes réserves de ces musées où plusieurs dizaines de milliers d'artefacts sont préservés sans toutefois jamais être présentés au public. Bien souvent ces objets sont issus de découvertes anciennes, et en conséquence nombre d'entre eux ne bénéficient pas d'un contexte archéologique précis. Face à ce constat et pour combler ce déficit d'informations, l'Université du Missouri, par l'intermédiaire de son musée d'Art et d'Archéologie, a suggéré l'examen de ces collections avec plusieurs techniques de pointe dont bénéficie l'archéologie aujourd'hui. Une sélection de céramiques, issues de dépôts funéraires datés entre le 5e et le 1er s. av. J.-C. et découverts à la fin du 18e siècle lors du réaménagement urbain de Rome, ont ainsi fait l'objet d'analyses chimiques par le Laboratoire d'Archéométrie du Missouri University Research Reactor. Ce dernier fait figure de pionnier pour ce type d'étude depuis bientôt 30 ans.


Le premier lot de céramiques est arrivé au musée de Columbia (Mo) fin 2014, et une soixantaine d'exemplaires ont subi deux types d'analyses chimiques : activation neutronique et spectrométrie de fluorescence des rayons X. L'objectif de ces méthodes est d'identifier un certain nombre d'éléments chimiques qui forment autant de profils permettant de constituer des groupes de matériel, et parfois d'en identifier la provenance. Les premiers résultats sont relativement encourageants mais le nombre réduit d'individus et leur lieu d'enfouissement dans une zone restreinte de Rome ne permet pas d'émettre des hypothèses très avancées pour le moment.
En complément à ces analyses chimiques les porteurs du projet, Marcello Mogetta (Assistant Professor, Roman Art and Archaeology, at Missouri University) et Alex W. Barke (Directeur du musée d'Art et d'Archéologie de Columbia (Mo)), ont souhaité étendre le champ des recherches en pratiquant des analyses de surface sur le matériel. Deux approches ont été privilégiées : le traitement RTI (Reflectance Transformation Imaging) et la numérisation 3D. L'intérêt de cette seconde méthode porte autant sur l'analyse d'infimes marques d'utilisation des objets que sur la valorisation par l'image numérique en 3D de ces incroyables objets d'époque républicaine, souvent entièrement préservés.


A cette fin, Marcello Mogetta a rassemblé une équipe pluridisciplinaire internationale composée de Laura Banducci (Assistant Professor, Greek and Roman Studies, at Carleton University in Ottawa (Canada)), spécialiste de l'étude des marques sur le mobilier céramique, Rachel Opitz et Kyle Urquhart (Center for Advanced Spatial Technologies at University of Arkansas) spécialistes des acquisitions 3D, et deux doctorants de l'Université Bourgogne Franche-Comté spécialistes dans le même domaine de compétences, Valérie Taillandier et Damien Vurpillot (rattachés au laboratoire Chrono-environnement, UFC), en partenariat avec la MSHE C. N. Ledoux.
L'utilisation des deux scanners 3D de la MSHE Ledoux, acquis sur financement de la Région Franche-Comté, s'est révélée un atout indéniable pour numériser ces artefacts à haute résolution, et ce malgré des contraintes très spécifiques : la plupart des céramiques sont de petite taille, avec un engobe noir très brillant, parfois même métallescent, ce qui est problématique pour la plupart des scanners 3D du marché. La qualité des modèles numériques obtenus avec ce matériel (scanners GOM, gamme Atos Core 185 et 80) permet par exemple d'observer la succession des marques dans le temps, avec des recoupements assez précis pour qu'on puisse en déterminer la chronologie relative.


Les premiers essais très concluants de la très récente campagne de numérisation (janvier 2016), vont permettre à la MSHE C. N. Ledoux et à l'Université Bourgogne Franche-Comté de poursuivre leur implication dans ce projet international qui vise à multiplier les analyses sur d'autres lots céramiques des réserves des Musées Capitolins dès l'an prochain.

Lire un article de la revue Hertiage Daily.

 

Parution : Clairvaux et le "Néolithique Moyen Bourguignon"

1ere-Couv-Clairvaux-petitCet ouvrage dirigé par Pierre et Anne-Marie Pétrequin, est une monographie archéologique de trois villages néolithiques du lac de Clairvaux (Jura), replacés dans le contexte social, culturel et chronologique de la première moitié du IVe millénaire av. J.-C. au nord-ouest des Alpes.

Plus de renseignements, rubrique les cahiers de la MSHE.

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ethnographiques.org, n°31

logohomeLe dernier numéro de cette revue en ligne de sciences humaines et sociales hébergée par la MSHE Ledoux, porte sur « La part de la main ».

 

Parution : Regards sur 1848

1ere-couv-petit-regards-1848Cet ouvrage dirigé par Edward Castleton, chercheur associé à la MSHE et Hervé Touboul, maître de conférences à l'Université de Franche-Comté, vise à retracer les prises de position et interprétations différentes de quelques observateurs les plus connus (Balzac, Flaubert, Hugo, etc.) de la révolution de 1848 en France.

Plus de renseignements, rubrique les cahiers de la MSHE.

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Revue ¿ Interrogations ?, N° 21

Publication du dernier numéro de la revue ¿ Interrogations ? dont la MSHE est partenaire. Coordonné par le sociologue Alain Bihr, ce numéro, dont tous les articles sont en libre accès, est consacré à l'actualité de l'extrême droite.

 

Sortie de deux ouvrages suite au colloque "Le bébé et sa famille"

bebe-sa-famille-eresAux éditions "érès"

Le bébé dans sa famille
Nouvelles solitudes des parents, nouveaux soins
1001 BB n° 144

Direction : Denis Mellier, Pierre Delion et Sylvain Missonnier

En librairie – En savoir plus

L'isolement des parents, la réduction de la famille élargie, les confrontations culturelles, la nouvelle place des soignants dans l'intimité des parents, induisent, imposent, des manières plus collectives de soin auprès du bébé et de sa famille.

Le bébé est trop souvent envisagé au regard des seules relations avec sa mère. Sans nier cet aspect, cet ouvrage aborde le bébé dans sa famille et l'influence des évolutions sociétales qui pèsent sur ses parents et leur « nouvelle solitude ». L'originalité de cet ouvrage consiste ainsi à montrer comment une telle évolution s'accompagne d'une créativité sans précédent dans l'invention de nouveaux dispositifs de soin au quotidien chez lui, à la crèche, en centre parental, en PMI, à l'hôpital, etc.

Découvrez les autres titres de la rubrique Bébés au quotidien dans la collection « 1001 BB » dirigée par Patrick Ben Soussan en suivant ce lien.

bebe-sa-famille-dunodAux éditions "Dunod"

Le bébé et sa famille
Place, identité et transformation

Direction : Denis Mellier, R.-A. Belot, D. Candilis-Huisman, P. Cuynet, A. Eiguer, D. Houzel, S. Missonnier

Voir le site de l'éditeur

 

Lire l'article du Figaro intitulé "Comment l’arrivée de bébé impacte la famille" en date du 01/06/2015

 

André Didierjean parle de son ouvrage "La madeleine et le savant"

madeleine savant couv1André DIDIERJEAN, directeur adjoint de la MSHE et professeur de psychologie cognitive à l’Université de Franche-Comté, a publié aux éditions du Seuil « La madeleine et le savant. Balade proustienne du côté de la psychologie cognitive ». Il parle de son ouvrage dans l'émission de France Inter "Ca va pas la tête".
Ecouter le podcast de l'émission en date du 30 juillet 2015.

 

Newsletter du PS-ICU

PS-ICULe second numéro de la Newsletter du PS-ICU group (Perceived Stress in Intensive Care Unit) est paru.

 

La MSHE C. N. Ledoux et les SHS en Franche-Comté

succession-clapclapA l'occasion du changement de directeur de la MSHE Ledoux, une cérémonie de succession a été organisée le 9 septembre 2015, devant un public de partenaires institutionnels et d'acteurs du monde de la recherche et du domaine socio-économique, en présence de Madame la Présidente de région Franche-Comté, de M. le représentant du Maire de Besançon, délégué à la requalification urbaine, de M. le recteur de l'académie de Besançon, chancelier des universités, et de M. le délégué régional à la recherche et à la technologie.

Jacques BAHI, Président de l'Université de Franche-Comté, a ouvert cette manifestation par un discours sur les missions et le rôle de la MSHE.
Jean-Claude DAUMAS, l'ancien directeur de la MSHE, a ensuite retracé le chemin parcouru depuis la création de la MSHE ; puis le nouveau directeur, Philippe BARRAL, a exposé sa stratégie pour les prochaines années en situant la MSHE dans le paysage de la recherche en pleine transformation.

Ecouter le discours de Jacques Bahi.

Télécharger les discours de Jean-Claude Daumas et de Philippe Barral.

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Crédits photo, MSHE C. N. Ledoux

 

Publication "Quand les socialistes inventaient l'avenir. Presse, théories et expériences 1825-1860"

9782707185914Volume collectif paru aux éditions La Découverte, réalisé sous la co-direction de chercheurs de la MSHE Ledoux, dans le cadre du projet ANR "Utopies 19" dont elle est partenaire.

 

Ouvrage " Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens"

paysage-forestierCe volume contient les Actes de la Journée d'étude organisée à Lons-le-Saunier, le 4 octobre 2014, par Franche-Bourgogne, le groupe de recherches historiques sur le comté de Bourgogne, avec le soutien du Laboratoire chrono-environnement de l'Université de Bourgogne/Franche-Comté et des Archives départementales du Jura.

L'ouvrage comporte également les contributions d'une doctorante de la MSHE (Aurore dupin) et de chercheurs développant des actions de recherche dans le cadre de la MSHE.

Télécharger le bon de souscription.

 

Publication n°20 - Le pansori : un art de la scène

1ere-Couv Pansori-petit-2Han Yumi, enseignante a consacré une thèse au pansori dont cet ouvrage Le pansori : un art de la scène, Patrimoine Coréen vivant est le fruit, à son approche théorique elle joint une pratique de traduction, de surtitrage et d'accueil de pansoris classiques et modernes.
Plus de renseignements, rubrique les cahiers de la MSHE.

Souscription jusqu'au 1er juillet 2015.
Télécharger le bon de souscription.

 

Projet immobilier de la MSHE Ledoux

Bichat petitVisionner les photographies des travaux en cours.

 

 

Lire la suite...

 

Interview radio Christine Douxami

cdVous pouvez re-écouter l'interview de Christine Douxami diffusée samedi 4 et dimanche 5 avril, lors de l'émission Eurêka sur France Bleu Besançon.

 

Interview // Documentaire "Fesman 2010, du Nord au Sud de l'Est à l'Ouest"

flyerChristine Douxami responsable de l'Axe 2 Choix culturels et politiques du Pôle 3 parle de son documentaire qui a été projeté le mercredi 8 avril 2015 à 18h30 dans l'amphithéâtre Petit à l'Université de Franche-Comté, 32 rue Mégevand.

Cette projection s'inscrit dans le cadre de ses recherches et également dans le programme des Journées de l'Art et de la Culture dans l'enseignement supérieur, présente son documentaire "Fesman 2010, du Nord au Sud de l'Est à l'Ouest",

 

Interview André Didierjean - France Inter, La tête au carré

didierJeanAndré Didierjean parle de son ouvrage "La madeleine et le savant" aux éditions du Seuil.

Ecoutez le podcast de l'émission du 20 février 2015, la tête au carré sur France Inter.

André Didierjean est professeur à l'Université de Franche-Comté et responsable du pôle “Comportements, risques, santé” de la MSHE Ledoux.

 

Parution : La scène mondiale aujourd'hui - Des formes en mouvement par Françoise Quillet

La scene mondiale aujourdhui batFrançoise quillet chercheuse à la MSHE Ledoux dans le cadre du Pôle Normes, Pratiques et Savoirs publie son premier ouvrage du CIRRAS :  La scène mondiale aujourd'hui - Des formes en mouvement aux éditions L'Harmattan Univers théâtral, février 2015, 593 pages.

Le prochain ouvrage portera sur les Formations en Arts du Spectacle.

 

Parution : Gestion et administration d’une principauté à la fin du Moyen Âge, Le comté de Bourgogne sous Jean sans Peur (1404-1419) par Sylvie Bepoix

ouvrageSylvie Bepoix est enseignante d'histoire médiévale à l'Université de Franche-Comté, docteur en histoire médiévale, agrégée d'histoire et participe à plusieurs actions du pôle 1 de la MSHE. Elle publie sa thèse Gestion et administration d’une principauté à la fin du Moyen Âge, aux éditions Brepols publishers. Elle est aussi activement impliquée dans le chantier CHEF de l'ODIT.

 

Amandine Picard - Dossier sur les chemins de l'éthique

Amandine Picard, Doctorante en droit privé de la MSHE Ledoux, a participé au dossier "Sur les chemins de l'éthique" paru dans le numéro 256 "En direct".
Lire le dossier

 

La madeleine et le savant

madeleine savant couv1André Didierjean, professeur à l'Université de Franche-Comté et responsable du pôle “Comportements, risques, santé” de la MSHE Ledoux, vient de publier aux éditions du Seuil « La madeleine et le savant. Balade proustienne du côté de la psychologie cognitive », ouvrage novateur qui jette un pont audacieux entre science et littérature. Ecouter l'interview réalisée par le service Actu de l'UFC.

 

 

Parution : Les Nourritures, Philosophie du corps politique par Corine Pelluchon

LesnourrituresCorine Pelluchon professeur à l'Université de Franche-Comté et responsable du Pôle 3 : Normes, Pratiques et Savoirs  publie un nouvel ouvrage intitulé Les Nourritures, Philosophie du corps politique paru aux éditions du Seuil.

Vous pouvez également lire son entretien dans le journal Libération ainsi que ré-écouter son entrevue à l'émission de radio "La Grande table" sur France culture.

 

Catherine Fruchart, nouvelle docteure à la MSHE

soutenance catherineCatherine Fruchart, doctorante à la MSHE, a obtenu le 8 décembre 2014 le titre de Docteur en Archéologie, mention très honorable avec les félicitations du jury. Sa thèse portait sur l'analyse spatiale et temporelle des paysages de le forêt de Chailluz (Besançon, Doubs) de l'Antiquité à nos jours, et a bénéficié d'un contrat doctoral financé par la Ville de Besançon.

 

Présentation des travaux du projet de l'ANR TransMonDyn

logo ANR-webDu 7 au 14 novembre, une délégation de 8 chercheurs, mathématicien, archéologues, historien, géomaticien, linguiste et géographes de l'équipe Transmondyn, s'est rendu à l'Université d'Etat de Washington (WSU) à Pullman (USA) pour présenter les travaux réalisés dans le cadre de ce projet ANR auprès des enseignants-chercheurs et des étudiants du département d'Anthropologie auquel sont rattachés nos collègues américains Tim Kohler et Stefani Crabtree (doctorante en co-tutelle, WSU-UFC). Lors de ce séjour 4 séminaire d'une heure ont permis d'exposer le cadre global du programme et les résultats des recherches.

Pour plus d'informations, visitez le site.
 

Newsletter PS-ICU group

PS ICU-groupESICM est la société Européenne de la médecine intensive (european society of intensive care medicine). Elle organise un congrès tous les ans et attire l'ensemble de la communauté des soins intensifs au niveau européen mais également à un niveau international. Afin créer une dynamique de travail, une newsletter PS-ICU group est désormais diffusée tous les semestres au sein du groupe de recherche du pôle 5, de l'Axe 1.

 

Mise en ligne du Fonds documentaire Gilles Laubert

fanumGilles Laubert (1950-2012) est un acteur, metteur en scène, directeur de troupe, auteur dramatique et écrivain d'origine franc-comtoise. A sa mort brutale, son oeuvre, encore essentiellement inédite, s'est trouvée dispersée. Un projet a été conduit, avec le soutien de la MSHE, pour rassembler et numériser cette oeuvre riche d'une vingtaine de titres. La plate-forme FANUM développée dans le pôle 4 de la MSHE Ledoux permet ainsi la consultation d'un fonds documentaire en libre accès présentant notamment un catalogue de l'ensemble des textes de Gilles Laubert et de son activité de metteur en scène.
http://fanum.univ-fcomte.fr/laubert/

Programme dirigé par Pascal Lécroart et réalisé par Sébastien Jacquot, au sein de l'équipe "CIMArtS" (ELLIADD EA4661, UFR SLHS).

 

Mise en ligne des archives C. Louis-Combet

fanumLa mise en ligne d'une partie des archives numérisées de Claude Louis-Combet est effective sur la plate-forme FANUM développée dans le pôle 4 de la MSHE Ledoux. Le catalogue compte 125 dossiers comprenant 20 911 folios numériques, dont 3662 font actuellement l'objet d'une mise en ligne gratuite à destination des chercheurs intéressés par la génétique des textes : http://fanum.univ-fcomte.fr/louis-combet/

Programme dirigé par France Marchal-Ninosque et réalisé par Sébastien Jaquot, au sein de l'équipe "Centre Jacques-Petit" (Elliadd EA4661, UFR SLHS).

 

Éthique de la recherche et risques humains

1ere-couv-petit-EthiqueParution du 19e ouvrage des Cahiers de la MSHE. La recherche scientifique est confrontée dans son activité même à des questions éthiques (fraudes, possibles conflits d'intérêts entre l'activité scientifique et des partenaires commerciaux, etc.). Elle rencontre aussi des questions éthiques dès lors qu'elle s'applique à des êtres humains et est alors susceptible d'entraîner des conséquences sur leur liberté ou leur sécurité. Ce n'est pas seulement la recherche biomédicale qui est ici concernée, mais toute activité de recherche dont les conséquences sont susceptibles d'affecter soit des individus, soit des populations, ce qui est le cas en psychologie et en sociologie et dans toute recherche impliquant l'utilisation de données personnelles.

L’ouvrage réunit des intervenants d’horizons différents (philosophes, économistes, juristes, sociologues), engagés dans une réflexion sur l’éthique de la recherche et l’évaluation des conséquences du développement scientifique. Il est publié sous la direction de Thierry Martin, professeur de philosophie au laboratoire Logiques de l'agir (UFC).

Cet ouvrage est disponible aux Presses universitaires de Franche-Comté (PUFC) au prix de 14 €. Télécharger le bon de souscription.

 

UniversCitéMag - 1.07.14

petrequin petitÀ écouter, sur Radio campus Besançon, l'émission consacrée à Pierre Pétrequin et à l'hommage lui ayant été rendu le 19 mai 2014 à la DRAC de Franche-Comté. Pierre Pétrequin est archéologue, impliqué dans le pôle 1 de la MSHE Ledoux (actions Jade et Jade 2).

A noter, la sortie aux Presses universitaires de Franche-Comté (PUFC), dans la collection Annales littéraires, de l'ouvrage Entre archéologie et écologie, une Préhistoire de tous les milieux. Ce recueil, édité par Rose-Marie Arbogast et Annick Richard, regroupe les témoignages d'une soixantaine de chercheurs européens ayant collaboré avec Pierre Pétrequin.